Chez Koikispass on aime faire les clowns. Mais ce qu’on aime encore plus, c’est aller chercher des Nivernais qui travaillent sans filet pour en faire tout un cirque. C’est toujours mieux que de rester comme un lion en cage. Et cette fois, on est tombés sur les maîtres du genre avec l’école Acroballe Circus… Foin des métaphores et… en piste !

L’Acroballe Circus, c’est mieux que Tintin. L’école fondée en 2005 par Bruno Laronde et Guillaume Daguin (rejoints aujourd’hui par Laura Sarmento) accueille les artistes en herbe à partir de 13 mois.

A cet âge, votre bambin, bien que « génial et précoce » n’ira pas rivaliser avec Zavatta : « Pour les petits, nous proposons de l’éveil corporel, explique Bruno, et nous travaillons beaucoup avec les personnes handicapées et des adolescents ». Parmi eux, le groupe d’élite qui, depuis six ans, est parvenu à placer 4 spectacles au Festival International du Cirque de Auch sur 150 écoles en France.

1500 élèves, une des plus grandes écoles de cirque…

Car il faut le dire, l’Acroballe Circus est un ovni : 800 élèves par semaine, des cours délocalisés dans tout le département qui réunissent entre 20 et 50 élèves, des interventions en milieu scolaire et périscolaire. Au total, on dénombre plus de 1 500 élèves dans la Nièvre… à titre de comparaison, celle de Fontenay-sous-Bois en compte 650.

… sans chapiteau ni lieu adapté…

En face de ce bilan idéal, la réalité est toute autre : « Nous sommes l’une des 5 écoles en France à ne pas avoir de lieu adapté, beaucoup se sont installées dans des anciennes usines ».

Conséquences ? Des disciplines qui ne sont pas enseignées, malgré la demande, comme la voltige aérienne et une école qui se concentre avant tout sur la jonglerie et les acrobaties : « On reste dans le cirque contemporain, qui allie l’art et la technique, la danse. Nous ne sommes pas professionnalisants et les gens viennent avant tout chercher un sport et un loisir».

Et alors quid de nos clowns ? : « C’est une discipline très longue à apprendre qui demande un jeu artistique, une synchronisation, très différente des autres disciplines ». Un jeu, qui, lors du Festival International a permis à un jeune élève de 17 ans, Benji, de récolter une standing-ovation de la part d’un millier de spectateurs. Le futur Grüss viendra peut-être de la Nièvre ?