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Ces nivernais qui font rayonner la Nièvre à travers le temps

à l’heure où les réseaux sociaux donnent à n’importe quel quidam son moment de gloire, Koikispass est allé chercher des vrais héros. Ceux dont on ne parle pas toujours et qui par hasard, discrètement ou sur un malentendu sont devenus les protagonistes d’un instant de la Grande histoire…

L’homme qui découvrit Victor Hugo

Clerc à Clamecy, puis libraire à Paris, Eugène Renduel (Lormes 1798- Beuvron 1874) fait la connaissance des poètes romantiques : Aloysius Bertrand, inventeur du poème en prose qui mit près de dix ans à écrire son recueil Gaspard de la nuit (publié à titre posthume) mais aussi des jeunes auteurs de l’époque… Victor Hugo, Eugène Sue, Sainte-Beuve, Alfred de Musset, Théophile Gautier… avant de se retirer dans la Nièvre en 1838 et d’y devenir fermier et maire jusqu’en 1873.

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Si vous en avez marre de devoir à chaque page internet cliquer sur “accepter les cookies” sans même les avoir lus, vous le devez à Louis Joinet (Nevers 1934 – Paris 2019). Magistrat, expert auprès de l’ONU, conseiller des premiers Ministres de Mitterrand,
il fonde le Syndicat de la Magistrature en 1968 mais aussi la Loi Informatique et libertés dans les années 70, bien avant que l’informatique n’envahisse les foyers… Il avait aussi fondé l’Association des magistrats allergiques aux décorations !

L’occasion qui fait le maçon

C’est parce qu’il devait construire un pont avec des piles émergées que Louis Vicat (Nevers 1786 – Grenoble 1861) étudia la prise de la chaux en milieu humide. En faisant cette étude, il comprit que la quantité d’eau garantissait la tenue du ciment. Et comme il était bien parti, il inventa le ciment artificiel, acheva le pont de Souillac qui entre alors dans l’histoire comme la première construction au monde réalisée avec du ciment artificiel. Puis Louis rentre chez lui, sans déposer le brevet. La France reconnaissante, lui attribuera par proposition de loi une rente de compensation.

L’appât loin de nos villes, de nos villages

Albert Drachkovitch (Belgrade 1928) vit à Garchy depuis 1939 et depuis 1951 du succès de ses toiles. à ses heures perdues, Albert pêche le carnassier et utilise alors un petit poisson mort que l’on agite pour attirer les gros poissons (comme les paradis fiscaux). Cette invention réalisée en bord de Loire a depuis fait le tour du monde et le système Drachko reste indétrônable depuis les années 80.

Le père d’Evelyne Dhéliat

Bien avant le téléphone portable existait un drôle de système, le télégraphe. Et si l’on doit le télégraphe moderne à Samuel Morse, c’est à Hippolyte Marié-Davy (Clamecy 1820 – Dorceny 1893) que l’on doit la pile qui porte son nom et qui fut utilisée par tous les systèmes télégraphiques. Médecin de formation, Hippo est surtout l’inventeur du périscope mais fut aussi le premier à utiliser les données météo (de l’observatoire de Montsouris) pour prévoir
le temps qu’il fera… Une découverte qui lui vaudra de devenir chef du service météorologique international en 1863.

La Louise Michel Made
in Nièvre

Bien avant le téléphone portable existait un drôle de système, le télégraphe. Et si l’on doit le télégraphe moderne à Samuel Morse, c’est à Hippolyte Marié-Davy (Clamecy 1820 – Dorceny 1893) que l’on doit la pile qui porte son nom et qui fut utilisée par tous les systèmes télégraphiques. Médecin de formation, Hippo est surtout l’inventeur du périscope mais fut aussi le premier à utiliser les données météo (de l’observatoire de Montsouris) pour prévoir
le temps qu’il fera… Une découverte qui lui vaudra de devenir chef du service météorologique international en 1863.

Médecin malgré lui

Accusé d’avoir ourdi un complot contre l’Empereur Napoléon III, Jules Antoine Moilin dit Tony Moilin (Cosne-sur-Loire 1832- Paris 1871) aurait pu faire une brillante carrière de médecin auprès de Claude Bernard auprès de qui il s’était illustré lors de l’épidémie de Choléra de 1865 et par son dévouement pour les pauvres. Mais cet acte lui vaut d’être condamné en août 1870 à cinq ans de prison. L’Empire s’écroulant un mois plus tard, il est libéré. Voulant toujours être auprès des plus pauvres, il devient chirurgien lors de la Commune de Paris puis maire du 6e arrondissement l’espace de quelques jours avant d’être arrêté le 27 mai puis fusillé au Jardin du Luxembourg le 28.

Sacré Gus !

Poète et chansonnier Républicain quand ce n’était pas vraiment la mode, Gustave Mathieu (Nevers 1808 – Bois le Roi 1877) fut de toutes les révolutions : la poésie satirique dans son cabaret presque clandestin appelé Jean Raisin, les barricades de 1848 puis la Commune de Paris en 1872 qui lui valut de se mettre au vert. Il s’incarne tant dans la République que sa tombe est ornée d’un coq en bronze où est inscrit : « Quand ce coq chantera, Mathieu ressuscitera ». Jules Vallès le met en scène dans son roman L’Insurgé.

Mariage plus vieille, mariage d’oseille

Jules Jaluzot (Corvol L’orgueilleux 1834 – Paris 1916), vendeur au Bon Marché devient en 1865 le fondateur des magasins Au Printemps “Premier magasin entièrement électrifié”
et l’inventeur des soldes. Car c’est en épousant une cliente, Augustine Figeac (1821 – 1883), comédienne à la Comédie Française qu’il empoche une dot de 300 000 francs. Pas très féministe pour celui qui fut le créateur du magasin de l’élégance, du luxe et de la beauté…

L’inventeur de l’ascenseur

C’est en voyant s’écraser plusieurs mineurs à La Machine après la rupture d’un câble que Jean-Baptiste Machecourt (La Machine
1803 – 1865) eut l’idée de mettre au point en 1845 un système destiné à arrêter la cage en cas d’accident : le parachute. N’ayant pas déposé son brevet, c’est un certain Esha Otis qui lui ravit l’invention, la présente aux Etats-Unis et devient alors l’inspirateur d’une des plus grosses multinationales exploitant les ascenseurs : la société OTIS.

Plagny fait de la Résistance

Si aujourd’hui certains mettent de l’huile de friture dans leur diesel, les agriculteurs des années 20 mettaient eux des mélanges d’essence et de gasoil, face à une essence très chère. C’est de ce constat qu’un mécano de Plagny, Louis Libault (Nevers 1893) mit au point d’abord le Carburtou en 1925 qui permettait de ne rouler qu’au gasoil, puis en 1936, le Gazauto, un système d’alimentation des moteurs par charbon (une des versions du gazogène). Coup du destin, quatre ans plus tard, pendant la guerre, seuls les moteurs au gazogène sont autorisés à circuler. Le petit mécano de Plagny finit donc à la tête d’un empire reconnu dans le monde entier qui, devant la tâche finit même par franchiser plusieurs fabricants. Après la guerre, le retour du pétrole sonne le glas de l’invention de Libault qui redevient mécano agricole.

Du pain pourri sur Laplanche

Moine bénédictin, puis vicaire de la Nièvre, la Révolution va offrir à Jacques Léonard Goyre-Laplanche (Nevers 1855- Salbris 1817) une occasion de faire surgir toute sa perversité. Celui de l’anticléricalisme et de l’horreur. Élu Député, il vote la mort de Louis XVI. Nommé représentant du peuple, il se vante de massacrer “les prêtres comme autant de vers rongeurs et fléaux de la société” et fait fusiller 800 vendéens le 21 Novembre 1793. Arrêté pour abus de pouvoir, il est amnistié par la Convention.

L’inventeur du mobile

C’est en étudiant les travaux de Copernic (qui considérait le soleil comme centre de l’univers et non plus la terre) que Jean Pigeon d’Osangis (Donzy 1654 – Paris 1739), mécanicien, construisit les premières sphères mouvantes destinées à un usage pédagogique, qui donnèrent plus tard les mobiles accrochés au-dessus du berceau de vos marmots, avec une musique niaise.

Souviens-toi Barbara

Si l’on garde en mémoire le nom de Annie Hervé née Annie Noël (Château-Chinon 1917 – Paris 1995), c’est d’abord parce qu’elle fut une résistante courageuse qui fit évader 24 prisonniers
du Palais de Justice de Paris dont son mari, le journaliste et homme politique Pierre Hervé. Dans la nuit du 8 au 9 juillet 1941 avant d’être arrêtée et déportée en 1944. Mais aussi parce
que c’est pour lui rendre hommage que Jacques Prévert écrivit le poème Barbara.

Le Gagarine de la Nièvre

à l’instar de son homologue russe Youri Gagarine 174 ans plus tard, André Giroud de la Villette (Clamecy 1752 – Paris 1787) réalisa le premier vol habité à bord… d’une montgolfière le 19 octobre 1783 aux côtés de Jean-François Pilâtre de Rozier. Cet événement fait donc de lui l’un des deux premiers aéronautes de l’histoire.

Ça bouge avec la Poste

René Plard (Nevers 1888 – Troyes 1945), enfant pauvre,
René devient imprimeur, puis entre à la Société Générale
à Nevers, puis aux PTT. C’est là que, socialiste clandestin, il anime l’Association générale des agents des PTT, ancêtre du puissant syndicat des PTT créé en 1918 qui faillit notamment renverser Clémenceau après les grèves de 1908. Limogé après la guerre, il devient alors avocat, l’un des pionniers du Parti communiste Français et terminera sa carrière comme Député et Maire de Troyes. Absent lors
du vote des pleins pouvoirs à Pétain, il est démissionné.

Un cordonnier mal chaussé

Au milieu des années 50 et contre l’avis de ses copains, Louis Pouzin (Chantenay-Saint-Imbert 1931) intègre la société Bull, l’une des premières à travailler sur l’ordinateur (qui prend alors une pièce entière). C’est en inventant le datagramme (paquet de données dans un réseau informatique) qu’il permet l’échange de données informatiques ou de télécommunication et invente… Internet, donc les zones blanches. Malheureusement la Nièvre n’a gardé que les zones blanches…

Double championne

Être doyenne des Français est déjà exceptionnel. Mais l’être deux fois l’est encore plus. Décédée en 2015 à l’âge de 114 ans, Olympe Amaury (Tracy-sur-Loire 1901- Amilly 2015) avait été déclarée doyenne en juillet 2013 après le décès de Suzanne Burrier, avant que l’on ne découvre Marie Brudieux, qui avait trois mois de plus qu’elle. C’est après que Marie, le 2 avril 2015, passa l’arme à gauche qu’Olympe put savourer son titre… 40 jours.

Paul Jourdier

Paul Jourdier (Nevers 1907 – Neuilly-sur-Seine 1995), fit remporter à la France libre son premier succès militaire à Umbrega en 1941 où il dirige la dernière charge au sabre de l’histoire de la Cavalerie française. à ce titre, il est l’un des trente premiers compagnons de la Libération par décret du 1er février 1941.

Henri Bouquillard

Henry Bouquillard (Nevers 1908- Londres 1941), l’une des premières figures des Forces aériennes françaises libres, abattu au-dessus de Londres. Romain Gary lui rend hommage dans La promesse de l’aube : « Il n’a pas sa rue à Paris mais pour moi, toutes les rues de France portent son nom ».

Charles Hector-Jacquinot

Charles Hector Jacquinot (Nevers 1796-Toulon 1879) accompagna en tant qu’officier de marine français, Jules Dumont d’Urville lors de son expédition en Antarctique qui donna son nom au Mont Jacquinot.

Roger Bricoux

Roger Bricoux (Cosne-sur-Loire 1891 – SRS Titanic 1912). Agé de 21 ans,
il est le seul musicien français parmi les huit de l’orchestre du Titanic. Dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, il joue, selon la légende, jusqu’à ce que le bateau sombre. Déclaré déserteur en 1913, il faudra attendre l’an 2000 pour que le Tribunal de Grande Instance de Nevers fasse inscrire sur son acte de naissance la mention : « Par jugement rendu le 11 août 2000, la Chambre de la Famille du Tribunal de Grande Instance de Nevers a dit que l’intéressé, membre de l’équipage du Titanic, est décédé en mer, dans la nuit du 14 au 15 avril 1912. »