3 randos A VELO !

La monture : Vélo Ravat de 1937… acheté 20€ chez un brocanteur et révisé à la “va comme j’te pousse”. C’est parti pour 3 randos à vélo !

Trois confinements et quelques kilos de plus sur la balance, c’est décidé : on va se bouger. Direction la campagne et à vélo s’il vous plaît ! Autour de Nevers, Koikispass a testé pour vous quelques balades qui sentent bon l’air frais, le poumon aéré et le mollet qui se réveille. Viens je t’emmène, on partira de bon matin, on partira sur les chemins (à bicyclètteuh).

LES AMOGNES
au paradis des arbres

3 randos à vélo : partie 1

Difficulté : Moyenne Kilomètres : 15
Etang de la grippe © Antoine Gavory

La campagne, depuis Nevers, c’est juste de l’autre côté de l’autoroute à Urzy au lieu-dit Pont-Saint-Ours.

Adolescent, je bossais dans l’Auberge – qui accueille désormais des groupes – et je faisais la route en vélo depuis Saint-Martin d’Heuille… Alors, nostalgie de la deuxième moitié du siècle dernier, je pose ma Petite Reine devant l’Auberge. C’est beau comme un pèlerinage.

KM 0 • LA NIÈVRE SAUVAGE
La première chose à voir, c’est la Nièvre telle qu’elle était dans sa jeunesse jusque dans les faubourgs de Nevers et qui a en quelque sorte donné son nom au hameau. Rien à voir avec un quelconque plantigrade : « Ours » était le serviteur de Saint-Aré, évêque de Nevers, envoyé en éclaireur dans la cité neversoise pour prévenir de l’arrivée de son maître et qui se noya avec son cheval dans la Nièvre en crue… L’évêque ayant trouvé le corps, il pria Dieu de ressusciter son domestique zélé. Ceci fut fait, Ours put continuer son service et, pour prévenir d’autres drames, un pont fut construit. La croix qu’on y voit est un souvenir de la guerre de 1870, ex-voto posé pour remercier Dieu d’avoir permis que le village soit épargné par les Prussiens.
L’endroit vaut un arrêt : l’ancien moulin transformé en logements, la barque, le ponton… on se croirait un dimanche, un dimanche au bord de l’eau et ça permet de souffler avant de se lancer dans les Amognes !
Pont Saint-Ours © Antoine Gavory
KM 1 • RIEN QUE DE L’EAU…
De l’autre côté de la départementale, j’arrive à La Grippe où l’étang serait parfait pour un pique-nique (sauf qu’il est dix heures du matin et que le lieu est privé, mais je n’ai pas dit mon dernier mot). Direction la route de Saint-Éloi et la route forestière de Chevannes-Venille. Pendant 500 m, la château de Chevannes plonge son ombre inquiétante : un château refait en 1896 dans le style néo-gothique : comme celui de la princesse à Disneyland mais en moins rose. Un peu plus loin, une ancienne scierie en bois me projette dans Les grandes gueules de Giovanni (j’y pense à chaque fois que je vois une scierie !) Bourvil ou Ventura n’arrivant pas, je m’engage sur les 5 km de la route fermée à la circulation. Hormis une petite ferme, pas une trace de civilisation. Juste la nature, les arbres, moi et ma monture.
Tout au long, des sentiers, des culs de sac, mais ça permet quand il faut – oui parce que je sors d’un an de quasi-sédentarité – une pause. Après deux kilomètres, la route part en angle droit puis re-2 km de route forestière, on n’est pas bien, là ? La sensation d’une route pas très large (gravillonnée : attention à la pelle de la forêt !) au milieu des bois avec des bruits lointains de poids-lourds qui filent à toute berzingue (l’A77 est à 3 km à vol d’oiseau) est assez surprenante à vrai dire.

KM 6 • LA CAMPAGNE À LA VILLE
Je suis entré dans la forêt par le château de Chevannes un autre m’accueille à la sortie : le Château de Venille, un manoir qui fut la résidence champêtre de l’abbé de Saint-Martin de Nevers, construit à l’emplacement d’une ancienne place forte du Moyen-Âge. Le lieu est privé, on peut juste l’apercevoir mais c’est un coup d’œil qui a la classe. La propriété est traversée par une autre rivière, L’Eperon, dans laquelle on ne se baigne pas mais où un pied a si vite fait de glisser.
En continuant par la route de Remeron il me vient l’idée d’aller saluer les chevaux du Cavaletti nivernais, peut-être inspiré par Jean d’Ormesson « la bicyclette, écrivait l’Académicien, dans notre monde de machines, est-elle à nos yeux une héritière du cheval ? » Pour avoir testé un jour une jument facétieuse, je réponds qu’au moins mon vélo ne me mettra jamais volontairement par terre. Un panneau me fait soudain de l’œil : Arboretum des Feuilles. Ouvert sur rendez-vous, le site bichonné par monsieur et madame Bariller accueille 2 000 arbres et arbustes et 1 000 rosiers, et cette odeur qui m’a cueilli tout à l’heure c’était donc ça… Le retour se fait vers Pont-Saint-Ours et normalement il est largement l’heure de casser une graine au bord de l’étang de La Grippe en restant juste sur le bord de la route pour ne pas violer la propriété : un déjeuner sur l’herbe, au bord de l’eau (même si on n’est pas dimanche), sous l’ombre des arbres… c’est quand même mieux qu’un click & collect ; avant de repartir vers Nevers, le naseau aéré et le mollet brûlant.

LE VÉLO ÉLECTRIQUE SANS CHANGER
DE VÉLO !

Si comme moi vous êtes très attaché à votre vieille bicyclette mais que (comme moi) vous n’êtes pas un grand sportif, vous pouvez aujourd’hui électrifier votre vélo ! Dans la Nièvre, à Garchizy, Loïc Rousset a créé Cycl’up pendant le confinement. Son jeu : électrifier et moderniser les vélos avec du matériel de récupération !

Château de Venille © Antoine Gavory

BAYE > LA CHAISE
Canal historique

3 randos à vélo : partie 2

Difficulté : Faible Kilomètres : 8
Port Brule © Antoine Gavory

Le Canal du Nivernais est un joyau local en plus d’une espèce de délire géant des ingénieurs qui entre 1784 et 1841 se sont bien éclatés sur ses 200 km entre Yonne et Nièvre : 116 écluses, deux ponts-canaux, trois voûtes percées dans la montagne…

Il fallait au moins cela pour prouver la supériorité de l’homme sur la Nature, selon le vœu des philosophes des Lumières qui ont joué les lobbyistes pour faire réaliser le projet. Pour ma part, je serai bien plus modeste puisque mon grand œuvre sera de rallier l’Étang de Baye à La Chaise par la véloroute – mon idole à moi, c’est pas Condorcet, c’est Poulidor.

KM 0 • LA NIÈVRE SUR PLAGE
À l’Étang de Baye, à la belle saison (celle sans virus), il est même possible de louer un bateau et de mettre son vélo dessus pour les escales, mais pour le moment… on prend la direction de La Collancelle. Avant de partir, un coup d’œil sur le buste de Pierre-Paul Zivy, artisan du renouveau touristique du Canal qui avait été abandonné lorsque son usage initial (le flottage du bois) s’est perdu. À noter que c’est le sosie de Pierre Douglas (demandez à Mamie).

AVANT DE PARTIR…

Avant de partir, pensez au minimum vital : de l’eau (astuce : les cimetières sont en général dotés de robinets), un pique-nique si vous avez l’intention de partir la journée, un chapeau (si le soleil se décide à poindre) ou un imperméable. Pour votre bicyclette, une pompe et un nécessaire de réparation (rustines autocollantes…) : les petites routes sont parfois hasardeuses.
Même si vous êtes un accro du GPS sur téléphone, munissez-vous d’une bonne vieille carte (le truc en papier avec un bibendum dessus) : les GPS vont en général au plus vite mais pas forcément au plus court ou au plus joli ! Et d’une manière générale, soyez
prudents, surtout à la campagne où le vélo est moins fréquent qu’en ville !

10 BONNES RAISONS DE FAIRE DU VÉLO

1 – Un meilleur sommeil : Une étude montre que 20
à 30 minutes de vélo tous les 2 jours divise le temps
d’endormissement par 2 et, pour les insomniaques
permet de dormir une heure de plus !


2 – Une ligne svelte : le vélo comme tout sport entretient
le cœur, le système digestif en stimulant le corps mais
fait aussi perdre du poids. Pensez que dans deux mois
vous serez à la plage !


3 – Vous frôlerez le génie : Le vélo augmente
l’oxygénation du cerveau et aide à régénérer les
neurones. Une étude montre que les cyclistes ont une
réussite aux tests de 15% supérieure aux autres. Du coup
Facebook envisagerait d’obliger ses abonnés à pédaler…


4 – Vous allez vivre plus longtemps : 3 fois 45 mn de
vélo par semaine rajeunit votre corps de 9 ans.

5 – Youp la boum : Le vélo c’est bon pour s’envoyer en
l’air : s’il retarde la ménopause chez les femmes, il réduit
les risques d’impuissance de 30% chez l’homme et
favorise l’énergie chez les deux.

6 – Vous allez être zen : le vélo (c’est prouvé
scientifiquement comme la bille bleue dans la lessive qui
enlève les taches avant même qu’elles n’apparaissent),
permet de mieux gérer le stress.


7 – Vous dites M… au cancer : Une étude finlandaise a
montré que le vélo réduit de 30% les risques de cancer
chez les hommes et 34% chez les femmes.


8 – Vous maigrissez sans rien faire : Même quand
vous reposez la bicyclette après 30mn de balade, vous
continuez de brûler des graisses pendant 1 à 2 heures.
C’est comme les crèmes qui font maigrir la nuit, sauf que
ça marche.


9 – Vous serez heureux : le vélo augmente l’effet des
endorphines dans le cerveau et du coup, vous êtes de
bonne humeur.


10 – Vous serez libéré, délivrééééééé : et oui, avec
le vélo aucun endroit n’est interdit et du fait, cela vous
donne une vraie sensation de liberté !

KM 3 • MERVEILLES HUMAINES
Honnêtement, à moins de se fiche à l’eau – la véloroute suit l’ancien chemin de halage – voilà une balade qu’on peut faire en famille : aucune difficulté technique, aucune montée, ce qui me laisse du temps pour infuser des idées. Par exemple à La Collancelle, il est possible de méditer sur l’extraordinaire travail qu’il a fallu pour percer les trois voûtes (758, 268 et 212 mètres, réalisées sur 57 ans) et sur les dizaines de morts parmi les ouvriers. Aujourd’hui, c’est juste à tomber par terre de beauté (métaphoriquement, bien sûr).

KM 7 • MUSÉE À CIEL OUVERT
Un peu plus loin, j’arrive à l’échelle des 16 écluses de Sardy.
J’ai compté : il y a effectivement 16 écluses sur 3,5 km, ce qui
donne une nouvelle fois l’idée du boulot. Sur les berges, les maisons éclusières, entretenues avec amour, dont certaines sont occupées par des artisans ou des artistes (qui ouvrent leurs ateliers à la belle saison, voir plus haut) me donnent l’impression de me promener dans un village de Hobbits.
La chaise © Antoine Gavory

L’écluse numéro 6 « Planche de Belin » est bichonnée par un personnage extraordinaire : Gérard Mazière, surnommé « La vieille Indienne » par ses copains, « L’Indien » par tous les autres, poète et photographe, qui a peint l’écluse en rose et décoré le site avec un bric-à-brac extravagant qui met la pêche même les jours de déprime !


La n°10 « Patureau Volain » est l’antre de l’artiste Virgile Vaurette et de ses créatures en bois et métal, la n°19 « La Petite Corvée » me fait faire une énième escale : en face, il y a une colline de terre rose qui me transporte illico sur une autre planète (même si, redescendu sur Terre, je m’aperçois que c’est le souvenir d’une bonne vieille carrière). Je me dis que c’est un afflux d’adrénaline, cadeau de cette balade au bord de l’eau. Et que j’ai bien fait d’appeler un copain pour venir me chercher à l’écluse de La Chaise : parce que certes, je peux toujours faire demi-tour pour retrouver ma quatre-roues à Baye mais dans l’autre sens tout ce que j’ai descendu il faudrait le remonter. Et que là, il fait soif et que Corbigny n’est pas loin…

BRINON-SUR-BEUVRON > ARTHEL
plein la vue (et les mollets)

3 randos à vélo : partie 3

Difficulté : Soutenue Kilomètres : 23
Champallement © Antoine Gavory

C’est un coin de la Nièvre où l’on passe… et même après des années à la sillonner pour le plus grand plaisir de nos lecteurs, on a encore découvert des lieux inédits !

Comme point de départ à Brinon, j’ai choisi le château. Pourquoi ? Parce qu’il a appartenu au XVIIe siècle à Louis de Jaucourt, l’un des
principaux contributeurs de l’Encyclopédie de Diderot et Dalembert puis à la comtesse Cayla, confidente de Louis XVIII, Zoé Victoire Talon. (C’est drôle mais Hélène Guinepied, peintre du XIXe est née à Brinon, fin de la parenthèse orthopédique).

KM 0 • C’EST ÇA LA NIÈVRE
En dehors de ces aspects historiques qui passionnent Stéphane Bern, le Château de Brinon est l’un des rares châteaux à quatre tours entouré de douves encore en eau. Autre curiosité, la grotte de la vierge où sont représentées (surprise!) la Vierge et Sainte-Bernadette et qui rappelle que Brinon était un haut lieu de pèlerinage. En sortant du village en direction de Saint-Révérien, l’ancienne gare, aujourd’hui transformée en maison particulière nous rappelle que la Nièvre avait un tacot, et que nous allons suivre en partie son ancien tracé.
2 km plus loin, j’arrive à Olcy, un hameau de Neuilly (pas celui de Sarko évidemment!) avec une petite place, un banc pour s’y arrêter deux minutes avec moi. Les deux kilomètres qui suivent sont un peu éprouvants question mollets. Tout est en faux-plat (vous savez ces routes où le cerveau se dit « chouette ! » et où le corps appel à l’aide), mais au milieu de nulle part, une aire de pique-nique fait son apparition. Eurêka ! Avant de reprendre 1 km de côte. Même si le parcours a l’air comme ça un peu rébarbatif, la route entre Olcy et Neuilly offre un paysage nivernais typique : forêts, rivières (on longe le Beuvron) et bocages. Une inspiration pour Jules Renard.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Depuis 18 mois, le vélo a connu un boom spectaculaire : +29% d’utilisateurs en ville, 16% à la campagne. 5% des Français le
pratiquent tous les jours (contre 43% aux Pays-Bas, mais bon, là-bas c’est plat!) alors qu’en 1930 ils étaient 40%… Selon une étude, 9 millions de vélos (soit 40%) ne seraient pas en état de marche… mais, bonne nouvelle, avec le coup de pouce de l’Etat (50€), deux millions de bicyclettes ont retrouvé les chemins…

Brinon sur Beuvron © Antoine Gavory
KM 3 • DU TACOT AUX GALLO-ROMAINS
À Neuilly, là aussi, l’ancienne gare fait triste mine, les rues semblent lunatiques ; la rue du champs Bourdon est suivie par la rue du foyer du bonheur et la place du village porte le nom de l’Abbé Pierre. Sur la route de Saint Révérien, un bar « dans son jus » dont on ne sait pas s’il est toujours ouvert, crise sanitaire oblige. Surtout, arrivé devant la mairie, il faut prendre à droite, une petite route qui porte fièrement le nom de départementale, mène au cimetière on ne peut plus tranquille (mais qui constitue un point d’eau bienvenu !) et qui grimpe à Champallement. Là, je me souviens être venu avec Brigitte Colas, archéologue du patrimoine visiter ce drôle de château carré qui fait aussi maison d’hôtes et offre une vue exceptionnelle sur les alentours.
Vous pourrez aussi vous arrêter à la ferme de l’Arthe. Fernand Cremer y vend des patates (bon j’avoue sur un vélo, ce n’est pas pratique). En quelques coups de pédale, je pousse jusqu’au site de Compierre, un ancien village gallo-romain du IVe siècle situé sur la voie Romaine d’Autun et retrouvé par un archéologue au XIXe siècle. La visite est exceptionnelle. Le site comptait 1500 habitants, des échoppes, un boucher, un temple et même un théâtre ! Bien sûr il ne reste que des ruines mais des panneaux illustrés donnent une idée de ce qu’a pu être cette bourgade… Un super endroit pour se poser et sortir les sandwiches du panier ! De là, je décide de remonter sur Champallement (au passage un parcours peuplé d’étangs et de coins sympas pour calmer les mollets en feu parce que… ça monte !).

KM 7 • PRENDRE DE LA HAUTEUR
La prochaine étape est Montenoison. Pour m’y rendre, je prends une route direction Champagne mais je ne suis pas à la fête. Soyons clairs : Montenoison culmine à 430m. Donc il faut monter… 3 km de côte dignes des cols du Tour de France que, j’avoue, j’ai gravis à côté de mon vélo. Mais en haut… Une église sur la butte féodale qui accueillait jadis un château des Comtes de Nevers – il ne reste que des ruines – qui vous projette droit dans le passé. La table d’orientation permettrait de voir quasiment tout le département si les arbres ne bouchaient pas l’horizon.
On a grimpé, donc on redescend, quasiment en roue libre jusqu’à Champlin, puis que du plat jusqu’à Arthel… reposant. D’autant que mon choix ne s’est pas fait par hasard. À Arthel, il y a ma copine Annie Jeanneret, poétesse, peintre, journaliste, musicienne qui dans son « ouvroir » a ouvert un musée en hommage à celui qui fut son compagnon : le peintre et sculpteur Guidi. Et à l’ouvroir Sainte-Marie, on est toujours bien accueillis avec des boissons bizarres (du rosé au thym, un délice !) Arthel est en plus un village d’exception, flanqué de 2 châteaux, dont celui de la Motte, une ancienne maison forte du XIIe siècle. Pour retourner à Brinon, je vous conseille le retour par Champlin – qui possède un magnifique lavoir carré au lieu-dit Priez – et Bussy-la-Pesle : la route est calme, et les 9km sont une vraie expo des maisons traditionnelles nivernaises.
Au final, le parcours de 23 km n’est pas toujours simple… beaucoup de côtes mais aussi des descentes… un bon équilibre. Même s’il faut avoir de bons mollets. Mais il y a tant à voir que comptez finalement une journée, un pique-nique, de l’eau et surtout un appareil photo et une carte !

Voilà trois parcours que Koikispass a imaginés et testés pour vous. Comme nous, créez vos itinéraires ou alors rendez-vous sur le site du Conseil départemental qui a balisé 4000 km de circuits dans la Nièvre (on ne savait même pas qu’il y avait autant de routes). Et puis, pourquoi pas faire partager à nos lecteurs vos découvertes en envoyant vos itinéraires et vos coups de cœur à la rédaction !

Par Emmanuelle De Jésus et Antoine Gavory

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