Dans le domaine du rêve, il y a ceux qui vendent des promesses, ceux qui jettent de la poudre aux yeux et Patrick Guillouard qui a transformé un moment de bonheur en une petite entreprise à Chateauneuf-Val-de-Bargis : Carré de Trèfles, qui détient le monopole de la culture et de la commercialisation d’un porte-bonheur universel, le trèfle à quatre feuilles.

C’est l’histoire d’un type qui un jour a une révélation et se met à vendre un trèfle porte-bonheur dans le monde entier. Difficile à croire? Et pourtant… tout débute comme un conte de fée et se poursuit comme un compte de feuilles, un jour où Patrick Guillouard a été heureux. “J’étais en voiture, un jour de printemps, j’ai ressenti un grand moment de bonheur et je me suis demandé comment je pouvais matérialiser cet instant de bien-être pour le transmettre”.

Tellement heureux qu’il a transformé sa bouffée de nirvana en PME du bonheur. Il fallait au moins être un ancien publicitaire à Paris pour avoir une idée pareille. N’empêche que c’est comme ça qu’est née Carré de Trèfles, une entreprise florissante qui commercialise des trèfles à quatre feuilles porte-bonheur.

C’est d’autant plus balèze que le trèfle à quatre feuilles n’existe pas “On parle de 4 feuilles alors qu’il s’agit en fait d’une seule feuille de quatre folioles” d’où le nom de trifolia depens. Mais bon, forcément, s’imaginer un dimanche – au bord de l’eau – avec sa délicate fiancée vous disant “ tu me trouves un trèfle à quatre folioles ?”. Ça fait un peu trop texan pour être romantique.

Le trifolia depens, Patrick Guillouard en a fait son meilleur ami et il en met partout : marque-pages, bijoux, porte-clefs, ronds de serviettes… après l’avoir découvert par hasard, en 1999 dans les laboratoires du Docteur Claire Mousset Desclas, à l’INRA de Bourgogne : “J’ai pris rendez-vous avec elle et je lui ai expliqué mon projet. J’ai déposé un dossier. Nous avons été deux entreprises retenues, mais la seconde s’est désistée.

C’est comme cela que j’ai obtenu l’exclusivité mondiale de la culture du trèfle à quatre feuilles sous licence de l’INRA”.

Et depuis 1999, sa petite entreprise Carré de Trèfles prospère à son rythme “Je tiens à ce que nous restions une entreprise artisanale”. Mais ce sont tout de même 13 à 20000 trèfles par an qui sont cultivés dans un endroit tenu secret dans le nord de la Nièvre, un marché important au Japon, un catalogue de 150 références et une vingtaine de pièces nouvelles par an créées par sa fille Géraldine.

Bref, va chercher bonheur sur carredetrefles.com