CONNIVENCES

de Laurent Jonard, Editions Edilivre

Généralement à KKP on dissèque les bouquins façon grenouilles de cours de sciences nat. Ce mois-ci c’est un carnage de disséquer un bouquin qui nous dissèque nous-mêmes. C’est Connivences de Laurent Jonard, de la prose. De la grande prose.

1/3 de… Spinoza

Non ce n’est pas le nom d’une pizza mais celui du philosophe qui au XVIIe siècle, définit Dieu comme étant la nature (Dieu seus natura). Chez Jonard les barbelés sont agnostiques, l’homme n’est qu’un élément parmi d’autres.  De quoi se remettre à sa place !

1/3 du… Petit Robert

Oui parce qu’il faut vous prévenir : Connivences est un recueil de prose.  Et de belle prose où le vocabulaire dépasse le savoir moyen de l’adolescent connecté (qui est équivalent à celui du Border Collie : 300 mots) et où l’on redécouvre que la langue française est la plus difficile du monde, la plus belle et satisfaction suprême, ça emmerde Donald Trump !

1/3 de… Oscar Wilde

… et son chef d’œuvre « Le portrait de Dorian Gray ». Dans Connivences, l’homme n’est dessiné qu’au travers de ses frayeurs et ses émotions. C’est perturbant, parfois nauséabond d’avoir la sensation de regarder son âme dans un miroir.