Un exploitant agricole jeune – 30 ans – optimiste et qui aime son métier. Eh bien si, ma bonne dame, ça existe encore et nous l’avons trouvé, pour vous, confiné dans ses terres Nivernaises, tout près de Raveau. Une zone 51 où un drôle de type sévit. Mais gare à vous si vous l’approchez, Emmanuel Brossard est de ceux qui ont vite fait de vous monter au nez. Bel exemple d’une réussite, histoire que d’autres en prennent de la graine…

Colza, Cameline (huile de lin : inutile de lécher vos parquets, celle-ci se consomme) ou de moutarde, les huiles de table d’Emmanuel Brossard se conjuguent à toutes les sauces.

En 2011 j’ai souhaité créer une nouvelle huile : la moutarde

En 2006,mon père Lucien, a créé une CUMA (Coopérative d’Utilisation de Matériel Agricole) avec six adhérents qui ont investi dans une presse à huile pour pouvoir transformer nos graines de colza en huile. En 2011 j’ai souhaité créer une nouvelle huile (la moutarde) puis arrive en 2012,la cameline”. Depuis 2010, ce jeune exploitant agricole, qui a repris l’exploitation familiale joue les apprentis sorciers “La confection d’une huile, comme la moutarde, demande une véritable recherche, sur plusieurs années dit-il, il ne suffit pas de presser le grain, il faut parvenir à tenir la saveur”.

Et les saveurs c’est justement ce qui l’a incité à se glisser dans un domaine hors du commun. Seul producteur en France d’Huile de moutarde dont il a breveté le secret, c’est la recherche de nouveaux goûts qui le motive.

Je me distribue uniquement dans les restaurants gastronomiques et les épiceries fines, c’est avant tout un produit gastronomique

Avec 2500 bouteilles par an, l’ambition n’est pas de développer une industrie “Je me distribue uniquement dans les restaurants gastronomiques et les épiceries fines, c’est avant tout un produit gastronomique”.

Première pression à froid, agriculture raisonnée, les cultures sont développées dans le but de préserver une biodiversité mesurée. Pour exemple, la cameline est une plante qui fleurit à l’automne, et permet aux abeilles de se nourrir et de remplir les ruches en hiver.

Emmanuel Brossard est le seul représentant de la Bourgogne dans le livre Coeur de vie, Coeur de ferme

Emmanuel Brossard cherche avant tout à innover “Les huiles rares ne permettent pas de vivre correctement, c’est un complément de mon travail d’exploitant, mais il y a une certaine jouissance à obtenir le résultat que l’on cherchait”. Une activité bien huilée qui offre à la “paysannerie” moderne des perspectives de reconversion et de bonheur… Pour l’anecdote, Emmanuel Brossard est le seul représentant de la Bourgogne dans le livre Coeur de vie, Coeur de ferme, un ouvrage sur la paysannerie d’aujourd’hui sous l’oeil de la photographe Amarante Pouget.

Emmanuel Brossard dans l’émission de Les Carnets de Julie sur France 3 :
http://www.france3.fr/emissions/les-carnets-de-julie/intervenants_529989

Pour en savoir plus et trouver les points de vente des huiles Brossard : www.huileriebrossard.fr