Jean-Luc Doisne : La sagesse en kimono

À 62 ans, Jean-Luc Doisne est une figure incontournable du sport nivernais. Sa spécialité, le Karaté. Une discipline qu’il a découvert sur le tard et qui a rythmé sa vie. Portrait.

L’homme est discret, pudique. On l’imagine timide. Mais, il suffit de gratter un peu, de parler de l’une de ses passions, le karaté et l’homme se mue expert de la discipline. Il vous fait voyager dans l’histoire, les terres d’Asie. Dans son salon trônent des livres, plein de livres sur les arts martiaux. Des vidéos aussi, des DVD, des VHS. Si vous êtes attentifs, vous remarquerez que Bruce Lee a une place de premier choix. Et pour cause. Outre la légende du plus célèbre représentant des arts martiaux (le Kung-Fu), c’est le côté mystique qui a convaincu le jeune Jean-Luc, 17 ans à l’époque, de s’inscrire au Karaté.

SPORTIF DE TOUJOURS
« Je suis venu assez tard au sport, alors que j’ai toujours eu envie d’en pratiquer. Je ne savais pas trop quelle discipline choisir, celle qui me conviendrait le mieux ». Gamin, ado, la course à pied a les faveurs du jeune fourchambaultais. Jean-Luc Doisne la pratique à l’école, au collège. « Je passais beaucoup de temps au jardin avec mon père, c’était un peu mon sport quotidien ».
LA RÉVÉLATION BRUCE-LEE
Comme pour beaucoup de jeunes dans les années 70, Jean-Luc tombe sous le charme des films de karaté (les premiers adaptés au cinéma) de Bruce Lee. « Plus pour le côté mystique se souvient Jean-Luc qui vouait, avant cela, une appétence pour les arts martiaux. Il manquait le déclic ». Aussitôt vu, et presque aussitôt fait, le jeune homme rejoint alors le seul club de Karaté du département : Le Budokan nivernais.
TRAVAIL ET PERSÉVÉRANCE
Les années se succèdent et les ceintures aussi jusqu’à atteindre la noire et 6 dans. Plus qu’un sport, le karaté devient pour Jean-Luc une philosophie de vie, un art qu’il commence à enseigner très tôt (23 ans). Jean-Luc Doisne fonde le KGC (Karaté Gym Club) dont il est l’entraîneur emblématique. Le karaté est partout et presque tout le temps. Loin d’être une obsession mais un équilibre de vie, une source d’inspiration et de connaissance. « Il faut savoir de quoi on parle pour enseigner. Le Karaté, comme la plupart des arts martiaux, est une discipline ancestrale, qui nécessite de la patience dans les apprentissages et de la persévérance pour devenir un karatéka digne de ce nom ».
BIEN-ÊTRE
Sport de combat, self-défense… La pratique du karaté, c’est la santé du corps et de l’esprit avant tout. Une discipline physique quand on est jeune, puis physique et mentale et enfin plus mentale que physique. « On a présent à l’esprit le karaté comme sport de combat,
de contact, la compétition. Mais, le karaté c’est aussi une discipline que l’on peut pratiquer seul en pratiquant le kata, des enchaînements de figures plus ou moins rapides. C’est entre autres, la raison pour laquelle j’enseigne aussi le Kiraku do. un équilibre, entre les techniques de bien-être tirées du Yoga ou du Qi gong et les arts martiaux, comme le karaté Do. La pratique s’adapte à l’âge et au corps. La bascule se fait naturellement d’une pratique vers l’autre. »

PROFIL
Jean-Luc Doisne, 62 ans
Ceinture noire 6°dan
Entraîneur du KGC
Palmarès :
• 5e aux championnats de France Vétéran de Karaté
• Plusieurs participations aux
championnats régionaux et départementaux
• Plusieurs podiums dans les mêmes championnats.
Sur YouTube : Jean Luc Doisne

Jean-luc Doisne
© Stéphane Ebel

Par Stéphane Ebel

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