Ils et elles font vivre les associations pour lesquelles ils et elles se dévouent corps et âme et pour lesquelles ils donnent de leur temps. Bénévole, c’est 365 jours par an, sans jours fériés et surtout les samedis, les dimanches et de nombreux soirs de la semaine, voire la nuit. Koikispass en a sélectionné et rencontré quelques-uns. Ils ne sont pas forcément Président(e)s, rarement dans la lumière et pourtant, sans eux c’est tout un pan de notre culture qui viendrait à disparaître.

Martine Laurent
1,2,3 Bouchons

Quinze années d’existence

Avec Martine Laurent, Présidente de l’association 1,2,3 Bouchons, une quarantaine de bénévoles parcourent la Nièvre pour collecter des bouchons qui seront ensuite triés puis acheminés vers une usine de recyclage. “En 15 ans nous avons collecté quelque 160 tonnes qui ont servi à financer l’achat de fauteuils pour les personnes handicapées par exemple”. Et Martine sait de quoi elle parle. Il y a 25 ans, sa fille Nathalie est devenue paraplégique à la suite d’un accident de moto.

Un dévouement quotidien

Chaque jour, Martine se rend dans le petit local sur la place de l’Eglise à Marzy. Des bénévoles la rejoignent pour trier des bouchons, remplir des sacs… inlassablement elle s’active. Les bouchons, les papiers cadeaux, les interventions dans les écoles, de la maternelle au lycée, pour sensibiliser les enfants et les jeunes au handicap. “Un combat de tous les jours, le combat d’une vie”.

Comment les aider ?

En faisant des dons à l’association pour aider encore davantage ceux qui en ont besoin.

Son super pouvoir :

faire que ma fille remarche

1,2,3 Bouchons
20 Chemin du Magny
58180 Marzy
Tél. 06 65 78 51 39

Jacqueline Cifelli
Zaccros d’ma Rue
& Epicerie solidaire

D’un côté, les arts de la rue

C’est par les arts de la rue que Jacqueline est arrivée au bénévolat. Elle intègre l’équipe, nombreuse, des bénévoles de l’association Alarue en 2003. « Pour voir un peu l’envers du décor », précise l’intéressée, et de poursuivre « les Arts de la Rue sont accessibles à tous, gratuitement », avant de citer le défunt et regretté Jean-Bojko « la gratuité, même pour les riches ». C’est le côté Robin-des-Bois de Jacqueline. héros de son enfance avec Jacquou-le-Croquant. Son plaisir, ses motivations, c’est de mettre sa bonne humeur au service des gens et voir un sourire. Quand l’âge de la retraite sonne, en plus des Zaccros, c’est vers l’Épicerie solidaire qu’elle se tourne.

De l’autre, l’Épicerie Solidaire

Six heures par semaine, elle donne de son temps pour les autres, la culture toujours à portée de mots. « C’est important pour moi que les bénéficiaires puissent faire leurs courses comme s’ils étaient au supermarché ou au marché. Comme Monsieur et Madame Tout-le-Monde ». L’Epicerie Solidaire propose « les billets d’entraide, qui permettent aux bénéficiaires d’accéder aux spectacles de la Maison de la Culture à moindre coût, grâce à la générosité des gens. Une vraie belle initiative. Tout le monde doit avoir accès à la culture, qu’elle soit dans la rue, ou dans une grande salle ».

Comment les aider ?

L’épicerie Solidaire a besoin de bras. Sinon, faites un don, et gardez vos deux bras !

Son super pouvoir :

distributrice de sourires

Zaccros d’ma Rue
12, Quai de Médine
58 000 Nevers
Tél. 03 86 61 17 80
www.zaccros.org

Epicerie Solidaire
44, Rue de la Fosse aux Loups
58 000 Nevers
Tél. 03 86 59 37 71

Julien Charetier
ASAV Hand-Ball

Bénévolat : un 2e temps plein

Le Hand, Julien est tombé dedans tout petit. C’est sa potion magique à lui. Un deuxième temps plein qu’il conjugue avec son emploi à la SNCF. Du lundi au dimanche, le soir, parfois la nuit, il œuvre pour le club depuis plus de 25 ans. Joueur, entraîneur des seniors féminines et de l’équipe « loisir », Julien a également en charge la partie financière du club en tant que trésorier de l’ASAV Hand-Ball. Une passion. Courses pour la buvette et les sandwiches, accompagner les équipes, entraîner, envoyer les convocations…

Sur tous les fronts

« Entre les entraînements, les matches, la tenue des comptes, la préparation du matériel, des séances… le hand c’est du lundi au samedi… J’essaye de préserver mes dimanches en famille, mais ce n’est pas toujours facile ». Son engagement de bénévole, Julien l’a hérité de Jean Bourcier, « mon mentor ». « Il m’a mis le pied à l’étrier. Et puis, j’ai toujours aimé faire, organiser… c’est naturel chez moi. Des besoins ? Bien sûr oui, que les jeunes s’impliquent dans la vie du club, on a besoin d’eux, et que les anciens restent pour apporter leurs expériences et l’esprit club ! ».

Comment les aider ?

Nous ne sommes jamais assez nombreux pour accompagner, arbitrer, encadrer…. alors allez-y !

Son super pouvoir :

ses journées font 48h

ASAV Hand Ball
15, rue du 11 novembre 1918
58 640 Varennes-Vauzelles
Tél. 06 13 41 21 48
www.asavhandball.fr

Alain Bonnet
AS Saint-Eloi Football

Coup de chapeau à la famille Bonnet !

Chez les Bonnet, le bénévolat, c’est quasi une religion. Et ça se passe en famille. Dans le sillage d’Alain, le père, il y a Simone, l’épouse et les deux filles, Amandine et Frédérique. L’une est secrétaire, l’autre trésorière. Leur truc, c’est le foot et le club
de Saint-Eloi. Alain est devenu Président par la force des choses, pour que le club survive. Sa passion pour le sport, le foot en particulier, a rythmé sa vie, celles de son épouse et de ses filles également.

La passion du foot chevillée au corps

Du traçage de terrain la veille des matches, au lavage des maillots, celui des vestiaires, en passant par la tenue de la buvette et les petits tracas du quotidien des joueurs, Alain et les siens sont partout. « La satisfaction ? Les résultats sportifs de nos équipes seniors et l’état d’esprit du club. Un club, dans un village, c’est plus qu’un club, c’est un lien social, un lieu de vie, d’échanges et de partages ». Alain, c’est un Président à l’ancienne, un Superman paternaliste et protecteur. « Notre dernière recrue, Chichi, s’est retrouvé aux urgences après un match. C’est nous qu’il a appelés pour venir le chercher. C’est ça la vie d’un club » insiste Alain dans ce large sourire qui le caractérise si bien.

Comment les aider ?

En amenant vos enfants à l’école de foot, car oui, il y en a une !

Son super pouvoir :

il est partout à la fois !

AS Saint-Eloi Football
Rue de la Gare
58 000 Saint-Eloi

Sandra Pardal
Association du Conseil Citoyen

Madame le Maire du Banlay

Sandra, c’est un peu Madame le Maire du Banlay. On vient sonner à sa porte pour tout et n’importe quoi, et c’est toujours avec le sourire qu’elle vous accueille. « Je connais la moitié du quartier, et l’autre moitié me connaît » plaisante-elle. À 45 ans, maman de 5 enfants, Sandra est « LA » personne sur qui compter et qui donne de son temps et de sa bonne humeur, sans compter non plus. Membre du Conseil d’Administration du centre social du Banlay, elle décide, avec Monsieur Litout, de monter une association « le Conseil Citoyen ».

Une association pour le Conseil Citoyen

« Pour peser dans les décisions, être un interlocuteur privilégié dans les travaux d’envergure programmés sur le quartier, organiser des actions, des fêtes sur le quartier ». Les engagements de Sandra – ils sont nombreux – sont autant de sources de satisfaction. « Donner le sourire aux gens, c’est ce qui me motive ». Et en échange, ils ont le sien. Depuis les associations de parents d’élèves au conseil citoyen, en passant par le Prado, où elle s’occupe du vestiaire, c’est bien plus qu’un plein temps qu’elle occupe pour aider les autres. Une Wonder Woman, toujours présente.

Comment les aider ?

En rejoignant le conseil Citoyen, l’Union fait la force !

Son super pouvoir :

de l’amour pour tous !

Association du Conseil Citoyen
Centre Social Medio Banlay
Rue George-Guynemer
58 000 Nevers
Tel : 03 86 57 24 10

Dominique Thévenot
AFPLI, Association Familiale de Prévention et de Lutte contre l’Illettrisme

Le déclic après la retraite

À 63 ans, Dominique donne de son temps pour les autres. « Le déclic est venu peu de temps après la retraite. Un collègue de mon âge parti à la retraite en même tant que moi, est décédé. Je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose ». Ancien agent de maîtrise chez Aperam, Dominique a gardé le goût du contact et celui de la transmission. Lorsqu’une connaissance lui parle de l’Afpli, Dominique prend rendez-vous dès le lendemain. Un premier entretien, un stage en immersion… Et voilà 3 ans maintenant qu’il intervient au Centre Social du Banlay et dans les locaux de l’Afpli pour apprendre la langue française aux migrants, aux primo-arrivants.

Apprendre la langue française aux migrants

Cinq heures par semaine en face à face, mais beaucoup d’heures de préparation. « Donner du temps aux autres, je l’avais déjà fait dans le sport, là c’est autre chose, une autre approche. Il y a des gens de tous horizons, de toutes cultures. C’est très enrichissant d’un point de vue personnel. Une de mes plus grandes satisfactions, c’est d’écrire un mot, une phrase sur le tableau et que la personne comprenne. Il y a de vrais échanges, des  rapports humains qui vont au-delà de ce qui se passe dans les cours ».

Comment les aider ?

En devenant vous-même bénévole pour partager vos connaissances.

Son super pouvoir :

Tout ce qu’il vous explique, vous le comprenez immédiatement

AFPLI
Rue de la Gare
24 Chemin des Bas-Montots
58 000 Nevers
Tél. 03 86 36 97 89

Christiane Pierdet
Cimade

De sacrées leçons de vie

Christiane l’humaniste est de tous les combats, de toutes les manifs pour la liberté, c’est une militante de la Paix dans le monde, de l’amour entre les gens et entre les peuples. « En étant à l’écoute, aux côtés et au contact des migrants, ils nous donnent une incroyable leçon de vie. Ils sont positifs, ont confiance dans l’avenir malgré les épreuves traversées ».
Telle sœur Emmanuelle, elle est à l’ouvrage, sept jours sur sept, la nuit aussi..

La cause des migrants, depuis plus de 35 ans

14h, mercredi, permanence de la Cimade. Ils sont déjà nombreux à l’attendre. Christiane est là, au rez-de-chaussée avec une famille. Un des leurs est au commissariat de police. Elle écoute, répond, donne des conseils sur la marche à suivre, rassure. La cause des migrants, voilà plus de 35 ans qu’elle l’a embrassée. En tant que salariée d’un centre de réfugiés à Montauban, et en tant que bénévole à la Cimade, déjà. De retour à Nevers au début des années 2000, elle rejoint naturellement l’antenne locale de la Cimade et met en place le festival Migrants Scène.

Comment les aider ?

« Des besoins ? Oui. Bien sûr. En hébergement. Pour que ces gosses ne dorment plus dehors. Besoin de bénévoles pour l’accueil, l’aide et l’accompagnement de ces gens, de ces familles déracinées »

Son super pouvoir :

un toit pour tous !

Cimade
5 bis, Rue Vauban
58 000 Nevers
Tél. 07 89 41 80 07

Christian Bettini
Café Charbon

Bénévole depuis 1997, président depuis 2018

Il en fallait un pour prendre la suite d’Olivier Cribier, Président sortant. Christian Bettini n’a pas botté en touche. Le Charbon, c’est un peu chez lui. On l’a vu au vestiaire, à la buvette, à l’entrée… à l’accueil des artistes. Enfant du rock, et aujourd’hui papy rock’n’roll, le Café Charbon c’est comme sa famille. « Le rock c’est mon univers depuis toujours, ce n’est pas une contrainte pour moi. J’y suis tous les deux jours, les soirs de concert… ».

Autre chose que ce que l’on nous sert à la télé

Depuis 20 ans, il en a vu défiler du monde. « Du bon et du moins bon, mais autre chose que ce l’on nous sert à longueur d’ondes ou de plateaux télé. C’est la vocation du Charbon, et c’est une chance, d’avoir un tel outil culturel à Nevers ». Christian, il est comme ça. Cash et franco de port, attaché à ses racines rock et à certaines valeurs. « Ici, tout le monde se connaît. Quand je dis que c’est une famille, ce n’est pas un vain mot. C’est ici que j’ai rencontré Evelyne, en 1997. Elle est devenue ma moitié et bénévole au Charbon ».

Comment les aider ?

En rejoignant la grande équipe des bénévoles du Charbon, surtout si vous avez moins de 25 ans.

Son super pouvoir :

lire dans la tête des gens

Café Charbon
10, rue Mademoiselle Bourgeois
58 000  Nevers
Tél. 03 86 61 23 52
www.aucharbon.org

Cinq raisons de faire un don à une asso

  1. Vous verrez, vous vous sentirez bien mieux ! ça vaut un doliprane.
  2. Aider les autres, parce que vous n’êtes pas égoïste, parce que si, en fait vous l’êtes un peu.
  3. Bénéficier d’une réduction d’impôt et gagner une tranche, sait-on jamais.
  4. Devenir adhérent, voire bénévole, un risque à prendre !
  5. Rencontrer plein de gens supers cools, pour les célibataires, la rencontre d’une vie…

Les associations dans la Nièvre

1 300 000 C’est le nombre estimé d’associations actives en France. 85 milliards d’euros, soit environ 3,2 % du PIB français : tel est le budget cumulé des associations actives

entre 4 200 et 5 300 C’est le nombre d’associations actives dans la Nièvre, ce qui représente environ 43 000 à 50 000 bénévoles, soit 13 à 14 bénévoles par association en moyenne. Plus de 20% des nivernais sont donc bénévoles dans une association, bravo !

Les secteurs : Sport, culture, solidarité, citoyenneté, santé, éducation…