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Les alternatives locales à la “Fast Fashion” bientôt racontées dans un documentaire

Camille Vallet, créatrice de la tissuthèque Imaginéon à Dijon / Photo par Pauline Pelsy-Johann
Camille Vallet, créatrice de la tissuthèque Imaginéon à Dijon / Photo par Pauline Pelsy-Johann

Installée à Nevers depuis trois ans, la réalisatrice Pauline Pelsy-Johann s’est lancée dans une enquête, “Génération slow fashion”, qui sera diffusée à l’automne sur France 3. Elle y montre les alternatives locales à la mode jetable, en Bourgogne et en Franche-Comté. Pour Koikispass, elle en dévoile quelques-unes.

Pourquoi vous être lancée dans un documentaire sur la mode jetable ?

Pauline Pelsy-Johann : Ce projet est né lors d’un tournage au Chili dans le splendide désert d’Atacama. Je suis tombée sur une déchetterie sauvage de vêtements. Ça a été un choc de voir ces montagnes de fringues issues de la fast fashion. Cela génère une pollution énorme pour la planète et les populations autour car ces vêtements sont enfouis puis incinérés. Cette pollution est accentuée du fait que la fast fashion, pour pratiquer des prix toujours plus bas, utilise des matériaux toxiques issus de la pétrochimie et qui sont des polluants éternels.

Quel message avez-vous envie de faire passer ?

Je veux montrer qu’il existe des alternatives pour réduire cette surconsommation. Je suis donc partie à la rencontre de jeunes entrepreneurs et entrepreneuses inspirants en Bourgogne Franche-Comté qui se démènent pour recycler et transformer toute cette matière première.

Quelles initiatives locales vous ont particulièrement marquée ?

J’ai fait la connaissance notamment d’Agathe Rouzaud qui a cofondé la startup Ecollant basée à Auxerre (Yonne). Elle et son équipe ont inventé un procédé permettant de séparer le nylon de l’élasthanne des collants. Car il faut savoir que l’extraction du nylon est un des plus grands facteurs du dérèglement climatique. L’entreprise collecte les collants usés partout en France afin de réutiliser le nylon pour fabriquer de nouveaux collants. J’ai également rencontré la créatrice Camille Vallet, à l’origine de la tissuthèque Imaginéon à Dijon (Côte-d’or). Elle récupère les rideaux, le linge de maison ou les serviettes pour les transformer entre autres en vêtements vendus en ligne sur imagineon.fr/shop. Enfin il y a aussi l’association Coop’agir près de Dole (Jura) qui intervient dans les écoles pour sensibiliser aux dangers de la surconsommation et qui propose des ateliers de fabrication de vêtements.

Et vous, pratiquez-vous la mode responsable ?

Je l’ai toujours fait sans le savoir. Ado, j’achetais des pièces vintage aux Puces de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). J’ai toujours pris soin de mes vêtements que je garde très longtemps. Aujourd’hui, je n’achète que de la seconde main de bonne qualité, bien plus durable que les vêtements pas chers qui se déforment extrêmement vite.

Infos pratiques : le documentaire “Génération slow fashion” sera diffusé à l’automne sur France 3 Bourgogne – Franche-Comté. Plus d’infos sur paulinepelsyjohann.com et sur sur Instagram @generation_slow_fashion

Isabelle Dany.

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