Le vendredi 3 juillet au festival l’Etang du folk :

20h RAB’Blues:

Véritable passionné de musique, acoustique, Emilien a commencé comme guitariste chanteur d’un trio de Blues Rock, les Agathe the Blouse. Les années passant, plusieurs instruments se sont ajoutés à son jeu : un tambourin au pied, un harmonica en bouche et la légendaire stomp box des One men band Blues pour en faire un véritable homme orchestre. S’influençant des grands artistes de Folk/Rock comme Xavier Rudd, Neil Young, ou Mark Knopfler, des Bluesmen de différentes époques (Robert Johnson, J.B Lenoir, Skip James, John Lee Hooker ou encore Bo Diddley), Emilien continu maintenant avec son One Man Band, Rab’Blues.

21h NIBS VAN DER SPUY:

Bonnet vissé sur la tête, Nibs van der Spuy a de fausses allures de « baba-gourou-folkeux ». Juteux mélange qui demande néanmoins de s’y intéresser de plus près. Evitons les raccourcis faciles et écoutons un peu au lieu de regarder… De 1993 et 2003, le Sud-Africain vit sa vie de musicien au sein des Landscape Prayers, groupe aux influences diverses et variées où se mêlent rythme afro sur fond de riffs celtiques. Un véritable melting-pot musical qui débouchera sur quatre albums et de nombreuses tournées… Salué par le critique, Nibs choisit l’émancipation et le voyage solitaire. C’est ainsi qu’au milieu des années 2000, Mister VDS décide de s’armer guitare à l’épaule pour partir affronter les scènes du monde, seul n’ayant pour seul compagnons, sa voix et sa « rape ». Les sorties de Beautiful Feet (2007) et A Bird in the hand (2008) marquent un tournant dans sa carrière. Tous les ingrédients sont là, un folk inspiré à la Tim Buckley (padre de feu Mr Jeff B.) au fingerpicking Cat Stevensien et une présence emprunte de spiritualité. Les voix du seigneur sont impénétrables mais elles n’ont pas de secret pour Nibs Van der Spuy qui y puise la force de continuer et de vivre sa vie tout simplement.

22h30 ELLIOTT MURPHY & BRAND :

Lorsque “Aquashow”, le tout premier album d’Elliott Murphy, sort en novembre 1973, les critiques unanimes lui réservent un accueil triomphal. On voit fleurir des articles dans des journaux aussi prestigieux que Rolling Stone, Newsweek, The New Yorker… Radios et télévisions enfoncent le clou et consacrent Elliott comme le nouveau Dylan, le nouveau Lou Reed ou le F. Scott Fitzgerald du Rock’n’roll. Ces comparaisons restent éminemment flatteuses, mais immergent notre homme dans l’habituel et réducteur jeu des comparaisons que connaissent bien des nouveaux venus. En fait, ce que fut Elliott Murphy – et surtout ce qu’il demeure contre vents et marées depuis plus de trente-cinq ans – se décline sur une riche palette d’adjectifs, de rôles et de compétences qui forcent le respect. Disons le tout de go : Murphy est avant tout cet artiste prolixe, ce compositeur-guitariste inspiré, ce chanteur charismatique, cet infatigable et authentique baladin qu’une unique carrière de plus de trente albums porta jusqu’à nous, sans compromission ni souci de séduction facile. Et aussi, sans doute, les plus français des « songwriters » USA.

00h LA MAISON TELLIER

La Maison Tellier est fondé en 2004 en Normandie par deux “frères” : Helmut et Raoul Tellier. Il réunit des musiciens évoluant dans diverses formations sous l’égide du folk-rock (pop, jazz, electro). Après avoir présenté ses morceaux sur des radios régionales, leur travail est retenu sur la compilation « Travaux Publics ». Peu après l’arrivée de trois autres frères, Léopold Tellier, Alphonse Tellier et Alexandre Tellier, le premier EP La Maison Tellier est enregistré après quelques mois d’existence et produit par Xavier Alvès. Il exprime « l’amour des harmonies vocales, des mélodies qui claquent ainsi qu’un goût prononcé pour les ambiances subtiles ». A la rentrée 2005, La Maison Tellier signe avec le label Euro-visions, pour un album éponyme qui parait en mai 2006. Fin 2007, le groupe sort son second album Second Souffle.

Samedi 4 Juillet :

20h KATI SALO & ASKO KERÄNEN :

Kati Salo est l’une des voix montantes de la scène folk d’Helsinki. Figure de proue du légendaire 22-Pistepirkko, Asko Keränen poursuit avec génie la longue et belle histoire entamée il y a plus de trente ans avec le rock indé. Fruit de leur rencontre lors de l’été 2014, ce duo électro-acoustique délicat, à la fois pastoral et interstellaire, viendra bercer les coeurs au bord de l’étang…

21h BANTAM LYONS :

I Want to be Peter Crouch, est le titre du premier EP des Bantam Lyons. Pour les étrangers à la chose footballistique, le Peter Crouch en question est un attaquant anglais dégingandé, pas franchement réputé pour son allure, ni pour son efficacité sur le terrain. Soit l’exact opposé du rock de Bantam Lyons. Dès les premières secondes de l’accrocheur When Lips Turn Purple, on est en effet happé par un clavier obsédant, une guitare bouillonnante et une montée rythmique implacable. Et l’impression est vite confirmée. Parce que le paysage sonore dessiné par les quatre Bretons est saisissant. On y croise la fulgurance mélodique des Smiths au pied d’un mur du son bâti par My Bloody Valentine. En arrière-plan, on devine les grands reliefs froids et accidentés de Mogwai.

22h30 EMILY JANE WHITE :

Née à San Francisco en 1982, Emily Jane White débute le piano très jeune, avant de se mettre à la guitare et au chant, lors de ses études à l’université de Santa Cruz où elle suit des cours de culture des mythologies. Alors que ses affinités musicales se tournent vers des auteurs-compositeurs de blues et de country ou P.J. Harvey et Nick Cave, elle forme un groupe de style punk : The Diamond Star Halos. Après ses études, elle s’installe à Bordeaux dans les années 2000. Ses apparitions sur la scène locale lui donnent alors confiance, tout en se consacrant à l’écriture et à la composition dans un état d’esprit introspectif et sombre. De retour dans sa ville natale en 2006, elle s’entoure de musiciens pour chanter ses chansons qu’elle peaufinait depuis près de cinq ans. Elle peut alors enregistrer un disque, Dark Undercoat (2008). Une des chansons, « Wild Tigers I Have Known », est écrite pour la Bande Originale du film, du même nom, du réalisateur américain Cam Archer. Produit par Gus Van Sant, il est projeté au festival du film Sundance en 2006.

00h00 H~BURNS

On l’avait connu singer-songwriter « à l’ancienne », voix-guitare acoustique, cousin français de Will Oldham et Jason Molina. Puis leader d’un groupe rugueux et enragé, parti enregistrer Off the Map, un disque d’orage électrique aux côtés de Steve Albini (Nirvana, PJ Harvey…), dans le légendaire studio Electrical, à Chicago. Mais la vérité, c’est qu’on n’avait encore rien vu. De retour avec un nouvel album, H-Burns démontre une fois de plus qu’on peut changer sans cesse, sans jamais se renier. Plus calme, plus pop, plus léché, plus californien, mais toujours aussi inquiet et mélancolique, Night Moves a été produit par le trop rare Rob Schnapf (producteur des grands disques de Beck, Elliott Smith et Guided by voices) avec la complicité de musiciens aussi prestigieux que A.A Bondy ou Troy Von Balthazar. + d’infos