Exposition Fun House du 29 Février au 17 Mai au Centre d’art Contemporain à Pougues les Eaux

Avec : Florian Bézu, Jean-Luc Blanc, Oscar Chan Yik Long, Mimosa Echard, Hendrik Hegray, Agata Ingarden, Jonathan Martin, Emilie Pitoiset, Anna Solal, bande son par Thierry Jousse. Commissariat : Cristina Ricupero.

L’exposition Fun House rassemble un groupe d’artistes issus de différentes générations mais qui ont en commun une sensibilité particulière pour créer des univers sombres et mystérieux. Dans cette perspective, ils font appel à une très grande variétés de médias : la peinture, le dessin, la sculpture, la photographie, la vidéo, le son, la performance sans oublier le tissu ou la céramique. Dépassant les contradictions et autres anachronismes, ils empruntent aux codes du cinéma (fantastique, horreur, série B et Z), de la musique pop (punk, rock, noise) ainsi qu’à la littérature (gothique, science-fiction, roman policier).

Le titre Fun House est tiré du deuxième album des Stooges qui est considéré par certains comme le meilleur album de rock de tous les temps. Pas toujours immédiatement accessible, il s’agit d’une musique déjantée qui dérape et qui laisse le spectateur abasourdi. Au delà de la frénésie de cet album, ce qui nous intéresse ici c’est l’idée même de « fun house ». On peut penser à une atmosphère proche des parcs d’attraction qui sont des lieux conçus pour l’amusement mais restent néanmoins très inquiétants. De la même manière, la maison, qui représente en principe l’abri, donc un espace qui nous protège des menaces de l’extérieur, reste, en fait, le lieu même de la peur et de l’inquiétude. En réponse à l’invitation à organiser une exposition dans cet espace, j’ai voulu, avec les artistes ici présentés, « re-habiter » cette maison. La repenser autrement, la détourner de ses habitudes. C’est la raison pour laquelle un certain nombre des pièces présentées évoquent directement l’habitat mais d’une façon plutôt décalée. Des lampadaires suspendus qui parlent ; des rideaux fantasmagoriques qui nous font entrevoir des personnages angoissants qui nous guettent ; un canapé avec des mégots délaissés « après la fête » ; des tableaux où figurent des personnages douteux ; une salle de bain revisitée… Ces propositions plongent le spectateur au cœur de mondes oniriques, fantasmagoriques et parfois absurdes. Tous ces éléments, ponctués par une bande son originale où se mélangent fragments de musique de film, de musique électronique et d’easy listening, aident à créer une certaine ambiance, à raconter une certaine histoire qui nous montrent que la maison est aussi un piège. Le parcours de l’exposition est donc conçu comme un espace où le spectateur est projeté dans une atmosphère singulière qui se dévoile progressivement. Un espace qui montre et cache à la fois mais qui, toujours, demeure énigmatique. Cristina Ricupero

Pensez à vous informer des mesures prises auprès de l'organisateur. Passez un bon été avec les bons réflexes : port du masque, lavage des mains et distance d'un mètre !