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Cécile Devautour : la demoiselle de Cosne 

Autrice-compositrice interprète et professeure de chant, Cécile Devautour est une chanteuse à part. Influencée par les rythmes latinos mais aussi le jazz, sa tessiture de mezzo-soprano donne à ses compositions un souffle original qui lui fait une place à part dans la chanson française.

Son air léger adolescente fait dire à Calogéro qu’elle a « un petit côté Michel Legrand et Demoiselle de Rochefort. » A 41 ans, Cécile Devautour n’a pas terminé sa révolution. Professeure de musicologie parce que : « Mes parents voulaient absolument que je devienne professeure, alors j’ai passé le CAPES », elle étudie à 17 ans le piano quand elle fait la rencontre de la soprano Sophie Hervé qui l’incite à étudier le chant : « Une révélation qui m’a fait accéder aux chœurs de l’opéra de Tours pour interpréter la Bohème de Puccini, le dialogue des Carmélites de Poulenc. à l’époque, il n’y avait pas les écoles de chant qui existent aujourd’hui et je n’avais pas cette confiance en mon travail. » 

Indécise

En 2015, sa chanson Pour quelles couleurs en hommage aux victimes de l’attentat du journal Charlie Hebdo marque un tournant dans sa carrière et l’entraîne dans un registre plus populaire. Celle qui chantait Indécise dans son deuxième album Petite pause (2014) ne l’est plus : « Aujourd’hui, j’ose, je m’affirme, je vais trancher et y aller ! ». Plutôt que de choisir entre la variété, le chant lyrique et la musique classique, elle crée un style à elle, melting-pot de ses influences musicales : Michel Jonasz, Brel, William Sheller ou encore Nougaro « pour les textes » ; le jazz, les chansons latines :« Quand on me demande de me classer, je réponds que je fais de la chanson française latino classique ». Celle que l’on surnomme « l’autre grande dame brune – en référence à Barbara dont elle aime « la nostalgie de l’enfance », s’inscrit dans les chanteuses à grande voix.

L’autre voie(x)

Avec son spectacle De Claudine à Colette, produit avec les chorales de Cosne-sur-Loire, Cécile Devautour exploite son autre voie(x), celle d’enseigner : « On m’a fait lire Le Blé en Herbe. J’ai encore le parfum de la glycine de son jardin». Après deux albums (Marabouts et Petite pause), la Demoiselle de Cosne veut aujourd’hui exploiter l’essentiel : « Je veux créer. Nous sommes à une époque où l’on ne crée rien, derrière des écrans, à ne plus réfléchir. Je trouve cela très inquiétant». Une façon aussi de lutter contre une angoisse particulière – et pourtant propre à tous les artistes : « J’ai toujours eu la conscience du temps qui passe… »

A écouter sur les plates-formes de téléchargement ou en concert… dès que le vent tournera !

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