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Guérigny, “Petite ville de demain”

Guérigny participe au programme « Petites villes de demain » mis en place par l’Etat. Une façon de valoriser ses atouts, mais aussi d’en développer d’autres. 

1er octobre 2020 : le programme « Petites villes de demain » est lancé par Jacqueline Gourault, la ministre de la Cohésion des Territoires. Un dispositif qu’Edouard Philippe avait annoncé dès septembre 2019, à Uzès, lors du Congrès des Petites Villes de France. L’idée de « Petites villes de demain » est, sur six ans, d’accompagner 1 000 territoires de moins de 20 000 habitants pour accroître leur dynamisme et leur attractivité. « Avec ce programme, l’Etat veut régler deux problèmes en un, décrypte Mikaël Dupuy, géographe-urbaniste à l’agence Ville & Habitat. D’abord celui du poids croissant des métropoles et des disparités inter-régionales. à un niveau local, il s’agit de revitaliser des centres-villes qui ont été un peu délaissés car ils ne répondaient plus autant aux envies d’habiter et de consommer. » 

La mairie de Guérigny © Romain Liger

Dès le lancement du programme « Petites villes de demain », Guérigny se met dans les starting-blocks. 

« Nous nous sommes tout de suite positionnés pour être dans les premiers bénéficiaires du dispositif », confirme Luc Jolivel, chef de projet « Petites villes de demain » pour Guérigny, La Charité-sur-Loire et Prémery. La première opportunité que permet le dispositif est de « mettre de l’ingenierie à disposition, explique-t-il. C’est un système pragmatique. L’Etat nous aide, par exemple, à repérer des aides de financement auxquelles nous n’aurions pas pensé. » Et à favoriser le développement des territoires. Car ceux comme Guérigny ont un certain nombre d’atouts dans leur manche. « Ce type de petite ville allie une forme de cadre de vie recherché et le calme, tout en ayant des services de proximité », analyse Mikaël Dupuy. Luc Jolivel ne peut qu’abonder : « Guérigny est une ville où il fait bon vivre ». Mais il faut renforcer ses points forts, en développer d’autres. Des managers de commerce vont ainsi être recrutés, car le commerce constitue un enjeu-clé. « Il faut le maintenir, le redéployer  et l’adapter », résume le chef de projet. 

© Romain Liger

Quelques chiffres

1 000 territoires sont concernés par le programme « Petites villes de demain » dont 19 communes de la Nièvre

+ de 30 partenaires interviennent dans le cadre du dispositif (Banque des Territoires, Agence Nationale de l’Habitat, Association des Petites Villes de France…) 

38% de la population française vit dans la sphère d’influence d’une ville de moins de 20 000 habitants

Un patrimoine qui contribue à l’image du territoire

 « Avec les Forges Royales, nous avons une des plus grandes manufactures françaises du XVIIIe siècle, rappelle Luc Jolivel. Tout le monde connaît la corderie royale de Rochefort-sur-Mer. Nous sommes son équivalent, mais côté acier. C’est un grand monument dont on a encore peine à prendre conscience. » L’objectif est donc de faire du Château de la Chaussade « un monument à vivre. Le projet global est en cours de construction ». 

Le site des anciennes Forges Royales© Romain Liger

Logement, un enjeu de réhabilitation

Comme le souligne Mikaël Dupuy, « avec la crise sanitaire, les conditions de logement sont remises en cause. Le logement collectif est moins recherché ». Or les petites villes ne proposent quasiment que du logement individuel avec des superficies intéressantes. Mais peut se poser la question de l’état du bien… Pour Luc Jolivel, via Petites villes de demain, « l’enjeu est donc de réhabiliter du logement en centre-ville, la périphérie -forestière- ne le permettant pas. » Autant d’aspects qui permettront à Guérigny de conserver son esprit de « ville-village », tout en épousant les aspirations de son temps. 

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La ville un samedi matin © Romain Liger

Parole de Guérignois

Témoignage de Luys Le Moine, enseignant-chercheur à l’Ecole Publique d’Ingénieurs de l’Automobile et des Transports (ISAT), installé à Guérigny

Un sentiment de communauté 

« Après quarante ans de vie parisienne, j’ai pris un poste d’enseignant à l’ISAT à Nevers. Quand on quitte une grande ville, on a envie de moins de densité urbaine. D’une zone rurale, mais avec des services. Après avoir prospecté à Pougues-les-Eaux, Fourchambault et d’autres communes de la région, nous avons trouvé une belle maison à Guérigny. La présence de médecins, d’établissements scolaires, de la maternelle jusqu’au collège, ont joué en faveur de la commune. Un bémol : la desserte en transports. Un territoire comme la Nièvre n’est pas bien loti de ce point de vue là… Mais, avec la crise sanitaire, des gens qui bougeaient beaucoup ont pu réaliser qu’avec le télétravail, ils n’auraient peut-être plus besoin d’aller aussi souvent à Paris qu’auparavant. D’ailleurs, durant le confinement, j’ai aussi pu constater qu’il n’y avait pas besoin de sortir de Guérigny pour s’en sortir au quotidien. J’avais les services nécessaires à disposition. »

Une ville très patrimoniale

« C’est aussi une ville très patrimoniale, avec une architecture préservée, des allées aérées de châtaigniers… Ce qui me plaît aussi à Guérigny, c’est ce sentiment de communauté. Entre habitants, on partage un certain nombre de valeurs communes. Il y a de l’entr’aide, les gens sont investis dans la vie de la ville. Tout cela confère à créer un cadre de vie assez harmonieux. » 

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