L’événement en ce mois de janvier à Nevers se tenait rue du Docteur Léveillé le 16 janvier dernier, dans les locaux de l’entreprise Look Cycle International. Les petits plats dans les grands pour la présentation publique et officielle du dernier vélo de pistard, le T20, imaginé, conçu et fabriqué à Nevers.

De Rio, à Tokyo en passant par Nevers

C’est un grand jour ! Tout le personnel de Look Cycle, du Directeur au concepteur en passant par les services de communication et les ateliers, s’y prépare depuis plusieurs semaines, plusieurs mois voire plusieurs années. Quatre ans pour être précis. Le laps de temps qui sépare deux Olympiades. Le challenge proposé par la Fédération Française de Cyclisme et ses athlètes à Look Cycle International, était d’imaginer et de concevoir un vélo plus léger, mais aussi robuste, et plus performant que celui utilisé aux JO de Rio. Le T20 en est le résultat. Un condensé de savoir-faire, de matière et de technologie qui équipera, entre autres, l’équipe de France de pistards aux prochains Jeux Olympiques de Tokyo cet été.

1 700 pièces de carbone pour un vélo

Fédérico Musi – PDG de Look Cycle – ne cachait pas son plaisir au moment de dévoiler à la presse nationale et internationale, et aussi locale, la monture 100% made in Nevers. En présence notamment du champion cycliste Grégory Baugé (9 titres de champion du monde et quatre médailles olympiques – rien que ça !) et des Espoirs Melvin Landerneau et Mathilde Gros ainsi que du Président de la Fédération Française de Cyclisme, Michel Callot. L’occasion pour le PDG de rappeler que « tout dans ce vélo est fait ici à Nevers. De la conception à l’assemblage en passant par la peinture et les finitions », et de vanter le partenariat avec la société Corina, basée dans la Drôme et présente à Nevers ce jour-là, qui a conçu les roues du T20, testées dans les souffleries de la société ACE à Magny-Cours. « Le T20 ce sont quelques 1 700 pièces de carbone assemblées à la main, soit 65 heures de travail par vélo ». Le résultat est à la hauteur des espérances des athlètes et de la FFC. « Tout équipé, on atteint un poids de 6,8 kg, soit 800 g de moins par rapport au modèle précédent. Le fruit de quatre années de travail, de recherche et de développement au service de la performance sportive de nos athlètes ». Pour Michel Callot « Depuis 30 ans, nous travaillons ensemble. Encore une fois, nos sportifs auront ce qui se fait de mieux pour les JO et pour ramener des médailles du plus beau métal ». C’est tout ce que l’on souhaite !