LE ROI LEAR

 Jusqu’au 12 janvier
À partir de 20h00
15,00 € à 29,00 €
Avec : Michel Aumont, Bruno Abraham-Kremer, Jean-Paul Farré, Anne Bouvier, Agathe Bonitzer, Sophie Tellier, José-Antonio Pereira, Denis D’Arcangelo, Eric Verdin, Olivier Breitman, Eric Guého, Frédéric Chevaux, Martin Guillaud, …( en cours)
Tragédie culte de William Shakespeare, Le Roi Lear est une oeuvre d’une rare densité. Un personnage mythique que l’on confie souvent comme récompense aux plus grands acteurs, le roi-fou et son fou du roi, les thèmes inépuisables de la politique, du désir, de l’erreur, de l’amour filial. Jean-Luc Revol se met au défi et s’attaque à cette montagne. Il en signe la traduction, l’adaptation et la mise en scène. Et son roi, il l’a trouvé depuis déjà plus de dix ans : Michel Aumont est Lear, c’est une évidence. Dans sa version, Jean-Luc Revol a souhaité sortir du décor de la tragédie shakespearienne classique et a transplanté l’action à la veille du krach boursier de 1929. Dans ce contexte, Lear est un magnat de la finance, à la tête d’un empire cinématographique qu’il va morceler pour ses filles. Pour la mise en scène, il s’est fortement inspiré du cinéma muet des années 20, notamment l’oeuvre du réalisateur Fritz Lang dont la quasi-totalité des films traite de la vengeance, la mort, le surhomme, la soif de pouvoir et, surtout, le double. Le grand classique théâtral de cette saison à la Maison de la Culture, à voir assurément ! Note d’intention : « Il est évident que Le Roi Lear est la plus hantée des tragédies shakespeariennes, pourtant rien d’explicitement surnaturel ou de surhumain n’intervient ici. C’est ce qui fait sa force. Pas besoin de sorcières ou de malédiction pour raconter l’histoire de ce roi et de la chute d’un monde. D’ailleurs on ne pénètre pas dans l’univers de Lear. On le contemple, horrifié, de l’extérieur, en témoin. Nous sommes face à un cataclysme humain et universel, que l’on ne peut pas arrêter. A l’inverse de La Tempête, tragédie du merveilleux, nous sommes ici dans une tragédie du désordre qui trouve sa vie même dans la démesure et l’absurde. Ce qui nous intéresse, c’est le portrait d’un homme : Lear. » Jean-Luc Revol

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