Exposition « Paysage Anthropique », du vendredi 23 juin au dimanche 27 août 2017, au Parc Saint-Léger, à Pougues les Eaux.

Les œuvres réunies sous le titre « Paysage Anthropique » témoignent d’une attention aux questions contemporaines environnementales mais elles prennent surtout la mesure de l’impact de l’activité humaine. Le titre détourne celui d’une exposition de Robert Smithson, « Paysage Entropique ». En introduisant ce concept issu de la thermodynamique, une fonction qui permet de mesurer la dégradation d’un système et son degré de désordre, Robert Smithson a surtout mis en évidence les effets occasionnés par le temps sur les constructions humaines. Toutes les pièces de l’exposition traitent du paysage, de la nature et d’une relation au temps, soit comme un fait objectivé, institutionnalisé ou esthétisé, soit comme un appui à des spéculations futuristes diverses. Si ces pratiques gardent une relation forte avec notre milieu naturel, elles soulignent moins la force supposée de la nature que l’impact de l’activité humaine dans les transformations environnementales. Ainsi, elles semblent prendre acte d’une nouvelle ère géologique, l’Anthropocène, où l’influence humaine aurait le même impact sur l’environnement que les fleuves, les inondations ou les érosions. Les œuvres présentées jouent de cette confrontation entre des temps courts de l’action humaine et des temps longs de la géologie, faisant de la projection dans le temps un moyen de relier le passé, le présent et le futur. Dans cette situation, l’homme n’est qu’un élément d’un écosystème en constante évolution et l’état de la terre est une mémoire de l’avenir.