Rendez vous à l’Office de Tourisme à 14h30 pour la visite guidée du Parc Thermal : Retour aux sources. 3E par personne, 5E pour 2, gratuit pour les moins de 18 ans et 2E par personne pour un groupe à partir de 10 personnes. Infos et inscription au 03.86.37.32.91

Compagnie des Eaux Minérales de Pougues et de Carabana Administration, 15 & 17 rue Auber à Paris Pougues, sources Saint-Léger et Alice, eaux de régime, des faibles et des convalescents. L’eau de la source Alice est la seule indiquée dans le traitement de la tuberculose par la récalcification.

Quelques mots sur l’origine du Parc Thermal:

« Allée des Soupirs », quel joli nom chargé de sens ! Elle était à cette époque là bordée de hauts peupliers. Mais un jour, il a bien fallu se résoudre à changer les arbres vieillissants devenus trop hauts et dangereux. Ils ont été remplacés par de jeunes essences, au nom ignoré, qui ne mettent pas à l’abri du vent et ne protègent pas encore de l’ardeur des rayons du soleil d’été. Cependant, il nous reste encore les tilleuls, adultes, élancés, torturés et tout aussi alignés, de la montée qui mène à Bellevue. Ici, le spectacle vaut le détour et s’ouvre sur le long ruban rectiligne, bordé de prairies et de champs cultivés aux couleurs variées et changeantes, qui relie la ville capitale à celle qui fait rêver : Antibes.

Artistiquement dessiné, planté de grands arbres aux essences les plus diverses, parsemé de massifs colorés et traversé de belles allées, le parc thermal de Pougues les Eaux, avec une superficie de presque dix hectares, a été aussi un lieu de prédilection pour de nombreuses Elégantes. Les baigneurs étaient particulièrement choyés par la Compagnie des Eaux. Une voiture, tirée par des chèvres, promenait ceux qui le désiraient à travers le parc thermal en partant du promenoir. Des jeux de plein air, tennis, crocket, étaient à la disposition des curistes. Un tir au pigeon fut inauguré le 23 août 1896. Il a fallu attendre le 4 mai 1973 pour que ce parc thermal devienne un site inscrit.

« Ce n’est qu’à partir de 1568 que Pougues prend son essor, grâce à ses « eaux miraculeuses », essor qui durera plus de quatre siècles.

Jean Pidoux, grand-père maternel du fabuliste La Fontaine, avait entendu parler des vertus curatives des eaux de Pougues. De tous les environs on venait à Pougues puiser l’eau qui guérissait, disait-on, de nombreuses maladies. Jean Pidoux publie en 1584 son livre « Des fontaines de Pougues en Nivernais, de leur vertu, faculté et manière d’en user ». Il indique deux fontaines près l’une de l’autre, l’une appelée Saint-Léger, l’autre Saint-Marcel. Devenu médecin du Roi de France, Jean Pidoux conseilla à Henri III, qui souffrait de coliques néphrétiques et qui se croyait « envoussé », de venir prendre les « eaux » du parc thermal de Pougues. Henri III se trouva si bien après sa cure qu’il revint en compagnie de sa mère, Catherine de Médicis, qui souffrait aussi de douleurs néphrétiques.

Catherine de Médicis fit graver sur la margelle du puits de la source Saint-Léger l’inscription en latin : « Les Rois, la Renommée ont célébré ces eaux – Buvez et vous aurez remèdes à tous vos maux » Les rois de France et l’aristocratie continuèrent à venir prendre les eaux du parc thermal de Pougues : HENRI IV, MARIE DE MÉDICIS, LOUIS XIII, GASTON D’ORLÉANS, LOUIS XIV en compagnie de Mademoiselle de FONTANGES, les filles de LOUIS XV. Marie de Gonzague (1622-1667), fille du Duc de Nevers, qui devint Reine de Pologne, fit à Pougues de fréquents séjours. A la fin du XVIIIème, le Prince de Conti vint régulièrement à Pougues. Il fit planter des tilleuls de Hollande dans l’avenue qui porte aujourd’hui son nom, et dans le Parc Chevalier. Lors d’un séjour qu’il fit en Nivernais, Jean-Jacques ROUSSEAU rendit visite à Pougues au Prince de Conti, son bienfaiteur.

+ d’infos