La volvo v60 en 5 questions

Mon dieu ! Mais que reste-il des Vovo break d’antan ?
Et bien pas grand chose en vérité…

Pour les nostalgiques des mythiques 740 et autre 850 break des années 90 qui qui croient encore qu’un break Volvo consiste en un bon gros parallélépipède planté sur 4 roues, capable d’avaler gosses, épagneul breton et un ou deux caribous au passage, il va falloir savoir tourner la page.

Mon dieu ! Mais alors comment transporter ma cuve à Fioul ?
Investissez dans un Massey Fergusson.

Pour ceux qui n’auraient pas vraiment saisi le sens profond du paragraphe d’introduction, le V60 n’est pas l’héritière des break géants Volvo. Elle illustre au contraire le changement de philosophie opéré par la marque suédoise. Le style est désormais clairement devenu une priorité, quitte à sacrifier l’aspect pratique qui faisait la réputation de la marque autrefois. Résultats, avec ses 320 dm3 mesurés, ce V60 n’offre pas plus de coffre que la berline S60.

Mon dieu ! Mais alors que reste t’il au V60 ?
On peut y ranger ses outils de jardinage.

Reste malgré tout des côtés pratiques pour la petite famille : plancher de coffre partiellement relevable pour bloquer les paquets, dossier de siège passager avant rabattable, qui autorise à charger des objets de 2,60 m de long. Sans oublier le dossier de place centrale arrière escamotable, pour caser skis, râteaux, pelles ou cercueils tout en conservant les deux places arrière latérales.

Mon dieu ! Mais alors plus de…
Ça commence à me gonfler vos questions qui commencent par mon dieu !

Le V60 c’est d’abord une ligne franchement réussie. Mêlant dynamisme et robustesse, il se démarque clairement de ses concurrentes outre Rhin. Sportive, la face avant reprend les codes stylistiques du XC60 mais c’est par l’arrière, très démonstratif avec ses longs feux verticaux que la V60 se présente sous son meilleur jour.

Mon dieu ! Pardon, au temps pour moi, et sinon à conduire ce V60 ?
Chaud et froid scandinave.

Dans l’habitacle on retrouve l’esprit zen et cocooning avec une présentation valorisante et une finition de haut niveau. On notera en revanche, fait inhabituel chez Volvo, une ergonomie moins aboutie, notamment à cause de trop nombreux boutons sur l’originale console centrale flottante. Sur route la suédoise souffle le froid et le chaud, si les sièges sont toujours des références, le V60 et ses suspensions se montrent un peu trop fermes.

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