Didier Brunet n’aurait pas pu faire partie du club des 27. Là où Jim Morrison, Amy Winehouse ou Bob Marley ont trouvé dans la musique un moyen de s’essayer aux extrêmes, Brunet y a lui trouvé une chose bien plus importante que tous les paradis artificiels : lui-même. Et depuis trois ans celui qui s’est cherché longtemps aide les autres à se (re)trouver…

Parcours de vie

La première phrase de Brunet résume un peu 52 ans d’une carrière d’homme : « On est baigné dans un truc qui s’appelle la vie, on doit chercher à comprendre tout ça ». Si Brunet est un batteur de jazz reconnu –il enseigne la batterie depuis 34 ans et joue dans de nombreux festivals –, celui qui se destinait à enseigner la musique en est venu à enseigner la vie : « Il ya trois ans, j’ai eu envie de faire autre chose de ma vie. Il y a eu une urgence à faire autrement. Je me suis rendu compte que je bossais dans une cave depuis 30 ans ».

Se mettre au service de la batterie

« La batterie est un instrument qui appelle le corps à bouger. Il faut apprendre une anatomie de batteur : apprendre à jouer sur une peau, sur du métal, sur une pédale. Se détacher de l’idée que l’on a de la batterie, type bodybuilder. Accepter d’être récepteur de ce que va provoquer le jeu, d’utiliser son corps dans l’espace pour trouver les deux notes qui vont te donner dix ans d’espoir. Il y a un côté intemporel et inconscient dans cet instrument. Une inconscience. »

Etre rythme et mouvement

« Je n’ai pas aimé Didier pendant 50 ans. Maintenant j’aime Didier. J’ai trouvé ma place. Et c’est pour ça que j’ai pu créer ce projet Rythme ô mouvement pour éveiller le corps par le rythme et l’expression corporelle, basé sur le côté organique du rythme et de la psychomotricité de la batterie. C’est une forme de thérapie de découvrir la libre expression de soi-même par le schéma corporel. J’aide les enfants hyperactifs à se concentrer, les personnes en sortie d’AVC ou atteintes d’Alzheimer à retrouver, à travers la musique, leur motricité. La sensualité de la batterie permet de découvrir sa propre sensualité. »

Didier Brunet : 06.03.61.09.76.