Et si c’était fashion de s’habiller local ?
Souchon nous l’avait bien dit…
“Aïe, on nous fait croire, que le bonheur c’est d’avoir, de l’avoir plein nos armoires”. C’était il y a plus de 30 ans. Alain Souchon dépeignait à sa manière dans Foule sentimentale ce que l’on n’appelait pas encore surconsommation. Depuis, nos armoires n’ont cessé de se remplir. Nous achetons aujourd’hui deux fois plus de vêtements qu’il y a une quinzaine d’années et nous les gardons moins longtemps. “La publicité, le marketing et les opérations promotionnelles nous donnent l’impression qu’il est toujours nécessaire de renouveler notre garde-robe”. Ce n’est plus Alain Souchon qui le dit mais Erwan Autret, ingénieur à l’ADEME et spécialiste des textiles. Et il ajoute : “Le marketing pousse l’idée que changer souvent serait donc synonyme de bonheur”. Du Souchon dans le texte. Conséquence de cette boulimie textile, la mode est responsable d’environ 2 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Un pourcentage qui pourrait grimper à 26 % en 2050 si les tendances actuelles de consommation se poursuivent selon Greenpeace. Les alternatives sont simples : acheter moins et dans la mesure du possible, acheter mieux. Et quand on a un doute, on réécoute Alain Souchon…





































