Vince Gam ou Doubre, les deux Vincent qui sont en lui se rattrapent autour d’une même passion : vivre . Sous sa main, la vie se croque au trait ou à la plume. Ancien commercial chez Gallimard – et les rencontres qui vont avec !- dessinateur, pour la presse, mais aussi du mythique coq « Père Jules » de l’équipe de France de Football de 1996 à 1999, speaker sportif et animateur de Monsieur Sport sur les ondes de Nevers FM, il est aussi l’auteur et le compositeur d’une centaine de chansons de « baloche » pour les musiciens de la Galerie Hohner : Blanchard, Deschamps, Pruvot…

Depuis peu, il est aussi auteur. Son premier opuscule, La Baleine de Luc s’est écoulé à plus d’un millier d’exemplaires en quelques semaines. Une histoire de jumeaux, prétexte à une critique de la téléréalité et du show-biz. Un livre équivoque sur tous les plans. L’histoire, celle du célèbre chanteur Patrick Firman, de son jumeau qui navigue entre admiration et jalousie, entre Nièvre et Normandie, le lieu de son enfance, Luc-sur-Mer où trône la fierté locale : le squelette d’une baleine de 40 tonnes, échouée en 1885 et conservée depuis comme une relique.

On a fait les cons dans la baleine !

” J’ai dessiné des cœurs sur un de ses os. A l’époque les flics te réprimandaient. Maintenant tu finis en garde à vue ! “.

L’impertinence, jusque dans l’écriture puisqu’à la manière de Guimard avec L’irone du sort, Doubre s’offre le luxe d’écrire deux fois la même histoire. Une façon, encore une fois de se jouer de la réalité, la sienne, celle de Firman et de ses lecteurs. « Je veux pousser la fiction dans l’hyper-réalisme pour que le lecteur finisse par se demander si tout cela est vrai ou pas ».

Avec sa fureur de vivre, Vincent Doubre fait figure d’impertinent. : « Je veux juste rester un gamin dans l’imaginaire comme si je jouais encore avec mes petits vélos du Tour de France »