Ils sont jeunes, sportifs, adeptes des défis les plus fous… mais avec prudence. Leur truc, c’est le parcours… avec un K. Ou comment se déplacer en franchissant des obstacles urbains et naturels par des mouvements agiles, rapides et sans matériel. À Nevers, ils sont une poignée de passionnés à s’adonner à cette pratique.

L’art du déplacement

La discipline a été popularisée en France au début des années 2000 par le film de Luc Besson « Yamakasi ». Ni un style, ni une figure, c’est le nom du Crew* qui sévissait alors en région parisienne.

C’est aussi le film qui a donné envie à de jeunes neversois de se lancer dans l’aventure. Ils sont sept, sept compagnons, âgés de 16 à 21 ans, unis comme les cinq doigts de la main à partager cette passion. Benji, Charline, Mattéo, Jonathan, Thomas, Jérémy, Eddy… Ils sont gymnastes, acrobates, adeptes du trampoline et avides de sensations. Réunis, ils cultivent l’art du déplacement en milieu urbain en toute liberté et en sécurité. « On ne fait pas n’importe quoi, précise Mattéo. On s’échauffe, on s’entraîne, on analyse, on teste, on essaye ».

La rue comme terrain de jeu !

Des terrains de jeu pour les traceurs**

Les abords de la médiathèque, le parc Roger Salengro, les bords de Loire, font partie de leurs terrains de jeu favoris à Nevers. « Le spot mythique, c’est celui de la médiathèque. On se rejoint là bas tous les week-ends ».

Ils ne prennent pas les escaliers, ne marchent pas sur les pelouses. Ils se muent d’un mur à l’autre par des sauts et des figures. Les distances ne se comptent pas en mètres mais en pieds. D’un obstacle à l’autre ils sont en apesanteur. « Tout est réfléchi. On repère, on simule… » mais surtout, chaque séance de parkour est précédée d’un échauffement musculaire et articulaire et se ponctue par une séance d’étirements. « On prend des risques, comme dans tout sport » insiste Mattéo.

*groupe ** c’est le nom donné aux pratiquants du parkour

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