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Lili Bohême fait de la récup’ un art

Adeline Solignac, fondatrice de la marque Lili Bohème / Photo par Romain Liger pour Koikispass

C’est dans les vieux objets que l’on fait les meilleures créations. Cet adage recyclé colle parfaitement à la philosophie d’Adeline Solignac, fondatrice de Lili Bohême. Journaliste pour Koikispass, Virginie Jannière est allée à sa rencontre à Cossaye, à une quinzaine de kilomètres de Decize. 

Se rendre chez Lili Bohême à Cossaye constitue déjà un voyage. À la limite de l’Allier, après avoir franchi quelques canaux romantiques et tutoyé de nombreux prés fleuris, je suis accueillie par Adeline Solignac, tablier autour de la taille, et large sourire communicatif. C’est au son des moutons, des chevaux, des poules, du coq et des oiseaux qui peuplent la propriété que je fais la découverte de l’atelier rempli de fleurs, de tissus et d’objets non identifiés. Difficile d’imaginer mon hôte, à la créativité qui semble vertigineuse, derrière le bureau d’une banque. Elle y a pourtant travaillé 15 ans avant de fonder Lili Bohême en 2009. 

Avec ses 13 700 abonnés sur Instagram, ses ateliers créatifs qui affichent complet et deux livres de do it yourself édités chez Larousse, Lili Bohême a eu raison de sauter le pas. Une vocation que lui a inspirée sa mère. « Elle a toujours reprisé les affaires, repeint et remis sur pied les meubles. À la maison, il était normal de ne rien jeter, explique-t-elle. D’ailleurs, le neuf n’est pas nécessaire. Il existe déjà tellement d’objets ! »

“Apprendre à regarder les objets au-delà de leur fonction première”

Pour les dénicher, Adeline use de la technique du sourcing, terme qui désigne l’art de chiner les matériaux nécessaires à la création d’objets de déco. Elle s’est ainsi créé une « brocante créative » composée de tonnes de rubans anciens, de perles de verre issues de costumes de théâtre, de quelque 500 draps, de cuir découpé dans des canapés défraîchis, de détails de chaises anciennes et même de lettres métalliques pour couronnes mortuaires. « C’est un entraînement de l’esprit. Il faut apprendre à regarder les objets au-delà de leur fonction première. Tout peut devenir précieux »

Forte de ce talent de dénicheuse de trésors, la créatrice anime des ateliers de teinture végétale, de patine ou de création autour du bois. Ses créations, de même que les objets qu’elle chine (assiettes fleuries, pieds de lampe, soupières anciennes…), sont disponibles sur sa boutique en ligne liliboheme.fr. Enfin, La Maison Lili Bohême, le « gîte slow life » qu’elle a refait à neuf, accueille les stagiaires ou ceux qui veulent lever le pied quelques jours. Avec salle de jeux – de seconde main ! –, possibilité de nourrir les animaux, vue à couper le souffle sur les prés et déco inventive… évidemment maison.

Infos pratiques : plus d’infos sur liliboheme.fr 

Virginie Jannière

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