Bien que discret, le concours de robotique destiné aux jeunes First Lego League est une institution internationale présente dans 80 pays qui fait s’affronter 200 000 petits génies entre 9 et 16 ans et dont le siège français est à… Nevers (cocorico). Un hasard ? Non. La FLL a simplement suivi celui qui a permis à la France de s’inscrire dans ce prestigieux concours : Erwan Gallée.

Le jour, Erwan Gallée est responsable des  activités scientifiques à l’association Medio, une association indépendante qui gère notamment les centres sociaux et de loisirs de Nevers. Mais dans un coin de son cerveau, Erwan est surtout un scientifique, ancien membre de l’association Planète Science : « Après dix ans passés à Planète Science, je suis venu à Nevers. Planète Science ne souhaitait pas organiser le challenge FLL qui faisait doublon avec leur coupe de France de robotique. ». Alors pour qu’elle ne s’éteigne pas, Erwan Gallée a emmené dans sa valise la FLL, obtenu de signer une convention avec la marque des briques LEGO qui a notamment conçu une brique programmable qui permet de donner des infos et de récupérer des données sur des robots fabriqués avec les LEGO MINDSTORMS. Et tout cela, fort de quelques soutiens : « Les enseignants sont venus me voir et m’ont demandé de faire perdurer la FLL. Il y a un véritable engouement dans la Nièvre qui possède 6 équipes sur les 60 nationales ».

Nevers au cœur d’une compétition nationale

Chaque année, Nevers accueille donc en janvier le challenge national qui réunit 60 équipes et sélectionne celles qui participeront aux concours internationaux. Cette année, quatre dont deux nivernaises des collèges Victor Hugo et Henri Wallon parties concourir début juillet à Fayettville (Caroline du Nord, USA)
et Sidney (Australie). L’ambition ? «  Réunir une centaine d’équipes pour
2017, trouver un lieu plus grand et organiser des rencontres nationales et plus largement aussi puisque la Wallonie (Belgique) souhaite faire concourir une équipe pour le championnat de France »
.

L’ambition : faire concourir une équipe pour le championnat de France

Peut-être plus pour longtemps…

Mais voilà, le nerf de la guerre c’est la communication et… l’argent. Cette année, la FLL doit renouveler sa convention avec la marque LEGO mais l’avenir est incertain : « Les financements publics ont baissé. Pour trouver d’autres financements, il faut se déplacer. Pour se déplacer il faut des financements. C’est le cercle vicieux ». Si Erwan Gallée tente de « taper » du côté des géants de l’industrie comme Google, il est aussi à la recherche de mécènes privés pour faire perdurer cette compétition qui forme avant tout nos cerveaux de demain. Avis à ceux qui pour éviter la légendaire fuite des cerveaux n’auraient pas pour solution de les empêcher de se former…