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Consommer local

© Balthus - Adobe Stock

Même si l’industrie a réussi à vous le faire croire : le local n’est pas une exception, c’est la norme. Il suffit pour cela de regarder les boutiques qui fleurissent dans nos villages. Si le consommer local est devenu du militantisme « de bobos », vous préciseront les champions de la mondialisation pour vous faire croire que c’est un truc de riches, nous allons vous prouver le contraire. Consommer local, c’est prendre soin de la planète, de soi, des autres et de son portefeuille. Dans une époque où le « bien commun » est érigé en modèle de vertu, on vous le dit : jetez vos caddies et tournez-vous vers ceux qui vous entourent. Pour le prouver, on s’est donné un défi : organiser un dîner 100% nivernais radical : produits, vêtements… et même le maquillage de Madame…

Christine et Marion, Le Jardin de Marigny © Antoine Gavory

Les légumes : Renouer avec la terre aux Jardins de Marigny

Pendant la crise, un dessin très marrant avait envahi les réseaux sociaux. On y voyait un homme cultiver ses légumes et un jeune (beurk !) clamer : « On va quand même pas manger les trucs qu’on ramasse par terre ».  Aux jardins de Marigny, c’est l’occasion de montrer à ces « sales-gosses-qui-savent-plus-rien-et-qui-passent-leur-vie-sur-leurs-écrans » comme le dit mon voisin Rémy, que les salades ne naissent pas dans des sachets et que les tomates ont une vie avant le ketchup. 

L’occasion de renouer avec la terre 

Le jardin de Marigny, c’est l’occasion de renouer avec la terre, mais cela demande un peu de préparation : aller sur le site internet pour voir ce qui est disponible, enfiler une paire de bottes les jours de pluie, un chapeau sous les grandes chaleurs. à l’entrée, on demande comment ça se passe : « Vous prenez un panier ou une brouette, vous cueillez ce qu’il vous faut et vous revenez me voir ». Car ici, les légumes ne dorment pas dans des bacs humidifiés : ils vivent dans la terre qui les a vus naître jusqu’à ce que vous les preniez.

Ici, on se nourrit avec les saisons

Sur 13 hectares, les serres regorgent de ces « fruits de la terre ». Alors il faut se pencher, s’agenouiller. Des panneaux sont là pour expliquer comment cueillir… Certains légumes ou fruits sont en petites quantités. Mais on ne pense même pas à taper sur son voisin pour choper la plus belle salade. Après une bonne heure – le temps de faire le tour – à flâner entre les allées, on finit à la caisse. Et là c’est la bonne surprise : pour un chou, deux salades, des épinards, quelques pommes de terre et des tomates qui embaumeront la voiture, on débourse 9 € et on en aura pour au moins une semaine… 

Alors bien sûr, inutile d’aller chercher des tomates en février ou des asperges en automne. Ici, on se nourrit avec les saisons, les légumes ne sont pas calibrés, ou uniformisés, ne pourrissent pas au bout de deux jours… et le tout prend un peu plus de temps que de choper un sachet de légumes prédécoupés dans le frigo de votre supermarché. Mais en sortant de là, on se sent un peu plus en osmose avec la nature et surtout on sait ce que l’on mange !

www.jardindemarigny.com

Le bon plan  

L’Escargot de Paille à Sauvigny-les-Bois

Il propose des escargots élevés et préparés sur place. L’occasion aussi de découvrir la Ferme des Avenières, l’une des plus anciennes fromageries nivernaises (puisqu’elle existe depuis 1888) qui propose des fromages blancs au caillage naturel (sans présure) et les traditionnels fromages de vache à l’ancienne.


Elisabeth Fally, Morvan Cosmétiques © Antoine Gavory

Instant beauté avec Morvan Cosmétiques

C’est la rentrée ! Et la tronche qui va avec… L’automne ne va pas tarder et l’idée de reprendre le chemin du boulot dans ces temps incertains n’est pas réjouissante. Mais heureusement on a découvert les produits de Morvan Cosmétiques. 

Paumée dans un hameau d’Empury, près de Lormes, Elisabeth Fally est tombée dans la cosmétique grâce à un livre : « J’étais à Paris, j’avais cette vieille maison, et je suis venue m’installer ici. Comme j’étais maquettiste j’ai eu l’occasion de travailler sur un livre qui parlait des huiles essentielles. Je m’y suis intéressée. J’ai commencé à faire des produits pour moi puis pour mes amis. J’ai fini par quitter mon métier et me lancer dans la commercialisation… ». 

Instant recette

Dans son laboratoire, à la cave, des shampoings secs, du savon à barbe, le tout dans un mélange de fragrances d’huiles essentielles et des “savons de Marcelle” : citron, Ylang, patchouli prêts à partir et d’autres qui sèchent : “Il faut environ 3 semaines pour que la saponification à froid se fasse”. Au passage, on récupère la recette du savon DIY (Do it yourself) : hydroxyde de sodium (le seul ingrédient pas bio), huile, huiles essentielles. 

Des produits 100% naturels 

Tandis que Girolle, le chien nous fait la cour, on essaie un stick à lèvres, un baume anti-inflammatoire : “Comme je ne mets pas d’eau, les produits sont 100% naturels et au maximum, j’essaie d’utiliser des produits locaux : le miel, l’huile de colza”. Aujourd’hui Morvan Cosmétiques propose une gamme de 20 produits : baumes anti inflammatoires, hydratants, pour la circulation… et se lance dans la création d’un dentifrice. Pour cette fois, on repart avec des savons au citron et un stick à lèvres mais on sait que l’on peut retrouver tous les produits en circuits courts dans la Nièvre et la Côte-d’Or ou sur le site internet.

www.morvancosmetiques.fr

Le bon plan  

Passez par Lormes ! 

Vous y découvrirez les artistes Thierry Vasseur, photographe des mythiques romans d’espionnage SAS et Gisèle Didi dans leur atelier puis allez déguster un burger Made in US à l’ancien garage La Recyclerie préparé par Robb, ancien cuisinier à Los Angeles, autour d’un verre de vin bio !


Emmanuelle-Marie Remise, Malam © Yann Pendaries

Fashion : Se mettre sur son 31 avec Malam

Quand on parle de consommer local, on ne parle pas que de produits pour le corps ou l’estomac. Et pour le prouver on vous a même dégoté, Mesdames, des vêtements Made in Nièvre… Si si ! Et qui en plus s’exportent dans le monde entier.

Des créations uniques

Ces vêtements-là, on les doit à Emmanuelle-Marie Remise, une styliste parisienne installée à La Charité-sur-Loire depuis 7 ans mais qui a ouvert sa première boutique en 2016. Il suffit de franchir la porte pour se rendre compte que chez elle, on entre dans son imaginaire : “Je crée ce qui me plaît et mes créations sont uniques.” Et pour cause, une virée au premier étage nous donne un aperçu : machines à coudre, stock de tissus dans une pièce entière “de quoi tenir un bon bout de temps.”

Des créations exportées à travers le monde 

D’abord styliste à Paris, elle s’est dit qu’elle pouvait fabriquer elle-même ses modèles. Résultat : ses vêtements vont aujourd’hui directement de son imagination aux portants du magasin : “J’utilise beaucoup de tissus vintage que je récupère dans des vide greniers, puis de plus en plus dans les fins de stocks d’entreprises. Je regarde ce que je peux associer”. Sa force ? Des tarifs volontairement bas pour des robes de créateurs et une écoute attentive des attentes des clients : “J’adapte mes robes en fonction de ce que les gens recherchent”. Chapeaux, sacs, tissus, jupes, la boutique compte pas moins de 500 modèles en plusieurs tailles (ajustables sur place !). Fruit de cette créativité, chaque année la marque nivernaise Malam exporte 40% de ses ventes internet dans 37 pays et Emmanuelle-Marie distille un millier de ses créations à travers le monde…

Le bon plan

Tout est à visiter à La Charité-sur-Loire !

On vous conseille surtout un petit tour à la Goguette, sur l’île du Faubourg. Une guinguette musique restauration où l’on retrouve un peu des gaietés des guinguettes de la Marne.


Alain Aldrin, Barak’Burger © Antoine Gavory

Soirée US’ : le Burger nivernais avec le Barak’Burger

Le problème des soirées, c’est que l’on a des gosses. Et comme tous parents on sait que “les vieux” ça les em… et qu’ils préfèrent largement se taper une soirée séries qu’une conversation sur le pass-sanitaire. Mais, même pour eux, on a trouvé la solution : le burger d’Alain Aldrin.

Ce soir-là, on retrouve Alain avec son food truck à Saint-Saulge, face à la gendarmerie : “On est à la bourre” dit-il, accompagné de l’une de ses employées, Wendy. à la bourre parce que ce soir encore, le Charolais va vivre son rêve américain au Barak’Burger. Il déballe un jambon : “Celui-là vient de chez Harand à Corbigny. Alors oui, on y met le prix mais le goût est incomparable”. 

Success Story

Entre deux canettes à aligner, deux plaques à allumer et les sauces à disposer, il raconte son histoire : “J’était commercial J’ai acheté le camion, puis un fast-food à Corbigny. J’ai aussi repris la Guinguette du Port de Chaumot à Chitry”. Là-bas, le Charolais se mange en grillades, malgré l’absence, cette année, des touristes américains, hollandais habitués à la plaisance. Le food truck, lui, existe depuis quatre ans. 

100% Nivernais 

“Les villages montent crescendo. Actuellement je passe 100 kg de viande par semaine, ça représente un millier de steaks dans les burgers, les tacos”. C’est là qu’il nous montre les affichettes qu’il scotche sur le comptoir du camion : “C’est la traçabilité. Vous voyez, tout vient des producteurs nivernais”. Pour les autres produits, il mise sur la qualité française : “Évidemment on ne peut pas faire les frites maison, et les oignons un temps je les achetais. C’est ma femme qui épluchait et moi qui pleurais !” rit-il. On a à peine le temps de faire une ou deux photos que déjà une première voiture se gare : “Ben alors, j’ai essayé d’appeler ! “ Un sourire, un dernier au revoir. Demain il sera ailleurs et préparera comme ce soir-là entre 40 et 80 burgers : “C’est toujours une surprise !”.

Facebook : barakburger58

Le bon plan  

Découvrez Saint-Saulge 

Une balade dans Saint-Saulge vous fera découvrir la richesse de cette petite ville qui renaît peu à peu de son silence. L’église accueille régulièrement des expositions. Pour déguster votre burger on vous conseille l’étang du Merle : baignade et plage, burger, presqu’un goût de Californie !


Olivier et Valérie Laporte © Antoine Gavory

La viande : à la conquête du charolais avec  Valérie et Olivier Laporte

A Abon, on s’attendait à une ferme. On tombe sur une maison familiale. Dans la cour c’est d’abord Philou, un berger des Pyrénées qui nous accueille.  

Olivier Laporte passe la tête par la fenêtre : “Je reviens du marché au Cadran de Moulins-Engilbert, venez boire un café, Valérie arrive !”. Valérie c’est Madame Laporte et alors qu’Olivier gère les 200 vêlages annuels de Charolaises, c’est elle qui gère la boucherie de la ferme: “Il y a plus de vingt ans que l’on fait de la vente directe. Aujourd’hui, nous avons un boucher à plein-temps. On vend 82 bêtes par an (32 tonnes) uniquement en vente directe”. Quand on pose la question de la grande distribution, la réponse est claire : “Je ne connais pas les prix et je m’en fous. Nous savons ce que nous vendons et nos clients le savent aussi et c’est pour cela qu’ils nous sont fidèles !” 

Amour “vache”

Dans la vitrine, c’est la première fois que nous voyons du chorizo de bœuf. Sur une étagère des conserves préparées à Chemilly, dans l’Yonne et par les Terrines du Morvan à Onlay. Alors que nous suivons Valérie aux stabules, Olivier enfourche un VTT – on comprend alors pourquoi à 55 ans, il en fait facilement 15 de moins. Dans les stabules, évidemment, on ne résiste pas à l’envie de caresser les vaches qui, à vrai dire, s’en moquent un peu : “Vous voyez, dit Olivier, la peau est fine, c’est que la chair est belle. Pour ça j’ai mis du temps à trouver les bons taureaux”. 

Pour la photo, Olivier a enfilé un tee-shirt estampillé Agridemain : “ C’est une association avec laquelle nous sensibilisons les gens sur nos métiers”. Et pour cause, il nous montre une photo de lui à cheval sur une vache pour illustrer la relation qu’ils ont avec leurs bêtes et leur ferme : “Nous sommes aussi aire d’accueil des camping-cars, explique Valérie. Les camping-caristes peuvent rester ici une nuit gratuitement. Nous leur faisons une visite de la ferme et découvrir nos produits”. 

Le bon plan

En sortant de la ferme, prenez le temps de visiter le site

Abon est au cœur de la campagne, à la limite du Bazois et du Morvan ; Ancien prieuré privatisé au moment des lois de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, il reste une superbe petite chapelle privée que Valérie consent à ouvrir de temps en temps aux visites. Et si le cœur vous en dit, la ferme comprend même un gîte rural !


AMAP, Drive fermier, distributeurs… C’est quand qu’on va où ?

Si les moyens de consommer local se sont très rapidement développés avec la crise du COVID-19 avec l’envie de surfer sur l’affection des consommateurs, du côté organisation, c’est parfois un peu nébuleux. Alors, vous qui voulez manger des salades de chez nous, on vous fait un point sur comment ça marche !

Le Drive-fermier : un drive avec des produits locaux

Via le site internet www.nievre58.drive-fermier.fr, vous passez commande (mardi avant 12h) et vous allez retirer vos produits. Pour le moment trois points de retrait existent : à l’ASEM de Nevers le jeudi entre 16h et 19h30, à la salle des fêtes de Saint-Benin d’Azy, le jeudi entre 17h30 à 18h30 ou à la fromagerie des Echameaux à Azy-le-Vif, les vendredis de 10h à 18h.

Le + : On fait tout de la maison, on trouve à peu près de tout et on soutient les filières locales
Le – : La distribution une fois par semaine demande un peu d’organisation mais ça évite les files interminables dans les supermarchés le samedi après-midi !

Avec l’AMAP, vous êtes le VIP du local

A travers un contrat avec une association loi 1901, vous devenez adhérent et vous recevez (chaque semaine en général) un panier de produits de saison et locaux en provenance des producteurs réunis au sein de l’AMAP (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne)

Le + : On ne se pose même pas la question de savoir si c’est de saison
Le – : La variété n’est pas toujours au rendez-vous mais c’est la nature qui commande !

Les distributeurs de produits locaux ont le vent en poupe 

On y trouve du pain, des œufs, des fromages, et même
des pizzas !

Le + : on fait ses courses à n’importe quelle heure, c’est accessible 24h/24
Le – : on ne voit pas le joli sourire de la crémière (ou du crémier!) mais on sait qu’on le soutient quand même.
La Nièvre n’est qu’au démarrage de ce nouveau mode de consommation

Les épiceries du local : un peu partout dans la Nièvre

De Secrets de paysans à Coulanges-les-Nevers, 100% local,
à Hô Producteurs (qui propose aussi des produits d’autres régions) en passant par des boutiques rurales (Le comptoir de Raphaëlle à Saint-Jean aux Amognes, le comptoir gourmand à Moulins-Engilbert, la boutique du terroir à Moux-en-Morvan…), ou encore les magasins à la ferme. Pour trouver votre bonheur : www.petitfute.com. 

Le + : On y trouve de tout… même des produits artisanaux venus d’ailleurs 
Le – : C’est quelquefois un peu plus cher qu’ailleurs mais on sait d’où ça vient


« La Belle Nièvre », la marque 100% de chez nous !

Depuis le 19 mars 2021, les entreprises 100% Nièvre ont leur marque ! 

Lancée par le Conseil départemental, la Belle Nièvre est un label attribué sur commission animée par des agents territoriaux et des représentants des chambres (agriculture, commerce, métiers et artisanat…) aux producteurs, artisans – et même artistes – qui respectent un cahier des charges précis. Si pour le moment les exigences sont purement géographiques (fabriqué ou assemblé dans le département), la marque pourrait évoluer vers des labels spécifiques : bio, haut de gamme… Au-delà de l’aspect pratique, elle espère aussi promouvoir ses savoir-faire à l’extérieur du département. Le plus, c’est que dans le dédale de producteurs locaux, La Belle Nièvre propose désormais un annuaire qui s’étoffe de jour en jour ! Et ça, ça fait un moment qu’on l’attendait ! 

www.labellenievre.fr

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