Freins financiers, manque d’informations, autocensure… Les obstacles sur le chemin des études supérieures sont nombreux pour les lycéens nivernais. L’association De la Nièvre aux grandes écoles s’est créée pour les aider à les franchir.
S’informer plus pour étudier mieux. Ce pourrait être l’un des crédos de l’association De la Nièvre aux grandes écoles, fondée en 2019 par cinq étudiants désireux d’aider les lycéens nivernais à oser sauter le pas vers les formations de leurs rêves.
Main dans la main avec les lycées et les professeurs, les membres de l’association effectuent un gros travail de conseil auprès des lycéens via des interventions dans les établissements, le mentorat et les visites d’entreprises locales qui recrutent. « Nous ne rentrons jamais en concurrence avec les lycées, nous nous complétons, explique Flavy Darcy la présidente de l’association. Avec les membres de l’association, nous pouvons apporter notre expérience des études supérieures. Je raconte souvent que mon échec à Sciences Po n’en fut pas vraiment un car j’ai finalement pu réussir à intégrer une autre filière et m’y épanouir ».
De la Nièvre aux grandes écoles : trouver des solutions financières
Depuis 2020, l’association organise également tous les deux ans le salon « Les grandes écoles : pourquoi pas vous ? »
en collaboration avec Nevers Sup. Un moment d’échanges avec les élèves et leurs parents qui ont besoin d’informations concrètes sur les études de leurs enfants. Parmi les principaux freins à l’accès aux études supérieures dans la Nièvre, l’aspect financier reste l’un des principaux. « C’est un critère crucial dans le choix des études des jeunes Nivernais. Dès qu’ils s’aperçoivent que la formation de leur rêve est située dans une grande ville, ils abandonnent pour raisons financières », note Flavy Darcy.
Si l’association intervient pour les informer des dispositifs d’aides existants, elle est parvenue également depuis cette année à mettre en place une bourse de 6 000 euros alimentée par les acteurs économiques nivernais et par la fédération Du territoire aux grandes écoles. Elle est attribuée à quatre étudiants nivernais en fonction de leurs ressources et de la solidité de leur projet.

L’obstacle de l’autocensure
Autre obstacle, et pas des moindres, à l’accès aux études supérieures : l’autocensure. Les jeunes nivernais pensent souvent, et à tort, qu’ils ne pourront pas intégrer les grandes écoles, ou même simplement certaines filières des études supérieures. « Nous sommes là pour leur donner confiance, explique Flavy Darcy. L’autocensure couplée au manque d’informations, je l’ai vécue. Ce n’est qu’en Terminale que j’ai appris l’existence des classes prépas grâce à cette association. Une fois ma prépa terminée, j’ai eu envie à mon tour de transmettre mon expérience ». Un cercle vertueux donc et un bel exemple de solidarité.
Virginie Jannière
Infos pratiques : plus d’infos sur delanievreauxgrandesecoles.fr