TEXTE : EMMANUELLE DE JESUS ET ANTOINE GAVORY

Vous n’avez pas pu manquer les affiches du Dîner Rose qui se déroulera le 14 octobre prochain, au Palais ducal dans la cadre de la 10ème édition d’Octobre Rose contre le cancer du sein ! Pour ceux qui y chercheraient Chantal Goya en robe de taffetas ou Eddie Barclay en tutu, inutile de vous précipiter. D’une part le dîner a affiché complet en deux jours pour ses 160 convives, d’autre part, la soirée est beaucoup moins mondaine et futile. Mais vous y rencontrerez le sourire légendaire de son organisatrice, Florence Vard.

 

Silhouette athlétique, toujours souriante et branchée sur du 230 volts, Florence Vard voue depuis des années une véritable passion à la course à pied. Quand on lui demande pourquoi court-elle ? Elle peut dorénavant répondre depuis que cette ancienne infirmière – désormais professeur en BAC Pro Accompagnement Services et Soins à la personne au Centre scolaire Notre-Dame – a rencontré Chloé, une jeune femme de 25 ans atteinte d’un cancer du sein. « Pour la première en 2014, c’est avec mes élèves que nous avons voulu nous mobiliser pour l’association de Chloé « On est là » qui réunit des jeunes qui ont été ou sont atteints par le cancer, dit-elle, cette année, nous ouvrons à tout le monde ». Cinq euros pour se réunir, amener son plat le plus rose possible, s’habiller de rose – se voir offrir l’apéritif – et participer à rendre la vie en rose à des dizaines de jeunes : «Je demande 5€ par personne, mais les hôtes donnent plus en général. L’an dernier nous avons récolté 850€, j’espère atteindre 1000 euros ». Cet argent ne sert pas à la recherche mais il permettra à des jeunes de toute la France de prendre le train pour participer à La Course des héros, à Saint-Cloud, le 19 juin 2016, une course qui permet de récolter des fonds pour 200 associations se mobilisant tant pour l’environnement que contre les maladies.

 Maintenant, quand on me demande pourquoi je cours, je le sais

Florence Vard, elle, de son côté, participe à toute sorte de mobilisations : Marathon de Paris, La Bottine de Nevers. « J’ai toujours aimé courir, sans raison, maintenant quand on me demande pourquoi, je le sais ! ». Puisque le dîner a affiché complet en deux jours, elle espère, en 2016, pouvoir trouver un lieu pouvant accueillir plus de monde, d’autant que les soutiens sont là : « Les commerçants de Nevers ont été formidables. Un caviste nous a offert 40 litres de vin, un autre commerçant 450€ de bons d’achat. Une faïencerie a réalisé une pièce spécialement pour la vente aux enchères. C’est une cause qui mobilise parce que l’association de Chloé répond à un vrai besoin : aider les jeunes qui traversent une épreuve difficile à se retrouver, échanger et se soutenir ». Pour 2016, l’objectif est donc fixé : trouver un lieu pouvant accueillir plus de convives et ainsi venir davantage en aide à l’association On est là.

Pour plus de renseignements : www. http://dinerrosenevers.fr et http://asso-onestla.fr.