La nouvelle Fiat Panda… en 5 questions

Kung-Fu Panda ? Non.
Pour beaucoup d’entre nous, la Fiat Panda c’est un CX aussi affûté qu’un moellon, un moteur de motoculteur et tout le confort d’un banc d’écolier. Mais c’est aussi, depuis ses débuts dans les années 80, un véritable symbole de robustesse, de longévité et surtout d’un coût d’achat et d’entretien très faible. Avec la sortie de la 500 best seller et fashion victime en 2005 la Panda est pourtant quelque peu tombée dans l’anonymat.

Pandi-Panda petit ourson de Chine ? Non plus.
Si elle reprend la ligne général mono-volume de la précédente génération, la Panda 3ème du nom s’en démarque par une plastique beaucoup plus soignée et surtout aguicheuse. Bouclier à grande bouche, feux arrière en position haut… Un physique moins ingrat qui n’est pas sans rappeler un C3 Picasso miniature, une touche de fun en plus. En conservant ses 5 portes la Panda préserve égalemen son côté pratique.

Pandi-Panda,on te protègera. Toujours pas non.
Malgré un gabarit qui gagne 12 cm (soit 3,65 m), la Panda reste une petite cinq-portes à vocation citadine. Elle ne renie pas sa vocation pratique comme en témoignent la banquette arrière, toujours coulissante et rabattable 2/3-1/3, ainsi que le dossier avant pouvant se mettre à l’horizontale pour recevoir les chargements longs. La largeur de la caisse gagnant 7 cm (soit 1,64 m), les passagers peuvent espérer un peu plus d’aisance aux coudes.

On arrête les jeux de mots déplorables avec Panda ? Oui merci.
A bord même constat, terminé les plastiques gris, mal ébavurés et approximativement assemblés. La Panda 3 a droit à une planche de bord bicolore au dessin original, sur laquelle sont joliment posées les élégantes commandes de clim’ auto (en option ne vous emballez pas). Même les compteurs ont fait l’objet d’un dessin soigné, avec leur graphisme moderne et leurs formes carrées aux coins arrondis.

On a toujours l’impression de piloter une 103 SP ? Non.
Au volant la Panda se faufile toujours aussi bien en ville grâce à son court rayon de braquage, et bénéficie de suspensions plus avenantes qu’auparavant, malgré un train arrière toujours sautillant. Côté moteurs la Panda revoit également sa copie avec le diesel 1.3 MJT de 75 ch qui voit son couple, auparavant bridé à 150 Nm par la boîte de vitesse, grimper à 190 Nm. Et, en plus du quatre-cylindres essence de 69 ch, apparaissent deux variantes du Twinair annoncées très sobres.

Prix estimé : à partir de 9700 euros
On aime: La présentation soignée, le côté pratique conservé, le prix
On aime moins : les moteurs encore trop bruyants

Gilles Perraud

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