Bruno Salomone

Nouvel arrivé dans les Vacances de Ducobu, il y incarne un animateur de club de vacances, ex-champion de trampoline et rival du professeur Latouche, incarné par Elie Semoun. Il nous parle de son rôle…

 

 

Pour tourner Ducobu, vous avez passé de bonnes vacances ?
Ah, tourner dans le Sud, ma région, dans cette lumière particulière, dans cette ambiance estivale – même si on travaillait beaucoup – a été un plaisir, c’est vrai… et je crois que cette énergie, ce bonheur se ressent dans le film !

Qui est Esteban, votre personnage ?
C’est un moniteur très cool, qui s’occupe des enfants et qui aime ça. Dans le passé, il a été athlète de trampoline, il a failli devenir champion mais il a échoué. C’est aussi le premier amour de Mademoiselle Rateau, qu’il va retrouver par hasard. Lorsque Philippe de Chauveron m’a proposé le rôle, il m’a dit qu’Esteban devait être chaleureux, plein d’énergie, mais avec un petit grain de folie. Alors dans certaines scènes, on se dit qu’il est quand même bizarre. Il y a quelque chose de pas net chez lui !

Cool, sportif, séducteur, il est l’exact opposé du professeur Latouche…
Oui, c’est un généreux. Quand il s’occupe des enfants, il y va à fond et on sent qu’il aime ça. Quand il fait du trampoline, il se prend pour un super héros et il donne tout. Quand il est amoureux, qu’il chante, il y met tout son cœur. Travailler tous ces aspects au service d’une personnalité à surprise est quelque chose que j’adore. Parallèlement à la dimension de folie sous-jacente que souhaitait Philippe, j’ai essayé de donner une réalité à ce personnage. Si les situations sont parfois folles, lui reste très concret. Pour l’approcher, je me suis inventé son histoire, parfois avec l’aide de Philippe. Son échec sportif, le fait qu’il soit seul, sans femme, sans attache, constituent sans doute une clé de ce qu’il est. Je l’ai vu comme un enfant qui n’a pas réussi à s’épanouir dans sa vie d’adulte et qui, comme beaucoup de gens qui fuient dans des paradis, se réfugie auprès des enfants dont il se sent proche. J’ai vraiment cherché à lui donner une base réaliste dans laquelle il fait ensuite des choses surprenantes…

Vous avez eu une préparation spécifique pour certaines scènes…
Le film me donnait l’occasion d’accomplir des choses inédites pour moi et j’aime toujours les premières fois. Essayer ce que je ne connais pas me tente. D’abord, dès qu’il faut chanter, je suis toujours partant. J’adore chanter ! Si en plus je peux chanter en italien, ça me touche étant donné mes origines siciliennes – même si ce ne sont que des origines !
J’ai bien aimé prendre des cours de trampoline. Je ne serai pas champion, certes, mais c’était un beau défi. Ce n’est pas évident du tout. D’ailleurs, je me suis bloqué le dos dès le premier cours et ils se moquaient tous de moi jusqu’à ce qu’ils essayent eux-mêmes !
J’ai effectivement dû apprendre la chanson Caruso, de Lucio Dalla, pour le film. Et pour la chanson de Ghislaine, sur la plage, j’ai dû prendre des cours de guitare parce que même si mon personnage joue faux, Philippe tenait à ce que je joue faux par moi-même !

Vous souvenez-vous de votre première scène ?
On a commencé par la scène des olympiades à la piscine, et le fait d’être avec des enfants m’a tout de suite plongé dans l’ambiance. J’ai fait de l’animation pour enfants et c’est un univers que je connais bien. En plus, à 41 ans, je suis encore très gamin… Je suis resté hyper ludique. Pour le coup, j’ai pu donner une vérité au personnage.

Vous avez beaucoup de scènes avec Joséphine de Meaux. Comment avez-vous fonctionné ?
Joséphine est surprenante. Elle est aussi à l’aise dans le registre comique que dans le drame. On a beaucoup rigolé entre les prises. Elle peut vous donner l’impression d’être sérieuse, et faire soudain un truc incroyable. Son côté imprévisible est hallucinant.

Vous avez aussi une scène mémorable avec Elie Semoun…
Nos personnages sont concurrents vis-à-vis de Mademoiselle Rateau et il n’hésite devant aucun coup bas pour la garder. Nous avons effectivement une scène et Elie y est allé à fond ! Je trouve que le fait de pousser son personnage jusqu’au bout fonctionne remarquablement. Il ne faut pas qu’il se bride en voulant rester sobre. Des comédiens comme lui, qui arrivent à être justes dans l’excès, sont d’autant plus géniaux lorsqu’ils se lâchent complètement. Cette scène m’a fait penser à LA FOLIE DES GRANDEURS. Comme c’est un personnage nerveux et hystérique, on accepte tout. C’était très drôle à jouer…

Si vous ne deviez garder qu’un seul souvenir de ce film, quel serait-il ?
Le moment où je chantais Caruso –« Te voglio bene assai, ma tanto tanto bene sai », sur la terrasse d’un petit restaurant au bord d’une falaise. On tournait tard dans la nuit, on était bien… Philippe avait l’air heureux de ce que je donnais. C’est un beau souvenir, plein de poésie.

 

Son actu, sur tous les fronts !
Les vacances, pour Bruno, c’est terminé. Ducobu à peine bouclé, il enchaîne déjà avec le tournage de la saison 5 de Fais pas ci, fais pas ça, la série à succès de France 2 mettant en scène avec humour les mésaventures quotidiennes des Lepic et les Boulay, deux familles voisines que tout oppose –goûts, culture et milieu social. Huit nouveaux épisodes seront tournés ce printemps. Dans cette saison 5, Bruno Salomone alias Denis Bouley s’installe dans son nouveau rôle –et métier- de coach avec l’ardeur qu’on lui connaît. Il a d’ailleurs tourné un spin-off en ligne, avec un faux site internet pour nous donner un aperçu de sa nouvelle vocation et offrir aux amateurs « une séance de coaching gratuit et personnalisé » (www.la-methode-denis-bouley.fr/). En juin, on le retrouvera à l’affiche d’un autre film, La Clinique de l’amour, une comédie parodique des séries médicales américaines du style Greys Anatomy, avec Helena Noguerra et Michel Aumont : il y incarnera un chirurgien pas très malin, mû par l’appât du gain. Il devrait aussi retrouver cet été, pour une comédie sur le milieu du poker, ses anciens complices de Nous Ç Nous, avec lesquels il avait fait ses débuts : Jean Dujardin serait de la partie, avec Éric Collado, Éric Massot et Emmanuel Joucla, réalisateur du film.

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