Il était en dédicace à Nevers. Deux dates, deux endroits différents, pour son nouveau roman Juste une balle perdue. Joseph d’Anvers, l’enfant du pays, signe un ouvrage remarquable salué par l’ensemble de la presse. Rencontre.

Posé, tranquille. Joseph dédicace son roman, prenant le temps d’échanger avec ses lecteurs venus à sa rencontre. On le connaissait auteur, compositeur, interprète, musicien, homme d’image et sportif. On le (re)découvre « écrivain » même si l’intéressé estime qu’il est un peu trop tôt pour le dire. Force est de constater qu’en plus d’avoir des talents, l’artiste neversois est modeste.

Un road-movie haletant

Un an et demi, c’est le temps qu’il lui aura fallu pour signer les quelques 350 pages de Juste une balle perdue. Un roman dont le personnage principal, Roman, qui se rêve boxeur professionnel, va découvrir l’amour avec Ana, et les remous de la jeunesse sous le joug d’un richissime marchand d’art qui les accueille dans sa villa en échange de quelques « services ». Dans un décor de bord de mer, sur fond de sexe, de drogues et d’alcool, Joseph d’Anvers signe un road-movie inspiré qui met en scène un « couple de criminels » un peu à la façon de Thelma et Louise, ou encore Zorg et Betty dans 37°2 le matin… 

La nuit, tout vous appartient

« L’idée d’écrire un bouquin me trottait dans la tête depuis un moment. C’est arrivé après des mois sans écrire une ligne, pas même une chanson. Je cherchais l’idée. Une chanson c’est un sprint, un roman, un marathon ». L’idée venue, Joseph s’est astreint à écrire chaque soir, en rentrant chez lui. « Je n’avais en tête que la scène du départ, les premières phrases, puis le titre*. Très vite, j’y ai pris goût, un peu comme on devient accroc à une série TV. J’ai écrit comme les idées me venaient, le scénario se dessinait à chaque fois qu’une page se noircissait. J’aime écrire le soir, la nuit quand tout vous appartient, l’esprit se lâche». La première ligne, justement, puis la première page, vite les autres se font attendre tant le lecteur est embarqué dans l’histoire. On s’imagine tout de suite le décor, les visages des protagonistes, l’ambiance, on devine le mal-être, les besoins, les envies, les hésitations puis les décisions qui conduisent à l’acte. Lire « Juste une balle perdue », c’est comme regarder un bon film. On a envie de savoir ce qu’il va se passer, puis vient l’épilogue. Et là, on regrette que ce soit déjà terminé tellement c’était bien !

*Juste une balle perdue est une référence au titre « Aussi belle qu’une balle » de Taxi Girl et à son chanteur charismatique Daniel Darc qui a inspiré Joseph d’Anvers dès le tout début de sa carrière.

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Juste une Balle perdue – Joseph d’Anvers – éditions Rivages