Recevez les bons plans du week-end

Tous les vendredis, les idées sorties du week-end dans votre boite mail

Sentiers de randonnée : balèzes, les baliseurs !

Quand on partait de bon matin, quand on partait sur les chemins, en balisage… À gauche : Jean-Pierre Durif (74 ans, 34 ans de FFR) et Dominique Beynes (75 ans, 15 ans de FFR) / Photo par Emmanuelle de Jésus pour Koikispass

Si les sentiers de GR (grande randonnée), de GRP (GR de pays) ou de PR (promenade et randonnée) sont accessibles, correctement indiqués et répertoriés, c’est grâce aux bénévoles de la Fédération française de randonnée : les baliseurs. Deux chevronnés nous ont montré leur tour de main.

9 heures sonnantes au clocher de Sauvigny-le-Bois, sentier de Chassy : je rejoins Dominique Beynes et Jean-Pierre Durif, membres du Comité départemental de la randonnée pédestre de la Nièvre et baliseurs officiels de la Fédération française de randonnée – c’est inscrit sur le gilet jaune qu’ils arborent, en plus du sourire. Ces deux-là sont des copains, ce que confirme Dominique Beynes : « Dès que j’ai su que vous vouliez voir un balisage, hop, j’ai appelé Jean-Pierre. »

Au pied des deux compères, la « boîte » (un cube en bois style boîte à pêche) contient le matériel : pochoirs, pots de peinture aux couleurs officielles de la Fédé (rouge, blanc et jaune), autocollants pour les marquages sur les supports métalliques, peinture grise et marron pour effacer les marquages, et divers petits outils qui se révéleront bien utiles. Bon, ben… Y a plus qu’à ! Hop !

À quelques mètres de nos voitures, un marquage de continuité autocollant (un trait jaune horizontal qui confirme que l’on est bien sur le sentier) a été placé un peu trop haut sur un poteau. Il convient de le retirer (heureusement que Dominique a un canif, le bougre est bien accroché) et de le remplacer par deux autocollants neufs, un sur chaque face. « Nous marquons dans les deux sens dorénavant », explique Dominique Beynes tandis que Jean-Pierre Durif lui fait remarquer une croix jaune délavée à l’arrière d’un panneau de l’autre côté de la route. « Un ancien marquage, confirme Dominique. On va l’enlever ! » Pour neutraliser la chose, un coup de peinture grise qui se confond avec le métal. Hop !

Le long de l’étang, les baliseurs repèrent un trait jaune à moitié dissimulé par des branches. Trois coups de sécateurs plus tard, il est bien visible. « Pour de gros travaux comme un arbre à dégager ou un élagage, on avertit la communauté de communes, voire l’ONF », explique Dominique. Plus loin, c’est sur un arbre qu’il faut intervenir : la marque a pâli, il faut la rafraîchir en utilisant peinture et pochoir. Une heure plus tard, on a parcouru cent mètres et les baliseurs sont intervenus une dizaine de fois ! Le tout dans la bonne humeur.

Évidemment, en situation réelle, ils sont nettement plus rapides : en 2020, entre deux confinements, les baliseurs de la Nièvre sont parvenus à vérifier 600 km de sentiers en deux mois et demi ! La prochaine fois que vous emprunterez le GR 3, le 13, le 654 ou le GRP Tour du Morvan dans leurs portions nivernaises, ayez donc une pensée pour ces bénévoles qui vous auront tracé le chemin…

Je veux être baliseur !

Pour arborer le gilet de baliseur, plusieurs conditions sont requises : être licencié de la Fédération française de randonnée et effectuer un stage de deux jours avec cartes IGN, boussole, potassage de la charte officielle de balisage et stage pratique. Ensuite, c’est sur le terrain et avec des baliseurs aguerris (ils interviennent toujours à deux pour réagir en cas d’incident) que l’on apprend le métier. À noter que la FFR défraie les déplacements des baliseurs ainsi que le matériel. Pour le reste, c’est du bénévolat au service de tous. On dit merci qui 

Recevez les bons plans du week-end

Tous les jeudis, les idées sorties du week-end dans votre boite mail