À l’aube de ses 40 printemps, il affiche déjà plus de 20 ans de graff et des centaines de m² de murs et autres surfaces passées sous le tracé de ses bombes. Pascal Lambert, alias Kalouf, fait partie du gotha du graff international.

Sur tous les murs du monde

Entre Tahiti et la Guyanne, il pose ses valises dans la cité lyonnaise qu’il a investie avec sa petite famille il y a 5 ans. Le temps de travailler sur des projets persos, des expos et de répondre aux nombreuses sollicitations dont il est l’objet. L’occasion aussi de mesurer le chemin parcouru depuis le milieu des années 90, et ses premiers coups de bombe à Nevers, et aux alentours. On lui doit l’habillage de nombreux transfos EDF dans de plusieurs communes du département. Ils sont signés de sa main, et vu la réputation de l’artiste, il serait de bon ton de les conserver et les protéger.

C’est lui aussi qui, avec son Crew de l’époque et un certain BEOPE, est à l’origine de la Jam session qui a réuni les grands noms du Graff pour une fresque géante sur le mur d’enceinte de la caserne Pittié, en 2003.

Un Blaze reconnu

Façades d’immeubles, graff grand formats sur toiles, performances live… l’éventail est large et les techniques évoluent au gré des rencontres. Et elles sont nombreuses. « Je me nourris et m’inspire des rencontres que je fais, c’est ce qui me fait évoluer, progresser et explorer de nouveaux horizons, de nouvelles techniques, naître de nouveaux projets. En ce moment, je travaille avec un sculpteur et un vidéaste-projecteur ».

Si le blaze de Kalouf est aujourd’hui bien coté sur le marché de l’art, du street-art, l’appel du large, du graff pur et dur n’est jamais loin, « même si je n’ai plus trop le temps de graffer pour moi (sic), je suis toujours à l’affût d’un « spot » (mur ou autre support) pour aller poser quelques traits de bombe à l’ancienne », comme sur cette coque de bateau échouée sur une plage en Guyanne.

l’éventail est large et les techniques évoluent