Né au Mexique à la fin des années 1960 et apparu en France au début des années 1990, le padel connaît un boum de sa pratique depuis quelques années. Ce sport de raquette, plus accessible que le tennis, se joue en double. Journaliste pour Koikispass, Rémi Belot est allé en apprendre les rudiments sur les courts de l’ASPTT Nevers.
En cette fin d’après-midi ensoleillée du mois d’août, il fait près de 30 degrés. Idéal pour boire une limonade en terrasse… ou pour suer à grosses gouttes sur un terrain entouré de grilles et de plexiglas. Non, il ne s’agit pas de MMA mais de padel, ce sport cousin du tennis et du squash qui se joue en double sur un terrain plus petit, mais pas moins énergivore.
Pour cette première, je fais équipe avec Nicolas, un gaillard vif au coup droit affûté. En face : Victor, très bon joueur de tennis, et Geoffrey, ancien fan de squash reconverti faute de salle à Nevers. Trois adversaires plus jeunes, plus toniques, mais a priori bienveillants. Jusqu’à ce que les échanges commencent.
Service à la cuillère et rebonds dans tous les sens
Surprise : ici, on sert à la cuillère et… on fonce ensuite au filet. À peine le temps de comprendre que la balle rebondit une fois, touche une paroi, revient, que j’ai déjà laissé passer un ou deux passing shots. Nicolas, lui, reste stoïque. Il m’explique calmement : « Utilise les murs arrière, tu peux les viser pour faire repartir la balle dans l’autre camp. » J’essaie. Résultat : une frappe trop haute et une balle qui s’écrase à mes pieds.
Je parviens tout de même à placer une amortie vicieuse sur Victor. L’honneur est sauf, du moins temporairement. Deux échanges plus tard, il me rend la monnaie de ma pièce. C’est de bonne guerre. Geoffrey, lui, profite de ses repères de squashman : il anticipe et s’amuse avec les parois vitrées, à l’aise. À force de courir après la balle, je redécouvre certains muscles oubliés. J’envoie un revers dans les grilles, tente une volée acrobatique, rate un retour… mais je m’amuse.
Un sport accessible
Ce qui frappe, au-delà des balles qui ricochent dans tous les sens, c’est le côté accessible du padel. On prend vite du plaisir, même sans être un cador. Et tout est fait pour miser sur la convivialité : une pergola ombragée a été installée au bord des deux terrains ainsi qu’un petit chalet façon club-house. De quoi refaire le match autour d’un verre bien frais.
Je termine les échanges essoufflé, ruisselant mais satisfait. Le padel, c’est intense, tactique, parfois fourbe, mais toujours fun. Et franchement, ça change des joggings solitaires sur les bords de Loire. Même les défaites y sont plaisantes. Surtout quand elles se terminent à l’ombre et en bonne compagnie.
Infos pratiques : ASPTT Nevers, impasse Gui, 8, avenue Patrick-Guillot, Nevers. Licence padel pour l’année 2025-2026 à 125 €, licence multi-raquettes avec le tennis à 175€. Tél. : 06 07 27 72 72
Rémi Belot






































