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Concerts dans les bars, boum dans le parc… Nevers à Vif veut faire du centre-ville une salle de concert XXL

La nouvelle édition de Nevers à vif se déroulera du 27 au 31 octobre au Café Charbon et dans les bars à Nevers / Photo par Café Charbon Nevers
La nouvelle édition de Nevers à vif se déroulera du 27 au 31 octobre au Café Charbon et dans les bars à Nevers / Photo par Café Charbon Nevers

Relancé l’an dernier, Nevers à Vif s’est donné pour mission d’exporter l’énergie du festival en dehors des murs du Café Charbon. Alors que la prochaine édition se déroulera du 27 au 31 octobre, Koikispass a voulu en savoir plus auprès du directeur, Ludovic Renaux, et du responsable de la communication, Hugo Paluch.  

Quelle est l’histoire de Nevers à vif ? 

Ludovic Renaux : Nevers à Vif est né à la Maison des Montots dans les années 80. Il a fait partie des premiers festivals alternatifs en France et a eu beaucoup d’écho à l’échelle nationale. Parmi les nombreuses anecdotes qui ont fait la légende du festival, il y a celle sur Nirvana. Au début des années 1990, les programmateurs de l’époque avaient reçu une demande du tourneur du groupe. Il y a eu hésitation mais finalement ça ne s’est pas fait. Ce n’était pas encore le Nirvana de Smells Like Teen Spirit et il était impossible de deviner l’impact qu’allait avoir le groupe. Mais cela démontre à quel point Nevers à Vif était vu comme The place to be pour les groupes alternatifs qui sont devenus pour certains des références. 

Pourquoi avoir relancé le festival ?

Ludovic Renaux : Parce que c’est un moment convivial qui se tient pendant les vacances de la Toussaint, période durant laquelle les étudiants et les anciens Neversois reviennent dans leur famille. Il aurait été dommage d’y mettre fin. C’est aussi une vitrine de tout ce qui se fait au Café Charbon tout au long de l’année, notamment s’agissant de l’accompagnement des  groupes locaux. Ils seront à l’affiche dans les bars de la ville lors de la soirée « Bars à Vif ». Dans un tout autre genre, H-Burns & The Stranger Quartet rendra hommage à Leonard Cohen lors d’une soirée au théâtre municipal. C’est un rendez-vous qui s’annonce très « classieux ». Ce n’est certes pas là où l’on va pouvoir pogoter mais c’est là où l’on va pouvoir rêver. Enfin nous n’oublions pas le jeune public avec une programmation qui leur est dédiée le mercredi. On cherche vraiment à s’adresser à tout le monde.

Comment avez-vous construit la programmation ? 

Ludovic Renaux : Nous avons fait en sorte de travailler main dans la main avec les artistes. Par exemple, Pony Pony Run Run, Bandit Bandit et Casablanca Drivers se connaissent et vont se partager la scène le 30 octobre. La programmation est pensée de sorte que les groupes qui ont plaisir à être ensemble aient l’occasion de se retrouver. Du coup, le public peut en attendre une énergie différente. Lorsqu’un groupe est content de jouer avec un autre, il y a quelque chose de magique qui se passe et que l’on ressent. Avec Nevers à Vif, on n’est pas sur une succession d’artistes qui se passent le micro.

Hugo Paluch : Nous avons également choisi d’avoir une soirée consacrée au punk avec Violent Sadie Mode, lauréat du prix des Inouïs au Printemps de Bourges cette année, et Meryl Streek, en pleine ascension et qui travaille avec des groupes comme Fontaines D.C. que l’on retrouvera à Bercy en novembre.  

Ludovic Renaux : L’émergence est vraiment le point fort du festival. Que ce soit Violent Sadie Mode, Meryl Streek ou Casablanca Drivers, on est sur des artistes appelés à prendre de l’envergure.

Avec Nevers à Vif, on vient pour se laisser surprendre par des programmateurs plutôt que par les algorithmes…

Hugo Paluch : C’est l’essence même du festival. On vient pour des têtes d’affiche mais on en profite pour élargir son champ d’écoute avec MDNS ou Casablanca Drivers qui représentent l’avenir de la scène musicale française. C’est une chance de pouvoir profiter de tels artistes qui plus tard tourneront certainement dans de plus gros festivals et de plus grosses salles.

Ludovic Renaux : Venir assister à Nevers à Vif, c’est être aux avant-postes de la scène musicale de demain. Pour autant, notre modèle ne rejette pas les algorithmes car on voit bien que les groupes que l’on programme se sont fait connaître grâce aux réseaux sociaux. Aujourd’hui, ce mode de diffusion s’impose à eux. 

D’où viennent les festivaliers ?  

Ludovic Renaux : Même si le festival est pensé avant tout pour le public local, nous avons eu la surprise de constater l’an dernier qu’une part importante des festivaliers venait des régions limitrophes comme le Centre-Val de Loire, l’Auvergne et la région parisienne. Nous avons aussi de nombreux spectateurs d’autres villes de Bourgogne, ce qui signifie que le festival joue un rôle en matière d’attractivité. Contrairement à certains festivals d’été organisés en vase clos sur des terrains en dehors des villes, un festival comme Nevers à Vif cherche à faire découvrir le territoire. C’est la vocation du parcours « Bars à Vif » le 29 octobre. 

Comment va-t-il se dérouler ? 

Ludovic Renaux : Il débutera à partir de 18h30 au café associatif le Pot commun pour ensuite passer par le 13 et les Arcandiers place Mossé, puis le Spot, le Donald’s Pub et le Conti. Les concerts seront gratuits et se succéderont de sorte que ceux qui le souhaitent puissent profiter de toute la programmation. Soulignons que ce sont les bars qui paient les artistes, ce qui témoigne d’une grande implication de leur part pour faire vivre le festival et le centre-ville. 

Justement, à l’heure où les centres-villes doivent se réinventer et regagner en attractivité, quel rôle peut jouer la culture et un festival comme Nevers à Vif ?

Ludovic Renaux : La désertification du centre-ville est une problématique qui n’est pas propre à Nevers et qui touche toutes les agglomérations, même les plus grandes. En dehors des temps forts comme le sont Nevers à Vif ou les Zaccros d’ma rue, les acteurs de la culture peuvent impulser une dynamique sans être forcément à l’initiative de toutes les propositions. C’est pourquoi nous avons rebondi sur l’idée de Koikispass d’organiser une boum au kiosque à musique du parc Salengro. Elle aura lieu à l’occasion d’Halloween samedi 31 octobre de 16h à 17h30. C’est ce type de collaboration que nous aimerions multiplier à l’avenir. Je rêverais par exemple de concerts chez les habitants. Mais cela peut aussi être des choses que l’on n’imagine pas aujourd’hui. Le dialogue est ouvert. L’objectif est que cela nous dépasse. 

Infos pratiques : festival “Nevers à Vif” du 27 au 31 octobre. Plus d’infos sur cafe-charbon-nevers.com

Propos recueillis par Renaud CHARLES

Le 31 octobre, venez apprendre la choré de Thriller dans le kiosque à musique du parc Salengro

Et si le plus beau dancefloor de Nevers était dans le parc Salengro ? Avec Nevers à Vif, Art Danse et Bonbons service, Koikispass vous convie à un Kiosque Disco d’Halloween le 31 octobre de 16h à 17h30 dans le cadre VIP du kiosque à musique. L’occasion d’apprendre quelques pas de la chorégraphie de Thriller de Michael Jackson avec les danseurs d’Art Danse, de danser en famille sur la playlist d’un DJ assoiffé de tubes des années 80 à aujourd’hui et de faire le plein de bonbons grâce à Bonbons Service. Le tout gratuitement à condition de s’inscrire et de venir costumé. Inscription gratuite et obligatoire ici

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