Prof de gym efféminé de la série Les filles d’à côté, co-animateur du Juste Prix avec Lagaf’ ou candidat de Danse avec les stars mais aussi coprésentateur de Splash, le grand plongeon, Gérard Vivès est une figure intergénérationelle sur le petit écran comme à la campagne. Une empathie qu’il cultive aujourd’hui au domaine de la Vernée, à Garchizy, dont il est propriétaire et qu’il veut avant tout « ouvert à tous ».

En arrivant à La Vernée après avoir visité bon nombre de propriétés en France, Gérard Vivès a eu un véritable coup de foudre : « Regarde ça, c’est ce que j’ai vu en arrivant, j’ai craqué !». Trois ans après son rachat, le domaine de La Vernée construit au début du XIXème siècle par un industriel russe est encore en travaux et Gérard en habit de bricolage : « Je travaille tout le temps, jamais de jours de congés parce que j’ai peur de l’inactivité, et depuis que je suis ici, j’ai une multitude d’idées qui se bousculent pour ce domaine ». Ancien Centre d’Aide par le Travail, c’est son projet de reconversion pour le domaine qui a convaincu les vendeurs : faire de La Vernée un lieu de rencontre, réaménager les dépendances pour les mettre à disposition des associations, des particuliers :

Ce que je veux c’est que ce lieu vive. Peu importe que ce soient des fêtes privées, de grosses ou de petites associations.

« J’offre d’abord un cadre, un environnement inhabituel. Avec les associations, on fait un deal. Si ça marche, on partage ensemble le bénéfice de la manifestation. Si ça ne marche pas, on y perd eux et moi. C’est une sorte de coprod ! »

Un homme dans son environnement

L’environnement, c’est à la tronçonneuse qu’il le façonne : « Tailler les arbres à un mètre du sol pour offrir une perspective, retirer tout ce qui a été aménagé par la main de l’homme pour retrouver une harmonie naturelle ». Du côté des dépendances, des chambres d’hôtes et l’aménagement de salles pouvant accueillir jusqu’à 400 personnes et même… des voitures pour des show-room ; une cuisine entièrement équipée à l’instar des plus grands restaurants.

L’outil est là et les idées ne manquent pas :  salon de la BD (son  neveu Bastien Vivès est une des étoiles montantes du genre), et un salon du jeu vidéo, plusieurs fois par an, dont le premier se déroulera les 14 et 15 mai prochains, avec une ambition née de son expérience de père : «  Je veux que l’on passe du virtuel au réel. Que lorsqu’un gosse fait une mi-temps sur FIFA, il aille aussi taper dans un ballon et retrouver le goût du jeu en commun ».

On s’en fout de la vie de Gérard Vivès

L’échange, c’est peut-être ce qui marque le plus la personnalité de Gérard Vivès :
« On peut tout proposer ici.  Ce que je veux c’est que les gens viennent ici pratiquer une activité, culturelle, sportive, ludique dans un lieu inhabituel où ils se sentent bien et apporter mon aide et ma contribution  »

Alors vous me direz : « C’est un portrait de Gérard Vivès et on parle de la Vernée ! ». Oui parce qu’à La Vernée, l’homme est dans son élément et lorsqu’on aborde sa carrière à la télévision, puisqu’en presque deux heures il n’y a pas fait une seule fois allusion, sa seule réponse est : « On s’en fout de la vie de Gérard Vivès, ce qui compte c’est ce que l’on fera demain et ensemble. Les gens viendront dans un endroit sympa et ouvert pour tout le monde, pas voir le type de la télé dans sa propriété ».