Grace à l’orchestre symphonique des Concerts Nivernais, sous la direction de Dominique Baran, les musiques enchantées de Mozart, Grieg et Tchaïkovski vont faire souffler un vent de magie sur la scène de la Maison de la Culture de Nevers, le dimanche 25 Mars 2018 à 17 heures – Renseignements 06 10 44 25 70

En préambule, la célèbre ouverture de la Flute Enchantée du divin Mozart, puis en route pour suivre les aventures du petit galopin qu’est Peer Gynt et enfin le très connu Lac des Cygnes dont les thèmes mélodiques font de chaque tableau une source d’enchantement.

OUVERTURE DE LA FLÛTE ENCHANTÉE – MOZART

C’est au printemps de l’année 1791 que Mozart écrivit les premières esquisses de ce qui devait devenir la Zauberflöte, la Flute Enchantée. Il répondait à une commande de son ami et frère en maçonnerie Emanuel Schikaneder. Cet acteur de grand talent avait pris possession d’un théâtre des faubourgs de Vienne, le Theater « auf der Wieden » bâtiment pouvant accueillir plus de mille spectateurs. En présentant le livret au compositeur, Schikaneder souhaitait répondre au goût d’un public populaire pour les Singspiels féeriques. Ces opéras en langue allemande composés de parties chantées et de parties dialoguées, d’un caractère léger, connaissaient alors la faveur d’un public populaire. C’est dans un petit chalet attenant au théâtre que Mozart écrivit la majeure partie de La Flûte enchantée. Vers la mi-septembre Mozart réalisa l’instrumentation, le 28 septembre, il termina d’écrire l’ouverture, le 29, ce fut la répétition générale et le 30 il dirigea la première. Huit jours plus tard Mozart écrivit à sa femme : « J’arrive à l’instant de l’Opéra. Salle plus pleine que jamais. Le duetto Man und Weib, ainsi que le glockenspiel du premier acte ont été bissés comme d’habitude. Egalement au second acte, le trio des Jeunes Garçons. Mais ce qui me fait le plus de plaisir, c’est le succès par le silence. On voit très bien comme cet opéra monte de plus en plus dans l’opinion ».

Le prince Tamino a promis à la Reine de la nuit d’aller délivrer sa fille Pamina dont il est tombé amoureux et qui a été enlevée par Sarastro. Dans le royaume de ce dernier, le prince accompagné de l’oiseleur Papageno sera confronté à une série d’épreuves au terme desquelles il obtiendra la main de Pamina

Composée en dernier, à quelques jours de la création de l’opéra, l’ouverture de La Flûte Enchantée introduit l’ensemble de l’opéra. Marquée du symbole maçonnique par ses trois accords initiaux et sa tonalité de mi bémol majeur (trois bémols à la clef), elle affirme son caractère solennel dès les premières mesures mettant en exergue l’ensemble du cérémonial qui va suivre. Sur le plan instrumental, le compositeur présente l’instrument magique en faisant entendre une mélodie de flûte traversière à découvert bien avant les autres instruments à vent.

SUITES D’ORCHESTRE 1 et 2 DE PEER GYNT d’Edward GRIEG d’après le conte d’Henri IBSEN

En 1874, le poète Ibsen propose à Grieg de composer la musique de scène du conte qu’il venait d’écrire, pièce qui valut aux deux artistes une célébrité internationale. Plus tard, Grieg ne retint que 8 numéros sur les 23 initiaux pour ses deux suites d’orchestre

SUITE N°1 (15mns)

Au matin

La mort d’Ase (la mère de Peer Gynt)

La danse d’Anitra

Dans le hall du roi de la montagne

SUITE N°2 (16mns)

La plainte d’Ingrid

La danse arabe

Le retour de Peer Gynt

La chanson de Solveig

Peer Gynt n’est ni un héros ni un antihéros, c’est un personnage d’aujourd’hui, au cœur de l’actualité entre adolescence et vieillesse. Il s’imagine des vies extraordinaires, des histoires, des fables. Il rêve de reconnaissance, de grandeurs. Il lutte contre toute forme de contrainte dans la quête éperdue de ses rêves.

Vaurien, voyou, menteur sans foi ni loi, Peer Gynt fuit son village, sa mère, sa vie de paysan, son amour, déterminé à trouver ce « soi » qu’il veut être. Loin vers le Nord, en Norvège, Peer Gynt rève d’être prince, roi ou empereur mais il n’est qu’un jeune homme pressé, vaniteux et menteur qui de ses aventures, finira par comprendre qu’il possède des trésors bien plus précieux…..

Louise JOLLY, comédienne

LE LAC DES CYGNES, suite de ballet de Piotr Illich TCHAIKOWSY

Le lac des Cygnes, Casse Noisette et la Belle au Bois Dormant, les Madeleines de Proust de nombre d’entre nous…

Le premier ballet de Tchaikowsky (1840-1893) , Le lac des Cygnes composé en 1875-1876 fait partie des plus beaux ouvrages du genre, et de ceux qui figurent le plus souvent à l’affiche. Empreint d’une profonde nostalgie comme en écho à la propre expérience du compositeur où l’amour rêvé demeure impossible, Le Lac des Cygnes est le premier ballet russe qui puisse s’écouter indépendamment du spectacle et est ainsi devenue fort populaire.

Constituée de 6 mouvements, l’œuvre enchaine le début du ,2° acte, la Valse en lab, la danse des Petits Cygnes, la seconde danse de la Reine des Cygnes, la danse hongroise et le final de l’acte 2.

L’orchestration toujours claire de Tchaikowsky, son sens mélodique, l’alliage savoureux des timbres font de chacun des tableaux de ce ballet une source d’enchantement. Riche de couleurs contrastées, Le Lac des Cygnes met en valeur les instruments aigus pour leur délicatesse, leur légéreté alors que les instruments plus graves illustrent les passages plus sombres et plus dramatiques.

Jean François CORVAISIER, violon solo

Delphine LATIL, harpe solo