Formé à l’école d’Alain Ducasse à Paris et inspiré par des chefs comme Cédric Grolet, Logan Richard est arrivé à Nevers avec l’objectif de proposer une offre inédite de « pâtisseries modernes ». Ouverte en septembre dernier, sa Maison Rich’art, située à deux pas de la porte de Paris, attire déjà une foule de gourmands à l’instar de Rémi Belot, journaliste pour Koikispass.
Dans la vitrine, des poires aux couleurs vives côtoient des pommes aux reflets nacrés. Nous ne sommes pourtant ni au marché ni dans les rayons d’un primeur, mais bien chez la Maison Rich’Art, qui a ouvert ses portes en septembre dernier. Ces pâtisseries, ce sont des « trompe-l’œil » qui rappellent ceux de Cédric Grolet, le chef pâtissier du Meurice à Paris.
« Je suis bien évidemment inspiré par quelqu’un comme lui mais aussi par d’autres grands chefs ayant travaillé moi-même dans des maisons reconnues comme la Manufacture d’Alain Ducasse », confie Logan Richard, fondateur de la Maison Rich’Art. Toutefois, contrairement aux vedettes de la pâtisserie qui vendent leurs créations à prix d’or, notre pâtissier entend quant à lui rester accessible au maximum de gourmets : « Tout le monde ne peut pas acheter un gâteau à 17 euros ».
“Je ne veux pas produire une pâtisserie sans saveur”

Après un peu plus de dix ans dans la profession, qui l’ont conduit de la région parisienne – où il a suivi un double cursus de pâtissier et de chocolatier – jusqu’à Saint-Étienne (Loire), Logan Richard a fini par se poser dans la Nièvre. L’occasion de devenir son propre patron. Désormais, c’est lui qui imagine les recettes que sa compagne Maéva et son apprentie Lucie commercialisent sur les étals de la Maison Rich’Art. Comme ces poires ou ces pommes qui n’ont rien à voir avec les classiques poiriers ou tartes d’antan. « Pour la pomme, j’ai revisité un classique de la pâtisserie française avec une compotée façon tatin et une mousse vanille, histoire de retrouver le souvenir d’un parfum de l’enfance tout en consommant une création originale », détaille le maître des lieux.
À ces saveurs traditionnelles s’ajoutent d’autres plus exotiques, comme la coco ou la pistache. Mais Logan Richard essaie toutefois de respecter au maximum les saisons. « On me réclame des fraisiers parce qu’on trouve déjà des fraises dans les supermarchés. Mais je ne veux pas produire une pâtisserie sans saveur alors que la saison de ce fruit commence en mai ». Une rigueur qu’il applique également dans la sélection des autres produits en se fournissant en lait dans une ferme locale ou en n’utilisant que du beurre AOP Charentes-Poitou. Afin d’allier avec maestria esthétique des pâtisseries et éthique dans les savoir-faire.
Infos pratiques : Maison Rich’Art, 17, rue des Ardilliers, Nevers. Ouvert du mardi au samedi de 7h30 à 19h. Entremets “trompe-l’oeil” 4,85 € l’unité, tarte citron meringuée 3,90 €. Plus d’infos sur lamaisonrichart.fr
Rémi Belot





































