Quand il n’est pas directeur de production dans l’entreprise familiale (Groupe Charlois, l’un des leader de la tonnellerie), Romain Charlois fait le bonheur des revendeurs de pneus et de récoltants de caoutchouc, en pratiquant un sport encore confidentiel : le drift, directement débarqué du Japon dans les années 80 et qui est passé de courses de rue illégales aux  circuits.

En bref

Pilote en drift, Romain Charlois est arrivé 45e pour sa première participation aux championnats de France.

Les débuts ?

C’est un couple d’amis, William Laurette et Séverine Roy, patrons de W-Autosport à Magny-Cours qui me l’ont fait découvrir. C’est eux qui ont véritablement lancé le drift en France. Je faisais un peu de monoplace en Formule 3 puis je me suis intéressé au Drift en 2010. J’ai monté une première voiture, puis après un accident, une seconde et je suis reparti sur les circuits en 2016.

Bouffeur de gomme ou vrai sport ?

Non, le drift est un vrai sport qui se rapproche un peu du patinage artistique. C’est très éprouvant parce qu’il faut être attentif à chaque instant. Le but du jeu n’est pas de bouffer du pneu mais de maîtriser la conduite en glisse. C’est à la fois fun et très technique.

Il est plus important de maîtriser le freinage, l’accélération, que de rechercher la vitesse. Le jury juge avant tout la prouesse, les figures, la synchronisation puisqu’en compétition, on court toujours en duo. Le drift c’est avant tout une recherche de sensations et de précision.

Sport de riche ?

Absolument pas. On débute le drift avec des voitures de série avant de monter en gamme. Le seul budget important est celui des pneus. On peut en passer cinq ou six jeux en une journée ! Un train dure environ dix minutes mais on commence généralement avec de la récupération.

Fou du volant ?

Non. En compétition il n’y a pas de chronomètre ni de performance de vitesse. On roule généralement à 80/90kmh et nous ne sommes jugés que sur notre adresse.

Et le reste du temps, comme on se défoule sur circuit, on est prudent sur la route !