Depuis 2002, les bénévoles de l’association Tous ensemble dans le même bateau à Garchizy œuvrent dans la solidarité, mais avant tout celle du cœur. Sans subventions depuis ses débuts, elle permet à des adultes et enfants français ou étrangers de bénéficier de soins contre leurs cancers.

L’HUMANITAIRE AUTREMENT

Entre fausses rumeurs et vrais scandales financiers, l’humanitaire n’a pas toujours la cote. Voilà pourquoi l’association présidée par Fabienne Gitton a choisi un fonctionnement différent : « Nous mettons en relation des malades et des donateurs. Les dons ne transitent pas par l’association et nous sommes tous bénévoles ». Un lien créé en France et à l’international – Congo, Roumanie, Maroc, Gabon, Arménie… « Le cancer n’est pas raciste ! »- qui a permis à plusieurs dizaines d’enfants et d’adultes d’être soignés dans les meilleurs CHU de France : Tours, Nantes, Dijon, Paris, Villejuif, Strasbourg… « Partout où des médecins nous aident dans notre action ! » mais aussi d’agir sur place dans des conditions parfois difficiles : « Il a fallu un jour trouver un bloc et un chirurgien au Maroc, appeler des contacts en France, en Russie avec toujours la peur de ne pas réussir à temps ».

L’HUMAIN AVANT TOUT

Outre des appels aux dons versés directement aux malades, l’association organise de nombreuses manifestations pour venir en aide aux familles : billets d’avion, hébergement, voitures, meubles… ou financement d’obsèques : « Certaines familles doivent en plus de leur douleur affronter la paperasserie et des dépenses qu’ils ne peuvent pas assumer ! ». Un circuit qui repose exclusivement sur la générosité –  donateurs et bénévoles, médecins, infirmières qui assurent les soins, entreprises – et qui mise avant tout sur l’action : « Nous vivons aux côtés des malades. Nous les véhiculons, les suivons jour après jour. Nous avons un véritable lien affectif avec eux. Et on ne remplacera jamais ça en donnant de l’argent ».

QUINTÉ

Victoire ? Alexandru, jeune Roumain soigné en 2003, aujourd’hui en faculté pour devenir chirurgien. Coup de gueule ? Le décès d’une enfant qui était soignable à cause d’un visa refusé par le ministère de Brice Hortefeux. Peur ? Avoir été contrôlée au Maroc alors que j’emmenais des produits médicaux pour les dispensaires. Projet ? Mettre en place un convoi humanitaire pour le Maroc avec du petit matériel médical, des vêtements et des médicaments : il manque le camion ! Miracle ? Le don de 42 000 € d’un transporteur roumain qui a entendu notre appel via les réseaux sociaux pour l’un de ses compatriotes.