Perchée à quelque 600 mètres d’altitude, la ville de Château-Chinon mène les travaux de construction du plus grand télescope de France accessible au public. L’ouverture est prévue pour mars 2027.
“Château-Chinon, de la Terre au Ciel” : le nom résume à lui seul l’ambition du projet porté par la municipalité en lien avec le parc naturel régional du Morvan dans le cadre du label Réserve Internationale de Ciel Étoilé obtenu en 2025. Au sommet du Calvaire, l’ancien poste météo et l’ancienne usine de traitement des eaux changent progressivement de visage pour accueillir un vaste espace consacré à la découverte du ciel, de la minéralogie et de la biodiversité.
Depuis la table d’orientation perchée à 609 mètres d’altitude sur ce qui fut un oppidum gaulois avant d’accueillir un château féodal, le regard embrasse un panorama à 360 ° sur les collines, monts, vallées, forêts et prairies morvandelles qui se déploient à perte de vue. À quelques mètres de là, les engins de chantier s’activent au milieu des bruits de perceuses et des allées et venues des ouvriers sur les 35 hectares de ce site boisé.
Observer le ciel du Morvan depuis le monde entier
Les échafaudages entourent encore l’ancien poste météo vieux de près d’un siècle. Au sommet de la tour octogonale se dressera vers le ciel le plus grand télescope de France accessible au public. “Son miroir d’un mètre de diamètre, fabriqué en France, captera 17 000 fois plus de lumière que l’œil humain et permettra d’explorer les détails du ciel profond avec un grossissement dépassant 1 500 fois. Trois autres instruments sous coupole pourront être loués et commandés à distance à partir du monde entier pour observer le ciel depuis le Morvan”, explique Raphaël Morin, responsable du projet.
La terrasse d’observation qui jouxte le futur planétarium est quant à elle déjà coulée sur la cuve de l’ancienne usine des eaux et promet d’être accessible au public jour et nuit. Ce n’est pas tout. Le site accueillera un espace consacré notamment à la géologie et à la minéralogie du Morvan, un théâtre de verdure ainsi que 6 km de chemins dédiés à la biodiversité jalonnés de transats, bancs et tables de pique-nique. Le Calvaire n’aura jamais aussi mal porté son nom.
Infos pratiques : un appel aux dons est en cours auprès de la Fondation du patrimoine. Pour soutenir le projet, rendez-vous sur fondation-patrimoine.org
Dominique Romeyer


































