Il est plutôt discret, plus à l’aise en coulisses que sous les projecteurs. Benoît Tendero, à l’instar de Stéphane Bern, est un défenseur du patrimoine et ne se contente pas d’en parler, il agit. Restaurateur de fresques, c’est son job, il court la France de cryptes en églises pour dénicher, restaurer, sauvegarder un patrimoine daté de plusieurs siècles.

L’audace au service de la motivation

Il est attachant Giovanni, déterminé aussi. Il n’est pas né avec une cuillère en argent dans la bouche, comme on dit. Son parcours n’a rien de classique. Bosselé, comme sa vie. C’est de là sans doute qu’il a su puiser sa force, son énergie et gagner confiance en lui. Une confiance souvent mise à l’épreuve. Sa vie est un défi. Son truc Gio, c’est la danse. Celle de la rue. Le break, le hip-hop.

Une rencontre faite lors de son adolescence au collège Les Courlis. Une rencontre, celle de Catherine Perrotin qui croit en lui. Il y a les potes aussi, Jérôme, Florent et Mickaël avec qui, sans relâche il apprend et mémorise les figures et multiplie les prouesses dans des lieux parfois improbables. « Mis à part deux ou trois heures par semaine, nous n’avions pas de salles pour danser, restait la rue ». L’esprit Street Dance !

La vie, l’audace, LA rencontre !

Il faudrait un livre entier pour raconter Giovanni. Là aussi, il s’y colle. Après avoir vécu les 28 premiers chapitres de sa vie, il s’est mis à les écrire. Et ça risque d’en surprendre plus d’un.

Féru de hip-hop donc, il découvre le classique, le contemporain. Il créé sa compagnie, adapte des chorégraphies de Pina Bausch qu’il présente à des concours de la Fédération de Danse. Parmi les membres du jury, un certain Hervé Koubi, chorégraphe de la compagnie éponyme, demande à voir Giovanni. « Ma revisite de Pina Bausch l’avait marqué, se souvient Gio. Ensuite tout s’est enchaîné très vite ». Nous étions en 2016. Trois ans plus tard, le jeune neversois est l’un des piliers de la compagnie. Avec « Les nuits barbares » et « Ce que le jour doit à la nuit », les deux spectacles actuellement en tournée, il parcours le monde, se produit dans les plus grandes salles aux Etats-Unis, mais également en France.

Toujours entre deux avions, entre deux hôtels, il n’en oublie pas pour autant ses racines et ses amis de Nevers. « Ne jamais oublier d’où l’on vient, qui nous sommes et pourquoi. Ce qui nous a construit. Et moi, c’est Nevers ». Sa ville natale dans laquelle il aimerait se produire avant de passer à une autre étape. « J’ai des projets de création plein la tête. J’espère pouvoir les concrétiser ici ! »

Il se produit partout dans le monde