Saviez-vous que la Tour Eiffel est nivernaise ? Si son visage ne vous est pas inconnu, c’est que Patrice Koechlin est le Directeur du centre de formation de l’USON. Ce que l’on sait moins en revanche, c’est que derrière le logo de l’USON qu’il arbore fièrement, se cache une autre histoire…

Quand on remonte dans son arbre généalogique, il y a de quoi s’accrocher. Car Patrice Koechlin n’est autre que l’arrière-petit-fils de Maurice Koechlin (1856-1946). Si ce nom ne vous dit peut-être rien, il a en revanche contribué plus que beaucoup d’autres à la grandeur de la France, du moins à son image : « Mon aïeul avait 23 ans en 1879 quand il est entré dans l’Atelier de constructions Eiffel. Il était alors venu pour travailler sur le pont de Garabit, en tant que chef de bureau ». 

L’exposition universelle de 1889

Chez Eiffel c’est par un projet que Maurice Koechlin va entrer dans l’histoire. Avec Emile Nouguier, chargé de la direction des études techniques et des montages chez Eiffel, ils répondent, en 1884, à la commande du Président du Conseil, Jules Ferry, qui veut faire ériger, en vue de l’exposition universelle de 1889, le plus haut monument du monde. Et ce sont eux qui vont proposer la construction d’une tour métallique.

D’abord réticent, Gustave Eiffel refuse le projet. Mais le dessin exposé au Grand Palais suscite un tel engouement que Gustave se ravise et rachète aux deux ingénieurs le brevet de ce qui allait devenir le symbole de la France. Plus à un symbole près, c’est aussi Koechlin qui effectuera les calculs de l’ossature de la statue de la liberté du sculpteur Bartholdi.

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Si aujourd’hui Patrice Koechlin est fier de cet illustre ancêtre, il n’en conserve qu’un privilège : « Depuis 1889, notre famille peut accéder gratuitement à la Tour Eiffel. C’est un privilège perpétuel et comme je suis aussi enseignant, j’emmène souvent mes élèves pour l’ascension ». Et voilà comment la Tour Eiffel est devenue nivernaise !

L’humilité rend invulnérable

(Marie Von Ebner-Eschenbach)

Comme sa tour, Maurice Koechlin restera dans l’histoire. Mais il n’aurait pas aimé cet article. En son temps, il trouva ridicule un article de l’Excelsior le désignant comme Le père de la Tour Eiffel. « Le père incontestable de la Tour, c’est Eiffel. »

A ceux qui lui demandaient comment il avait fait pour la construire, il répondait toujours avec humilité : « C’est comme le mécano. On a si bien préparé les pièces dans les ateliers de Monsieur Eiffel que quand on a construit, on a eu besoin que de vis et de clés à molette. »