Le cinéma a ses César, le théâtre ses Molière, la musique ses Victoires. Chez Koikispass aussi, nous avons notre prénom et notre cérémonie (garantie sans Polanski ni Foresti) : la Cérémonie des “Rosies”, du nom de Rosie la Riveteuse, qui récompense pour la première fois les Nivernaises qui font parler de “cheu nous”.

Rosie la Riveteuse

Icône de la pop culture & emblème féministe
Bandana rouge et bleu de travail, Rosie symbolise d’abord les 6 millions d’américaines qui ont œuvré à l’effort de guerre, pour devenir par la suite une icône féministe. We can do it !

Florence Marquis

Directrice du Charolais France & du Herd Book Charolais

Rosie bien saignant

Dans un univers masculin à 99%, Florence Marquis, ingénieure agronome de formation, est la seule femme à diriger un organisme de sélection de races parmi les 17 existantes en France et pas le moindre : la première race à viande, le Charolais, au travers du Herd Book Charolais basé à Magny-Cours. Passionnée par l’élevage, petite-fille d’éleveurs et femme de terrain – avant tout – elle est revenue à ses amours agricoles après avoir travaillé notamment pour le laboratoire Moët et Chandon. Trophée d’or des femmes de l’économie en 2018, Florence Marquis est depuis 2013  en charge de développer et défendre not’bonne vieille race locale à l’international et de veiller à la sauvegarde de la qualité bouchère du bœuf blanc. Et chez Koikispass, on aime la bonne bouffe !

Genia Oboeuf

Matricule 42570

Rosie du courage

Génia Oboeuf a 97 ans. Déjà en soit, c’est assez remarquable, même si elle n’y peut rien. Mais cette Nivernaise d’adoption née à Varsovie a surtout une histoire exceptionnelle. Arrêtée en 1943 après avoir fui la Pologne via l’Ariège, elle passera deux ans dans le block 10 du camp d’Auschwitz, celui des expérimentations sur la stérilisation, cobaye sous le numéro 42570.

Aujourd’hui elle est la dernière déportée du département, l’une des 400 dernières rescapées d’Auschwitz encore vivantes pour témoigner. Depuis les années 60, elle n’a cessé de sillonner la France et depuis quelques années, la Nièvre dans les écoles, collèges et lycées pour témoigner de son expérience, de son optimisme et inciter à ne pas oublier que la fraternité ce n’est pas qu’un slogan, on est tous du même patrimoine génétique les gars…

Françoise Ducourtioux

La figure des Z’arts de rue

Rosie de la fêtarde

L’Olympia a Coquatrix. Nevers a Ducourtioux. Grande ordonnatrice du festival les Zaccros d’ma rue, Françoise Ducourtioux, directrice artistique de l’association “A la rue” a donné à Nevers ses lettres de noblesse en matière d’arts de rue.

Créé en 1999 pour remplacer le festival Théâtre en stock (1990-1999), les Zaccros d’ma rue – qui doit son nom à un plat d’acras servi au Gai Rivage à l’occasion d’une réunion de création – a très vite trouvé ses marques et surtout son public. En cause, une programmation variée, adossée à des spectacles inédits coproduits par l’association “A la rue”, et une directrice artistique qui n’hésite pas à tracer les chemins pour aller, toujours, à la découverte de nouvelles scènes. Beaucoup de travail à Nevers mais aussi sur l’agglomération, pendant une semaine (début juillet) et tout le reste de l’année, mais le résultat est là : 55 000 personnes sont venues souffler les 20 bougies d’un festival de rue devenu indissociable de la Cité Ducale mais aussi de son visage emblématique.

Roselyne Bachelot

La Gaston Lagaffe de la politique

Rosie de l’impromptu

Dans les comiques, il y a les anciens avocats comme Caroline Vigneaux, mais rarement des anciens politiques, excepté le cas de Jean-Louis Debré qui, derrière ses airs un peu péteux est un esprit brillant et drôle. Mais dans la Nièvre on a surtout Roselyne ! Et on l’aime Roselyne parce qu’elle défriche un peu la politique.

Après avoir inondé les plateaux télé – notamment dans Les Grosses Têtes en digne concurrente de Sibeth N’Diaye – “La moitié du nuage d’ozone sur Paris est d’origine anglaise ou allemande”. Ou encore “Le bobsleigh, c’est comme l’amour : on hésite au début, on trouve cela très bien pendant et on regrette que cela soit déjà terminé après” – s’être attaquée à la garde-robe de la Queen Elisabeth, Roselyne – qui avait pourtant juré qu’on ne l’y reprendrait plus – est retournée dans la marmite du gouvernement au poste de Ministre de la Culture. Toujours là où on ne s’y attend pas !

Valérie Dagueneau

Vigneronne d’arrière grand-mère en arrière-petite fille

Rosie sans modération

Valérie Dagueneau est LA femme que tout épicurien se doit d’avoir dans ses amies. En digne arrière-petite fille de “La Léontine”, vigneronne réputée pour son travail d’aplomb à la fin du 19e siècle, Valérie Dagueneau après quelques décennies de direction salique (de son non moins célèbre Père Serge Dagueneau) continue de perpétuer la fabrication de flacons que le monde entier nous envie : le Pouilly-Fumé mais aussi le Pouilly-sur-Loire “La centenaire”, produit à partir d’un Chasselas aux ceps vénérables. Depuis les 2 hectares de “La Léontine” jusqu’aux 17 hectares de “La Valérie”, les vins issus d’un raisin produit sur le terroir des “terres blanches” – mélange de boues et de petites huîtres fossilisées du kimméridgien – environ 150 millions d’années.

Carole Georges

La faïence de Nevers à la dynamite

Rosie double noeud

Quand on s’appelle Georges à Nevers et que l’on descend d’une famille ancrée dans la tradition de la faïence on peut choisir d’enfiler le costume de gardien des traditions et rester bien sage. Ou décider, comme Carole Georges, d’exploser les codes et considérer que la tradition signifie durer et créer sans copier le passé mais en prenant ce qu’il a de mieux pour aller de l’avant.

Et à voir le nombre de faïenciers disparus, dont des familles séculaires, et la notoriété mondiale des faïenceries Georges, on se dit que Carole a bien fait de dessiner des pylônes électriques ou des toits de Paris – merveilleuse série! – plutôt que des mecs en culotte avec des fleurs partout. Ducasse – le grand chef étoilé – a choisi des faïences de Georges pour ses restaurants au Japon. Conclusion ? La tradition, ça n’a de bon que si ça rime avec innovation…

Florence Vard

Court après le cancer et lui casse la figure

Rosie fast and furious

Même si le combat est ardu, Florence Vard conserve toujours son immense sourire et ses jambes alertes. Sans doute la raison pour laquelle depuis des années, cette ancienne infirmière, devenue enseignante en BAC Pro a su fédérer ses élèves pour les emmener avec elle sur le chemin d’un long combat : la lutte contre le cancer à travers l’association “Foutu cancer 58” qui organise des événements pour récolter des fonds. Ces fonds financent ensuite des séjours pour aider des femmes et des hommes à se mettre au vert quelques jours, histoire de se ressourcer, mais aussi des événements : ateliers peintures, course à pied, course à pied (deux fois oui, car Florence est une athlète passionnée qui participe à nombre de marathons) et le désormais célèbre Dîner Rose, une variante du Dîner Blanc de Barclay mais sans les stars, sans la cocaïne et avec un objectif un peu plus altruiste. Signe que Florence Vard est un étoile montante de l’humanisme, elle a reçu le 27 mars dernier l’insigne de Chevalier dans l’Ordre national du Mérite !

Marguerite Michel

De plumes et d’écrans

Rosie de la Rosie lettrée

Depuis 35 ans, l’indétrônable Présidente de “Traits d’Union 58” à Cosne-sur-Loire n’en finit pas de servir la culture. “Salon du Livre de l’Oeil et la plume”, “Festival des Avants-premières” à l’automne (dont la marraine est Catherine Deneuve), ou le festival cinématographique “Regards sur @illeurs”, consacré au voyage… tout cela ponctué d’animations tout au long de l’année. Et si les débuts ont été hasardeux, nés d’une simple envie sans vraiment trop de contacts dans le “milieu”, Marguerite Michel a su se faire une place dans l’édition et le cinéma, et son nom est aujourd’hui devenu synonyme de qualité et d’événements. Si elle revendique de “ne pas se laisser faire”, après 35 ans au service du livre et de l’image, elle a su conserver sa curiosité et se faire l’artisan des découvertes, permettant au Salon du Livre ou au Festival des Avants-premières de devenir incontournables dans tout parcours artistique des trente dernières années. Malgré sa nomination au rang de Chevalier dans l’ordre national du Mérite en 2012, Marguerite Michel continue de se considérer avant tout comme “une gestionnaire qui est là pour régler les affaires courantes”…

Dominique Houard

Méfiez-vous des apparences !

Rosie de l’illusion

Jules Renard l’avait dit : Il faut avoir de grosses illusions bien grasses : on a moins de peine à les nourrir. Dominique Houard en a fait une carrière. Derrière ses peintures à l’huile ou pastel en trompe-l’oeil, une vie d’illusions : celle de devenir peintre sans avoir fait les Beaux-Arts, celle de s’inscrire dans la lignée de ses pairs –Jacques Poirier ou Cadiou–  et de faire du double sens –et du rébus– le socle de son œuvre.

27 ans après son premier tableau « L’ex-posé », Dominique Houard est aujourd’hui Maître Pastelliste, classée dans les 20 peintres en trompe-l’oeil qui comptent sur la scène internationale. Et si c’est à Garchy, dans la Nièvre, qu’elle a choisi de vivre et de travailler, dans LE lieu dit-elle, qui lui était prédestiné, c’est sur les cimaises du monde entier, aux côté de Miro, Picasso ou Rembrandt que ses toiles jouant sans cesse sur l’illusoire trouvent leur place : Chine, États-Unis, Angleterre, Allemagne… La preuve qu’en berçant ses illusions, on peut conquérir le monde.

Charlotte Savignat

Designer du bien-être

Rosie de la convivialité

Avec pour slogan Soyez intrépide, soyez convivial ! Charlotte Savignat affiche les couleurs de ses créations : exit le design mal compris, bobo, froid, conceptuel, inutilisable, et place à la convivialité. Diplômée d’un CAP de tapissier-décorateur, c’est à Nevers après 7 années à Paris, que Charlotte Savignat crée en 2014 la marque qui porte son nom. Adepte de la simplicité, elle allie confort, esthétique et modernité au sein d’une gamme qui trouve sa place au coin du feu.

La table basse L’incorrigible, le tabouret Le bienvenu, le banc Le complice ou encore le fauteuil Le pacha misent tout sur le cocooning. Un esprit familial qui s’exprime jusque dans la matière puisque c’est une alliance entre elle et son père -ferronnier et menuisier- qui permet à la jeune marque de s’inscrire dans les créateurs tendances du moment.

Corinne Mangel

A cause de Polnareff

Rosie « perchée »

C’est à cause de la chanson de Michel Polnareff, Holidays, sortie en 1972 (C’est l’avion qui descend du ciel / Et sous l’ombre de son aile / Une ville passe) que Corinne Mangel a voulu piloter des « machines ». Mais ce n’est que 20 ans plus tard que, dans ce « milieu de mecs » son obstination à obtenir son Brevet force l’admiration de ses camarades de l’aéronautique.

Brevet en poche, elle file droit à Murcia (7h de vol). Depuis, Corinne Mangel est Lieutenant-colonel de la réserve citoyenne de l’Armée de l’air, déléguée régionale de l’association des Femmes pilotes (7%) des effectifs et Présidente du souvenir français… Quant aux hommes, ils sont au garde à vous !

Toi, vous, elle…

On est toutes de grandes personnes

Rosie « donneur »

Derrière votre masque, votre tenue, votre visière, peu importe votre prénom, votre nom, votre origine, que vous soyez née ici ou ailleurs, que vous soyez soignante, vendeuse, femme de ménage, institutrice, prof , peu de femmes auront autant servi la Nièvre que vous qui vous êtes données –et vous donnez encore– au risque de vos vies, parfois loin de vos proches, de vos enfants…  pour faire en sorte que pendant cette s… d’épidémie, nous puissions tous être soignés, nourris, éduqués, aidés. Vous nous avez appris que chacun est important et qu’il n’est pas toujours nécessaire d’accomplir de grandes choses pour être de grandes personnes. Alors au nom de tous ceux qui ont attendu, de tous ceux qui ont eu à affronter la mort, la maladie, la peur… nous vous disons un immense MERCI…