Incollable sur la Nièvre ? On est quasiment certains que non ! Car notre département chéri recèle un tas d’anecdotes et de personnages célèbres dont vous n’avez sûrement jamais entendu parlé. On parie que la Nièvre vous bluffe ?

1. La maison du nain

À La Charité sur Loire, appuyée contre la collégiale se trouve une maison miniature. C’était, fut un temps, la maison du fossoyeur du cimetière adjacent qui était… nain.

2. Ecole à vendre

En 2017, les parents d’élèves du village de Ternant ont posté sur le site Le Bon Coin, une annonce pour vendre… leur école. Un acte symbolique pour protester contre sa fermeture.

3. Elucubration

Le célèbre chanteur Antoine a pratiqué le canal du Nivernais et stationné son bateau à Baye. Oh yeah !

4. Doyenne mais pas longtemps

Gloire express : entre le 2 avril 2015 et le 12 mai de la même année, Olympe Amaury, née le 19 juin 1901 à Tracy-sur-Loire a été la doyenne des Français. C’est court mais c’est beau comme du Warhol.

5. Villages engloutis

Tous les 10 ou 20 ans, la Nièvre compte un village de plus,  composé de deux hameaux : Blaisy et Péjus. Engloutis lors de la construction du barrage de Pannecière, ils réapparaissent lors des vidanges du lac et laissent respirer quelques vestiges de maisons, de ponts, et le clocher de l’église…

6. Le plus grand sabot du monde

On connaît le dicton : « Grands pieds, grandes chaussures ». On ne trouva jamais en revanche l’unijambiste à qui appartient le plus gros sabot du monde qui se trouve à Gouloux (2,5 tonnes et 3,80 mètres) taillé dans un séquoia géant par le sabotier Marchand. Le plus long sabot, lui, se trouve à L’écomusée du Pays des Collines à Lahamaide et mesure 5,31 m pour 1,08 t.

7. Nombril de l’Euro

De 2001 à 2009, le centre de gravité de la zone euro monétaire était dans la Nièvre, au gré des nouveaux entrants. En 2001 à Montreuillon, dans le Morvan, grâce à l’arrivée de la Grèce. En 2007 à Mhère et en 2008 à Ouroux-en- Morvan au lieu-dit Le Bandy, ce qui n’est pas une blague vu que c’était pile la crise. On s’en fout, mais ça peut permettre d’entrer en connivence avec son banquier avant de négocier un prêt.

8. Arts scéniques et vieilles gloires

Le Théâtre de Nevers, aujourd’hui en reconstruction, vit passer des artistes mondialement célèbres qui venaient en province roder leurs pièces. C’est là par exemple que Sacha Guitry et André Raimbourg (Bourvil !) firent leurs premiers pas sur les planches…

9. Quand Jesus était Nivernais

A Clamecy, l’église de Bethleem ne manque jamais de surprendre, ni par son nom, ni par son architecture orientale. C’est là que dès 1187, se trouvait L’hôpital de Panthénor, qui accueille l’évêque de Bethleem après la victoire de Saladin, roi d’Egypte, en Palestine et que le pape y établit le siège de l’évêché de la ville natale du Christ. À dater du concordat de 1516 entre Léon X et François Ier, la nomination de ces prélats fut dévolue aux comtes de Nevers. Le siège perdura jusqu’en 1801 avant d’être rattaché à l’évêché de Nevers. L’église, elle fut construite en 1926.

10. Paris, des bulles, des boeufs

1889 : le plus grand tonneau du monde (16 années de construction, 20 000 kilos!) contenant 1 600 hectolitres de champagne Mercier, est tracté depuis Epernay par 24 bœufs menés par des galvachers nivernais jusqu’à Paris. Pub phénoménale pour la maison Mercier, ce « foudre » (c’est son nom exact) obtint le 2ème prix de l’Exposition universelle derrière… la Tour Eiffel. Champagne !

11. Des chevaux américano-nivernais

Créée en 1872, la race des Percherons nivernais, de bons gros chevaux de trait, est réputée pour son mauvais caractère. Mais c’est pour leur robustesse à toute épreuve que les Américains les importèrent en masse dès 1901 pour renforcer leurs cheptels de cheveux de traits. Les communauté mormones et hamish les adorent aujourd’hui encore !

12. T’as de beaux œufs, tu sais !

Tous les 10 ou 20 ans, la Nièvre compte un village de plus,  composé de deux hameaux : Blaisy et Péjus. Engloutis lors de la construction du barrage de Pannecière, ils réapparaissent lors des vidanges du lac et laissent respirer quelques vestiges de maisons, de ponts, et le clocher de l’église…

13. Fine lame et faux-col

On ne saura jamais si Robert Fabre avait assassiné et volé parce qu’il avait perdu la tête. En revanche, c’est bien le 11 juillet 1914 devant la prison de Nevers que la star de la guillotine Anatole Deibler (395 têtes à son cheptel) la lui décolla. Ce fut la dernière tête tombée à Nevers.

14. Chie dans y’eau

Les bateliers et flotteurs du Canal du Nivernais étaient appelés affectueusement les « Chie dans y’eau ». Une déclinaison argotique du « chie dans l’eau », une constante chez les marins qui a finit par désigner les matelots. Une petite baignade ?

15. Nevers, la ville pointue

Au Moyen âge, Nevers était surnommée « La ville Pointue » et « La Ville aux clochers » de par les nombreuses flèches des clochers de sa vieille ville. On s’en fout un peu mais ça peut permettre d’entrer en connivence avec Stéphane Bern.

16. Niversois ou Nevernais ?

Vous habitez Nevers ? vous êtes donc des Nivernais. Même si le terme de Neversois est aujourd’hui courant, il n’est en rien officiel : il a été inventé par le Journal du Centre en 1949. Le Larousse le reconnait cependant depuis 1990.

17. Des affiches mythiques

Si Charles Loupot (1892-1961) dessina les célèbres affiches Peugeot, Vichy Celestins, Air liquide et Saint-Raphaël qui lui permirent de devenir la référence de l’affichisme, c’est peut-être d’avoir été longtemps Nivernais et d’avoir rêvé de Côte d’Azur, puisqu’il vécut longtemps près de Chevroches…

18. Symphonie aquatique

Un jeune Cosnois de 21 ans, Roger Bricoux, violoncelliste de son état, nageait en plein bonheur quand il fut intégré le 12 avril 1912 au sein d’un orchestre prestigieux… celui du paquebot Le Titanic. Cette nuit-là, son projet de carrière prit l’eau.

19. L’ange Noir

Née à Neuvy sur Loire, Violette Nozières, 18 ans, assassina son père qui abusait d’elle. Condamnée à mort, sa peine fut commuée en travaux forcés. Sa réhabilitation peu avant sa mort en 1966 établit donc qu’elle n’avait pas assassiné M.Nozières, qui ne ressuscita pas pour autant.

20. Le Roi passe (ou pas)

à Nevers, La chapelle Saint-Sébastien, anciennement Place du Marché-au-blé, fut détruite en même temps que plusieurs maisons en 1759 pour laisser, dit-on, place au carrosse du roi Louis XV qui ne vint jamais. Et on en trouve encore qui râlent sur la Révolution !

21. Des arbres Légendaires

Connaissez-vous les « queules » du Mont Beuvray ? Ces hêtres torturés aux formes fantasmagoriques sont en fait les restes de haies tressées par les paysans du 19e siècle pour clôturer leurs terres. Abandonnés, ils ont continué de pousser en suivant la seule loi de la nature.

22. Internet nivernais

Si vous ramez dans la Nièvre avec votre connexion, ce n’est certainement pas la faute de Louis Pouzin, né en 1931 à Chantenay Saint Imbert. Ce Nivernais est l’inventeur du premier réseau à commutation par paquets et des premières formes d’interpréteur de commandes. Rien à voir avec la Poste. Il fut tout simplement l’un des fondateurs d’Internet…

23. L’ancêtre de la pédopsychiatrie

Le Clamecycois Edouard Seguin (1812-1880), surnommé « le médecin des idiots » mit au point la première méthode éducative destinée aux enfants attardés qui ne trouva pas d’écho avant son exil aux USA, où son travail est considéré comme l’ancêtre de la pédopsychiatrie. Avant cela il avait collaboré avec Jean Itard et travailla avec lui sur le principe d’une médecine fondamentale : l’ORL.

24. Le Père Castor

Est-ce à force d’observer les castors de la Loire que Paul Faucher (1898-1967) imagina de donner le nom de Père Castor à sa maison d’édition qui « inventa » le livre imagé (album) pour enfants et fut un pionnier de l’éducation nationale ? Ce courant de pensée prônait une nouvelle approche pédagogique qui permet à l’enfant de se construire par le biais d’activités qui le stimulent et favorisent son autonomie, comme le castor…

25. La Nièvre c’est fou !

Salvador Dali, aussi connu pour ses tableaux que ses excentricités, prit deux décisions qui changèrent la marche de l’univers (ou presque). Il déclara que la gare de Perpignan était le centre du monde et désigna son photographe nivernais Robert Descharnes (1926-2014), comme seul héritier de son expertise.

26. Céréalier

C’est peut-être à force de ruminer l’actualité de son époque que le dessinateur de presse Paul Audin né à Nevers en 1939 et mort à Dijon en décembre 2017, choisit le nom d’Avoine pour publier ses dessins entre 1960 et 2008 dans la quasi totalité des titres de presse français.

27. Boire ou conduire (un train), il faut choisir

En 2017, un conducteur du train Paris-Clermont oublia de s’arrêter en gare de Nevers et poursuivit son rail jusqu’à Saincaize… avec 3,34g d’alcool dans le sang. Condamné à un an de prison avec sursis, il expliqua qu’il croyait la gare de Nevers beaucoup plus loin.

28. La fille du Père Noël

Elle s’appelle Marie-Noëlle Cossais, est née à Varzy, où elle a grandi avec sa mère, Jeanne Barbier et est la fille du Père Noël. C’est ainsi en tous cas ce qu’a décidé Jacques Dutronc, en résidence à La Chapelle-Saint-André, qui la rencontra dans un restaurant et qui eut vite fait d’improviser : « C’était la fille du père Noël, elle s’appelait Marie Noëlle, j’étais le fils du Père Fouettard, je m’appelais Jean-Balthazar… »

29. Les Nohain : et au milieu coule une rivière

Maurice Étienne Legrand, né à Corbigny en 1872,  ne s’imaginait sans doute pas qu’en prenant pour pseudonyme le nom de la rivière qui traversait le village de Donzy, où il passait ses vacances enfant et en devenant poète sour le nom Franc Nohain, il allait fonder l’une des dynasties du spectacle. Son fils, Jean Nohain, parolier (« Puisque vous partez en voyage », c’est lui), animateur de radio dès 1923, fut l’un des grands précurseurs de la télévision où il créa nombre d’émissions mythiques jusqu’en 1972 (36 chandelles, c’est aussi lui), et son fils Dominique Nohain (disparu en 2017 à 91 ans), soldat de la libération de Paris dans la division Leclerc qui fut acteur, scénariste, metteur en scène, comme son oncle et son cousin, Jean-Claude et Claude Dauphin et qui, à 91 ans, venait chaque année dans la Nièvre.

30. L’inventeur du ciment est nivernais !

Le jeune ingénieur neversois Louis Vicat (1786-1861), inventeur en 1818 de la chaux hydraulique et du ciment artificiel, n’en déposa jamais les brevets et passa à côté du pactole. Ballot ? Non, altruiste. Le Baron Thénard qui admirait ses travaux salua en lui « celui qui préféra la gloire d’être utile à celui d’être riche », c’est beau comme de l’antique. L’opportuniste Joseph Aspdin, entrepreneur britannique, aura moins de scrupules à déposer un brevet sur la base du procédé de fabrication énoncé par Louis Vicat pour un produit qu’il nomme commercialement : Ciment « Portland ». L’Etat et l’Académie des Sciences reconnurent malgré tout au Nivernais la paternité de l’innovation et lui attribuèrent une rente de 6 000 francs or en 1845.

31. Un drôle de paroissien

Avant de fonder le Couvent Saint-Gildard qui accueille aujourd’hui Sainte-Bernadette et la congrégation des « sœurs de la Charité de Nevers »,  Dom Jean-Baptiste Delaveyne (1653-1719), prêtre bénédictin né à Saint-Saulge, mena une vie quelque peu dissolue, amateur de mondanités et de jeu, illustrant mal le voeu de pauvreté ordonné par son sacerdoce jusqu’au jour où le curé de Saxi-Bourdon fit une remarque sur son logement fastueux : « Saint Benoît n’était pas si bien dans le Subiac ». La révélation fut là!