Spectacle de danse “Ils n’ont rien vu” Jeudi 15 Octobre à 20h à La Maison

De Thomas Lebrun – Que reste-t-il d’Hiroshima dans la mémoire collective des jeunes générations ? Des fragments, des moments historiques, des souvenirs ?

Thomas Lebrun et ses neuf danseurs s’inspirent librement du roman et du film Hiroshima mon amour de Marguerite Duras et Alain Resnais, de leur voyage dans cette ville japonaise aujourd’hui, et de leurs différentes rencontres, pour interroger la transformation et l’effacement de la mémoire. Leur immersion dans la réalité s’est construite grâce à des échanges avec les hibakushas (les victimes des bombardements atomiques) et avec les personnes qui s’occupent du mémorial de la paix. Une discussion avec une amie de la petite Sadako (la petite fille aux mille grues, icône de la paix décédée à douze ans des suites de la bombe atomique), leur a notamment offert une rencontre unique avec de jeunes danseurs de kagura et de leur maître. Grâce à tous les regards, mots et témoignages de ceux qui ont vu et raconté la catastrophe, la compagnie est rentrée en France nourrie d’un imaginaire nouveau, d’un savoir et d’une autre vision des choses. Pour l’aider à créer ce lien mémoriel, le chorégraphe a fait appel à la plasticienne japonaise Rieko Koga, imaginant un environnement scénique mouvant pour neuf interprètes, où les parcours s’entrelacent, où le geste traditionnel réapparaît, transformé par la modernité.
Ils n’ont rien vu se termine par un extrait du témoignage, en japonais, d’Orimen Shigeko, survivante de cet événement : « Il ne faut plus jamais faire la guerre. Il faut abandonner toutes les armes nucléaires et ne plus en fabriquer. C’est notre responsabilité de préserver et de protéger la paix dont nous profitons aujourd’hui. C’est ce message que je voudrais vous transmettre ». Elle disait cela en 1990, elle avait alors 82 ans…

Pensez à vous informer des mesures prises auprès de l'organisateur. Passez un bon été avec les bons réflexes : port du masque, lavage des mains et distance d'un mètre !